Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 18 novembre 2017

Cancans du Vatican

Un Vatican à l'encan?
                           Ce pape à part en a marre. On lui met des bâtons dans les roues de sa papamobile.
 On pourrait bien lui faire un jour le coup du père François...à François.  Il y a des précédents...
Il n'y pas que des enfants de choeur dans la Cité.
       A tel point qu'il est souvent obligé de mettre de l'eau dans son vin.. de messe.
        Il est découragé.
         Pourtant, il en voulait, au début.
L'aficionado argentin de San Lorenzo  voulait dépoussiérer, donner un coup de crosse dans les officines vaticanes, bousculer les en-mitrés fossilisés et les mettre au musée, donner un coup de pied dans la fourmillière  rouge et violette,
  Mettre le b***** bazar dans la Curie, pour retrouver la simplicité des origines.
  Revoir le problème des finances gérées à la petite semaine sans trop de questions et traquer le business en tout domaine.
      Mais l'armée des monsignori embagués et encalottés fait de la résistance...depuis la Renaissance.          Il y a eu des papes en pire.
 N'est pas Luther qui veut et la prison dorée du mont sacré a freiné ses élans. C'est plus qu'une institution, c'est un piège feutré.
   Sur le trône de Pierre, le fondateur, dont on sait qu'il s'asseyait sur le sable du désert ou les cailloux de Tibériade, l'un ne sera resté que 33 jours. Suspect. Lui, il dure, mais il s'épuise.
       Il peste en vain contre l'usage diabolique des portables en plein office divin. Mais oùvaton?
   Jésus n' en avait pas, juste un vieux vélo, et Pierre ne roulait pas en Lamborghini. 
     C'est le comble! Vade retro Samsung!... Il a osé le dire:
               Quels fragments de nos vies parviennent encore à échapper à la smartphonite aiguë, cette affection virale poussant une grande partie de nos contemporains à filmer tout ce qui leur passe sous les yeux : plat au restaurant, célébrité dans la rue, belle-maman promenant le chien ? L’invasion des téléphones portables a atteint des proportions telles que même le pape François a décidé d’en faire un sujet lors de son audience hebdomadaire place Saint-Pierre. « Cela me rend tellement triste quand je célèbre la messe […] et que je vois tant de téléphones portables en l’air. Pas seulement des fidèles, mais aussi des prêtres, et même des évêques. » Et d’ajouterdans un sourire réprobateur : « Mais s’il vous plaît ! La messe n’est pas un spectacle… » A peine prononcé, le sermon circulait déjà sur les réseaux sociaux, filmé par des centaines de téléphones portables. Vertigineux!...
     Mais il y a pire!
          Du côté de certaines pratiques ensoutanées, on en apprend de belles...Mein Gott! Dio mio!
  Satan est dans les rangs. Une purge s'impose, fissa. Mais ce sera plus dur que de réformer le FMI.
     A son âge, il aurait aimé prendre un peu d'aise.
     Il n'a plus la patate d'un Macron qui bouscule tout sur son passage.
       On murmure qu'il envisagerait de se retirer doucement dans sa pampa argentine.
                 Mais qu'est-il allé faire dans cette galère? Ah! cette satanée fumée blanche.
                            S'il avait su...
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vendredi 17 novembre 2017

Une républicaine éclairée

F.Héritier en héritage 
                          Une pensée en mouvement
                                          Une grande dame s'en est allée.
     Non sans nous laisser un héritage culturel de grande valeur.
      Un pas de plus pour l'humanité. Dans le sillage d'Olympe de Gouges et de Simone de Beauvoir, mais avec un éclairage ethnologique et historique
           La pensée de Françoise Héritier restera et fructifiera. Comme ses combats. Elle a su allier théorie et pratique, n'hésitant pas à s'engager dans les luttes pour la libération des femmes. Mais jamais de manière unilatérale et étroite. Toujours en prenant en compte les relations hommes-femmes, qui sont nécessaires pour saisir les mécanismes culturels et historiques qui les fondent.   Et en les considérant comme un problème politique majeur.
    Une anthropologue ouverte sur le monde et éclairée, sortant des problématiques réductrices:
        « Nous ne vivons pas la guerre des sexes, mais le fait que les deux sexes sont victimes d’un système de représentation vieux de bien des millénaires. Il est donc important que les deux sexes travaillent ensemble à changer ce système. L’oppression et la dévalorisation du féminin ne sont pas nécessairement un gain pour le masculin. Ainsi, lorsque les positions des sexes ne seront plus conçues en termes de supériorité et d’infériorité, l’homme gagnera des interlocuteurs : il parlera avec les femmes d’égal à égal. Alors, les hommes n’auront plus honte de leur part dite « féminine » où s’exprime, selon la norme socialement convenue, les émotions et les affects. Il n’est pas évident que l’égalité des personnes supprime entre elles le désir et l’amour ».
    Nous n'aurons jamais fini d'explorer les voies qu'elle a tracées, ce que (tous) les hommes doivent à Françoise Héritier,
     Dans les traces de Lévi-Strauss, un autre passeur d'humanité, elle apprit à forger les outils intellectuels qui l'ont amenée si loin et...si près de nos problèmes, généralement mal compris parce que nous sommes rendus myopes à nos propres vies et à nos relations quotidiennes, qui nous semblent faussement naturelles. Or, comme elle le répète: «Rien de ce qui nous paraît naturel n’est naturel» ...Même dans ce qui nous paraît le plus privé.
                         Pendant toute ma période active, j’ai eu la conviction profonde que les choses pouvaient changer. Je continue de le penser bien sûr. Je me fonde en cela sur l’idée que, dans le rapport hommes-femmes qui est un rapport de domination, il n’y a rien qui soit dicté par la nature. Et c’est en même temps un rapport que l’on trouve dans toutes les sociétés du monde. J’ai été amenée à former l’hypothèse qu’au fondement du social, il y a la domination de l’homme sur la femme, et que c’est le premier grand système idéologique. Parce que les hommes n’enfantent pas directement avec leur propre corps, alors que les femmes enfantent des filles et des garçons, ils ont fait en sorte que les corps féminins soient à leur disposition. Cela a entrainé toute une série de mises au point techniques qui ont privé les femmes de la liberté d’user de leur corps librement : elles appartiennent à des hommes, - à un père, à un frère, à un oncle, … qui les cèdent à un mari -, et ces hommes décident de leur sort. Ceci depuis le tréfonds de l’humanité, depuis Neandertal, jusqu’à aujourd’hui. Ce que j’ai mis en évidence, c’est qu’on a posé une relation d’antériorité de l’homme sur la femme, une antériorité du masculin. Cette histoire d’antériorité n’est pas à prendre à la légère : dans ce que j’appelle la valence différentielle des sexes, on établit un rapport de supériorité de l’homme sur la femme en tant qu’il est considéré comme antérieur. De la même façon que les parents sont antérieurs aux enfants et que les aînés sont antérieurs aux cadets, on a établi un rapport tel que les filles sont toujours les cadettes des garçons.     Cela a été inventé par l’esprit humain, et donc par définition, c’est quelque chose que l’esprit humain peut détruire car ce n’est pas ancré dans un substrat biologique qui ferait que les femmes seraient naturellement inférieures et dépendantes....(Entretien avec M.Rotfus)

jeudi 16 novembre 2017

Ou va l'Arabie saoudite?

Ça bouge, du côté de Ryiad
                            Une simple révolution de palais? une purge pour l'hégémonie d'un seul?
Un Macron du désert?
  Il semble que ce soit un peu plus que cela. Une jeune macronien de 35 ans a pris le volant du pays des Saoud et s'engage à vouloir l' ouvrir aux vents frais d'une modernité que semblent réclamer une jeunesse de plus en nombreuse et impatiente, un nombre toujours plus grand de femmes toujours mineures et mettre davantage sous contrôle l'hégémonie des religieux constituant une sorte d'Etat dans l'Etat, représentant un rigorisme whaabite freinant toute transformation d'importance.
    La tâche est immense, et il n'est pas sûr qu'un tel projet aboutira dans un futur proche.
   Une sorte de tournant de l'histoire pour ce pays paradoxal, prêt à s'engager hors du seul chemin de la rente pétrolière, qui, à l'ombre des USA, a longtemps fait ses beaux jours. Un bon client. Le pays est courtisé.
    A la pointe du progrès technique le plus avancé, la société saoudienne reste figée dans un carcan culturel et politique d'une autre époque, prisonnière de ses pétrodollars, sources de dépenses de prestige et de luxe tapageur pour une minorité parasitaire, les princes gravitant autour d'une figure dominante.
  La montée d'une jeunesse plus ouverte, la fin programmée du pétrole  ne sont pas sans jouer un rôle dans une possible mutation, un certaine modernisation de l'autoritarisme, comme on l'a dit. Jusque là, tous les princes confondaient les finances publiques avec leur deniers personnels.
   Une esquisse de progrès dans ce monde féodal, mais où la Rolex a un marché assuré, où les 4*4 de luxe ont remplacé le chameau, où se dessine au niveau des moeurs, une petite évolution au royaume.
      Il sera permis aux femmes d'avoir un permis. Après le vélo, on progresse. En Arabie Saoudite, les femmesprennent le pouvoir_. sont aussi autorisées enfin à voter pour la premiere fois. Mais attention, seulement aux municipales... C'est toujours ça, après le vélo à petite dose...et le fouet pour les stimuler.
   Quelques libertés se mettent en place peu à peu, sous la pression et la nécessité d'un avenir plus problématique.
    Comme le remarque Juliette Bénabent, Ultime liberté : pouvoir se rendre en famille à des événements sportifs... dans trois stades du pays, à partir de 2018. Il faudrait se réjouir de voir les femmes saoudiennes bénéficier de la magnanimité du prince Mohammed ben Salmane (MBS pour ses fans), qui avait déjà annoncé il y a quelques mois, qu’elles pourraient conduire à partir de juin 2018. Devant des investisseurs étrangers réunis à Riyad, le prince explique désormais vouloir « détruire » les « idées extrémistes » et revenir à « un islam modéré, ouvert au monde, ouvert à toutes les religions. » Dans son désir de développer le tourisme, le royaume wahhabite pourrait même autoriser les femmes (étrangères) à porter le bikini dans certaines stations balnéaires de luxe… La Saoudienne de la rue, elle, demeure intégralement voilée – même au volant de sa voiture –, sous la surveillance du Comité pour la promotion de la vertu et de la prévention du vice. Elle continue d'être soumise à la tutelle d’un homme pour voyager ou signer le moindre contrat, n’a pas le droit de faire du sport en public, et si elle est infidèle, encourt le fouet ou la lapidation. Encore un effort...
   Un très gros effort même.
            L'establishment religieux n'est pas près de s'effondrer au pays qui a vu naître le whaaabisme.
   Certains parlent d'une révolution de velours. Il est vrai que les riches princes mis à l'ombre ne souffrent pas trop du sort qui leur est fait. Au pays du luxe tapageur, on a mieux que la prison de la Santé pour les mettre à l'ombre. Et l'ombre à Ryiad n'a pas de prix..
   Qui peut prévoir ce que deviendra cet épisode de «Game of Thrones» du prince héritier, qui veut en apparence tuer le père?
  Difficile à dire, à l'heure des reconversions d'autant plus difficiles qu'elles ont tardé, des revers essuyés dans la région, auYémen notamment, et surtout dans le désordre qui s'installe sur les ruines de la Syrie, cette sorte de guerre froide qui se rallume entre sunnites et chiites, lourde de conflits nouveaux à venir, débordant la région.
       Avec l'Iran, rien ne va plus. Riyad a été un des principaux financiers de Saddam Hussein pendant la guerre entre l'Irak et l'Iran (1980-1988). Avec l'affaiblissement de l'Irak après la guerre du Golfe (1991), l'Arabie et l'Iran deviennent «les deux principales puissances régionales», relève Clément Therme, chercheur à l'International Institute for Strategic Studies (IISS), pour qui leur rivalité est d'abord «géostratégique». Riyad voit comme une menace pour sa propre sécurité l'influence régionale grandissante de l'Iran, avec les guerres en Irak et en Syrie, et la poursuite du programme balistique iranien. Pour l'Iran, qui s'estime encerclé par des bases américaines et menacé par les arsenaux constitués par ses voisins auprès des États-Unis, les missiles qu'il développe sont purement défensifs.
           Quels facteurs conjoncturels favorisent les tensions?
 «La première cause des tensions actuelles est liée à l'affrontement par intermédiaires entre l'Iran et l'Arabie Saoudite», estime Clément Therme, en citant les théâtres de guerres en Irak, en Syrie et au Yémen. Pour Max Abrahms, professeur à l'université américaine Northeastern de Boston et spécialiste des questions de sécurité internationale, la rivalité «saoudo-iranienne est devenue encore plus marquée» avec l'affaiblissement récent du groupe djihadiste État islamique (EI) en Irak et en Syrie. Cette concurrence «est devenue le principe organisateur des alliances au Moyen-Orient, rappelant en cela la Guerre froide, qui partageait les pays en deux camps», estime-t-il. Pour Clément Therme, «l'arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis a libéré les énergies anti-iraniennes dans la péninsule arabique» car Washington «a pris fait et cause (...) pour son allié saoudien», et contre l'Iran. Une attitude américaine tranchant avec celle de l'administration de Barack Obama (2009-2017), marquée par la signature d'un accord historique sur le nucléaire iranien."
                      Affaire à suivre...
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mercredi 15 novembre 2017

Linguistiquement correct

Une guerre pichrocoline?
                                        Accords et désaccords.
              Après la bataille de l'accent circonflexe, la querelle du prédicat, etc...voici la guerre ouverte contre la suprématie (grammaticale) du masculin, résidu d'un passé dont on veut faire table rase.

Sans doute pas la lutte finale...
  Les Hongrois n'ont pas ce souci et les Allemands osent utiliser le neutre pour désigner des personnes: (das Mädchen: la fille)
   A chacun son sexe... réel ou supposé. Outre-Rhin, le soleil est féminin (die Sonne) et la lune, masculin ( der Mond)
      Allez comprendre...
C'est que chaque langue a son histoire et sa part d'arbitraire..Le genre n'y échappe pas, qui ne concerne pas que les personnes.
     La grammaire de ma grand'mère va-t-elle se remettre de certains assauts furieux d'aujourd'hui, quand l'apprentissage des simples bases linguistiques devient si problématique
  Il faut d'abord aller aux urgences.
   Les combats sont engagés. Les premières salves ont été tirées par les plus offensif(-e)s.
Certain(-e)s sont monté(-e)s fissa au créneau, d'autres relativisent et appellent à l'armistice, certain(-e)s ironisent ou s'amusent doucement.
  Si on dit:
          La cafetière de mon quartier est une vraie philosophesse.
         L(e-a?) cha(t-tte) des voisin(+-e)s est gourmand(e).
         Dominique, Camille et Claude sont  cousin (-e??)s..
                Hum...c'est embarrassant...
     Bien sûr, une langue est chargée d'histoire et de culture, elle reflète toujours des préjugés d'époque...mais c'est l'usage qui l'a façonnée et des transformations continueront à se faire petit à petit, entérinées par l'Académie.
     Inutile de casser les codes par une opération commando.. La grammaire n'y est pour rien.:
   Certains sont remontés, dénonçant un coup de force historique. Les crispations sont à leur comble. 
 D'autres freinent de tous leurs fers: «Aucun débat à avoir là dessus, une règle de grammaire ne se change pas, même pour complaire les désirs de féministes frustrées». Un commentaire mentionnant l’accord dit «de proximité» longtemps usité en français est réfuté par l’argument: «Arrête de raconter des conneries, la grammaire ne doit pas changer». Plus bas, on songe aux dégâts à venir: «Comment débiliser encore davantage le peuple, en appauvrissant la langue».
      Certains ne se sentent plus: D’autres critiques dévastatrices portent ici et là des coups terribles à la «rééducation idéologique» à l’œuvre, mais on ne peut que constater le caractère composite de la résistance aux «féminazis»... Diable! aux armes citoyens?...
    La guerre est déclarée...contre les "macho-fossiles"du Quai Conti:
        En France, on ne plaisante pas avec la langue. Elle a son histoire, bien sûr, mais aussi son gardien : quai Conti, quarante académiciens dotés d’un bicorne, d’une cape, d’un habit vert et d’une épée veillent sur le bon usage du français avec une attention jalouse. Cette compagnie de lettrés tient son mandat du cardinal de Richelieu : les lettres patentes de Louis XIII consacrant son existence ont été enregistrées par le Parlement en 1637. Dans ce texte, Louis, roi de France et de Navarre, appelé par Dieu à la conduite de l’Etat français, proclame sa volonté d’enrichir la langue « de tous les ornements convenables à la plus illustre et à la plus ancienne de toutes les monarchies qui soient dans le monde ». L’Académie, conclut-il, aura pour mission de « rendre le langage français non seulement élégant mais capable de traiter tous les arts et toutes les sciences ».

  Aujourd’hui, certaines féministes rêvent pourtant de bousculer ce bel ordonnancement linguistique régi par une institution vieille de bientôt quatre siècles. Le monde a changé, proclament-elles,"
       Nos cousins québécois prennent une distance diplomatique et plus apaisée par rapport aux radic(aux-ales):
       Le très sérieux Office québécois de la langue française évoque d’ailleurs, pour l’accord de l’adjectif, deux constructions : la règle « habituelle », qui veut que le masculin l’emporte sur le féminin, et la règle de proximité, qui n’est pas « incorrecte grammaticalement »« A quand la France ? », demandent malicieusement les pétitionnaires d’Internet.
                                                                         Mais où instaurer l'égalité plus d'égalité en premier lieu? Dans les codes ou dans le réel?
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mardi 14 novembre 2017

L'appêtit de Drahi 

Il veut être partout
                                  Les yeux plus gros que le ventre
                                              Citizen Drahi est un boulimique, un empereur à crédit. 


                  Il expliquait devant une commission sénatoriale le 8 juin 2016 qu'il dormait plus facilement avec ses 50 milliards de dettes qu'avec les 50 000 francs qu'il avait empruntés à ses débuts, en 1991. Et pour cause, les banques continuent à le financer volontiers, elles lui proposent même de s'endetter encore plus qu'il ne le fait
       Merci les banques! Jusqu'à quand?..
   Des placements pas toujours très rentables mais avec retour sur investissement escompté en terme d'image.
     Depuis 2002, c'est l'envol. Une trajectoire aventureuse, qui pourrait rappeler celle de Jean-Marie Messier.
      Aïe! aïe! Les financiers commencent à perdre confiance. (*)
  C'est mauvais signe. Malgré le soutien de Netanyahu, au pays de son coeur.
             L'empire empire.
   Les cost killers sont appelés à la rescousse.
     Mais l'atypique aventurier financier ne sera-t-il pas victime de sa boulimie, pas seulement dans la téléphonie?
   Les paradis fiscaux ne suffiront sans doute pas à éviter la casse, pas plus que la ruse à la TVA réduite.
    Les critiques pleuvent. Plus dure sera la chute?
             Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel....
  Dur, dur! d'être un magnat multimédia, qui a souvent mal au portefeuille coeur en perdant un client.
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(*)    ...La surprise est que les milieux financiers ne réalisent que maintenant qu’Altice est une construction qui ne repose que sur la dette et les effets de levier. Dès le rachat de SFR, le groupe apparaissait comme une structure surendettée. La folie des acquisitions qui a suivi la prise de contrôle de l’opérateur français, tout comme les grands discours sur la convergence, n’étaient pas sans rappeler ceux de Jean-Marie Messier au temps de Vivendi.      De 33 milliards d’euros juste après le rachat de SFR, la dette du groupe atteint 51 milliards d’euros aujourd’hui. Le groupe, éparpillé dans des structures logées pour l’essentiel dans des paradis fiscaux (Luxembourg, Pays-Bas, Guernesey), n’a pas l’assise capitalistique pour contrebalancer cette montagne de dettes. Altice n’est qu’un gigantesque LBO (leverage buy-out). Tout l’empire repose sur les capacités opérationnelles des différentes activités, qui doivent payer les dettes et se racheter encore et toujours, pour assurer leur survie.... 
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lundi 13 novembre 2017

Dieu est-il en RTT?

Ou aux abonnés absents?
                            C'est la question que l'on est tenté de se poser bien souvent.
    Quand on voit comment "il" laisse se déployer la folie des hommes. Sous des formes parfois les moins imaginables.
      Une bibliothèque ne suffirait pas à en décrire le dixième, sans remonter jusqu'au problématique déluge, événement favorisé par un Dieu vengeur, selon les textes, pour faire un grand nettoyage terrestre. Bon débarras! On efface tout et on recommence à zéro avec Noë, sur du neuf, du costaud. Las! ça n'a pas marché longtemps...
     |Ça continue, et ce n'est plus un mythe. C'est le b******, et pas qu'un peu!
  Il suffit de jeter un oeil sur la situation actuelle en Syrie, de se pencher sur ce qu'est devenu Alep, la splendeur passée, et tant d'autres villes.  On a envie aussi de pleurer sur le sort du Yemen, devenu un chaos sans nom. Après l'Irak et l'Afghanistan.
   Le Liban est un dans une effervescence dangereuse, à la croisée de conflits qui le dépassent.
     Ce sont presque tous les pays du Golfe arabo-persique qui suscitent l'appréhension.
       Aux USA, la maladie des armes engendre un massacre par semaine.
          Etc, etc, etc.... On finit hélas! par s' y habituer.
 Depuis St Augustin, on s'échine à trouver des justifications à ces folies récidivantes, à rendre rationnel l'irrationnel. Le mal serait la contrepartie de la liberté des hommes, mis à l'épreuve. Il serait même nécessaire pour que le bien existe, comme l'estime l'armée des théologiens, comme le prône aussi Leibniz, qui ne s'embarrasse pas des détails; il s'agissait de sauver le Créateur, de sauvegarder son image. La théodicée devenait une tâche difficile: comment défendre l'indéfendable? Mais si Dieu est Dieu, s'il est tout puissant et s'il sait tout, même à l'avance, même le pire prévisible, pourquoi s'est-il mis à une tâche créatrice vouée à l'échec répétitif.?
    Mystère, dira-t-on. L'entourloupe est bien connue, pour contrer le scepticisme toujours émergeant, qui ne peut longtemps s'enfermer dans des paradoxes insoutenables.
     Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ? disait Voltaire.
     Tous les théologiens, tous les idéologues de toutes les religions passées, présentes - et à venir - se sont heurtés ou se heurteront - au problème fondamental qui hante l’humanité depuis que celle-ci a pris conscience de son état : le problème de l’existence du mal. ..comment un dieu peut-il être à la fois bon et mauvais, puisqu’on suppose que le Bien, sacralisé et placé au plus haut degré de l’échelle des valeurs, est l’essence même de ce dieu ? Toutes les religions, tous les systèmes théologiques ont posé comme postulat l’existence d’un dieu infiniment intelligent, infiniment bon, et l’on ne comprend pas que, tout à coup, ce dieu bon puisse commettre le mal, ou tout au moins qu’il puisse permettre l’existence parallèle en lui, ou à côté de lui, d’un être infiniment intelligent, certes, mais aussi infiniment mauvais.» (Jean Markale)
  Débats insolubles et vains, qui nous enferment dans des impasses rationnelles et des querelles présupposant une foi. La question de fond..
      Ne doit-on pas conclure,  que l'humanité est encore ensauvagée, que l'humanité n'est qu'un vernis fragile qui peut sauter plus facilement qu'on ne le croit, mais qu'il est vital de renforcer sans relâche.   L'homme civilisé reste encore à construire. Sans fin. Une tâche autant individuelle que politique.
      Comme disait Nathalie Goulet, à propos du conflit du MO, J'ai peur que nos enfants et nos petits-enfants assistent encore longtemps à cette guerre fratricide en terre Sainte où le Dieu des 3 religions monothéistes est sensé demeurer.   Je crois que Dieu est en RTT ou que, comme beaucoup d'entre nous, il a renoncé à tenter de juguler la folie des hommes."
    Le téléphone ne fonctionne plus. Les SMS non plus...

Ce qu'est Alep devenue...
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dimanche 12 novembre 2017

A propos


__ En attendant les futures révélations paradisiaques...
           - Gérard Longuet peut être parfois très drôle. Pascal est optimiste.
           - Macron capitule. Pas de fatalité.
           - L'offshore, c'est cool.
           - In Trusts  we trust.
           - Pour ne pas débrancher les malades.
            - Ils se disent impuissants  face au capitalisme de casino.

__  Retour des mauvais démons en Italie?

__ La vacance de Mr Hulot: le lobby nucléaire.


__ Le système de santé est à revoir.

__ Le grand bluff de la pénurie de beurre.

__ Pour ne pas mourir idiot.

__ Les Chinois  désormais maîtres au pôle?

__  Macron, sauveur de l'Europe?
                       "Emmanuel Macron, qui a annoncé que sa première visite officielle à l’étranger aurait aussi Berlin pour destination, n’aura pour sa part pas à se renier : il a toujours affirmé son attachement à l’Union et n’a jamais esquissé de remise en cause profonde de ses politiques économiques et monétaires. Libéral et libre-échangiste, avec un vernis social, il est l’incarnation idoine d’un changement de forme pour une continuité de fond.     Le flou de sa profession de foi (« Je ne suis pas un européiste, pas un eurosceptique, ni un fédéraliste au sens classique ») et de son programme (« Une Europe qui protège les Européens ») n’a pas de quoi inquiéter au sommet de l’UE, tant sa foi dans le credo libéral est attestée. Lui-même est le produit assez pur des milieux politiques et financiers qui l’administrent directement ou indirectement – l’absence de toute mention des lobbies dans son programme étant d’ailleurs significative."
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samedi 11 novembre 2017

Rien

Aujourd'hui, il ne se passe rien.
                              En ce 11/11/1917
                                                     Juste quelques escarmouches, ici ou là. La routine, quoi.
         On guette l'ennemi la nuit, dans le froid qui vient.
            L'enlisement s'éternise.
La révolte dans le marbre.
      L'épuisement et la démoralisation gagnent de plus en plus.
          La révolte, il n'en est plus question. Craonne, c'est fini. Le pire a été vécu à Verdun.
     C'est juste un répit avant d'autres offensives, toujours décisives pour les généraux de l'arrière, concentrés autour de leurs cartes multicolores, se lissant les moustaches pensivement.
    On les aura!...Il faut bien refouler les doutes et les désespoirs, non patriotiques.
       La fin, qui peut la prédire, après tant d'années d'espoirs reportés, de promesses non tenues?
             Encore un an à tenir...Mais il ne le savent pas. Le brouillard n'est pas que dans les plaines d'Ypres ou de la Somme.
 Une année charnière, pourtant, avec la terrible offensive du Chemin des Dames, après une année d'affrontement total.
    Une petite lueur dans la nuit: l'entrée en guerre de l'oncle Sam, l'arrivée des Canadiens, qui ont fait des merveilles à Vimy, et les autres: Australiens, Néo-Zélandais, Portugais, et aussi des Indiens et même des Chinois (il faut des bras pour enterrer les morts)...Et le Tigre sort ses griffes.
     Mais les rumeurs concernant un retrait russe, qui va se concrétiser à Brest-Litovsk, en inquiètent plus d'un dans les états-majors.
   La quasi-surplace dans la boue vient se confirmer encore, comme on le voit ici. A Messines, des taupes s'activent en vain. A l'est, la montagne mangeait les hommes, là où mourut un de mes oncles dés 1915.
      Tout ça pour ça...Quelle connerie, la guerre! Si on ne le dit pas à haute voix, si la censure interdit de l'écrire aux proches, on le pense de plus en plus fort.
     Quand reverra-t-on les épouses? Quand reprendra-t-on les moissons abandonnées il y a trois ans?...Une éternité dantesque.
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vendredi 10 novembre 2017

Il y a cent ans:

...La déclaration Balfour 
                                    Jeu équivoque du Royaume Uni.    [Notes de lectures]
                       Souvent évoqué,  mais assez mal connu, cet engagement britannique au MO eut  des incidences qui furent déterminantes dans l'histoire de la constitution d'Israël et du destin des populations palestiniennes.
    Un acte qui ne fut pas exempt d'arrière-pensées, dans le contexte européen de l'époque et dans le cadre des projets géopolitiques de l'Empire au MO, dans le cadre du "Grand Jeu", comme disait Kipling, en cours dans une zône économique et stratégique-clé de Londres, qui assistait au déclin de l'empire ottoman et de ses conséquences possibles pour ses futures ambitions.
       Aux origines de la question palestinienne, le 2 novembre 1917, Lord Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, annonce que son gouvernement soutient l’établissement d’un « foyer national juif » en Palestine. Par cette déclaration de 67 mots, publiée dans le Times, la Grande-Bretagne pose la première pierre de la construction d’Israël. Mais c’est également le début de la question palestinienne.
     La Déclaration Balfour intervient en pleine Première guerre mondiale et illustre les ambigités de la diplomatie du Royanme-Uni¨. Grâce à elle, Londres souhaite obtenir le soutien de la population juive dans l'effort du guerre. Ces derniers sont non-seulement nombreux sur son territoire, mais aussi aux Etats-Unis, fraichement engagés dans le conflit, et chez l’allié russe, en pleine révolution. Dans un contexte où l’antisémitisme prévaut en Europe, le sionisme est une idée très implantée parmi les élites juives occidentales, notamment en Grande-Bretagne avec Chaïm Weizmann et Lionel Walter Rothschild.
Cependant, la déclaration Balfour va à l’encontre de deux promesses déjà formulées par la Grande-Bretagne en 1916. La première, faite au chérif Hussein de La Mecque, est la création d’un Etat arabe au Proche-Orient en échange de son aide contre l’Empire Ottoman qui occupe ce territoire. La seconde est contenue dans les accords Sykes-Picot, scellés en secret par Londres et Paris, qui prévoient le partage de la région entre la France et le Royaume-Uni à l’issue de la guerre.
La victoire de la Triple-Entente en 1918 provoque le démantèlement de l’Empire Ottoman deux ans plus tard. La Palestine passe alors sous mandat britannique, aux termes des accords Sykes-Picot. Les autorités coloniales y encouragent alors l’immigration massive de juifs qu’ils soutiennent matériellement, se basant ainsi sur la déclaration Balfour. La promesse faite aux leaders arabes n’est, en grande partie, pas respectée. Surtout, personne ne demande leur avis aux populations arabes de Palestine qui protestent à l’occasion de plusieurs révoltes, notamment entre 1936 et 1939. Le mandat britannique prend fin en 1948, à la veille de la création de l’Etat israélien"
    La face du monde en fut changée durablement,  au coeur des rivalités entre les principales grandes puissances et des futures luttes d'influences et d'avidités pétrolières.
         La Couronne visait à maîtriser les zones riches en pétrole et protéger l'accès aux Indes..La campagne de Mésopotamie (1914-15) par les forces britanniques et indiennes cible les gisements de pétrole du Koweït et de Bassorah. Les accords Sykes-Picot, confirmés par le traité de Sèvres, confirment le tropisme pétrolier.  Le don aux Juifs de la Palestine ferait partie d'un plan plus large de contrôle des routes commerciales dans le cadre de ce Grand Jeu. Si l'Irak est proche du golfe Persique, et donc de l'Inde, la Palestine est proche du canal de Suez en Égypte.
     Cet épisode ouvrait la voie à la création future d'Israël  " le Royaume-Uni..se voit attribuer le contrôle direct des ports d'Haïfa et de Saint-Jean d'Acre. Il cherche à canaliser à son profit les aspirations sionistes et considère que la reconnaissance d'un "foyer national juif" pourrait servir à assurer ses intérêts au Proche-Orient...."
       La Déclaration Balfour stipulait une promesse passée presque inaperçue:: "Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays."
"Le 2 novembre 1917, en pleine guerre mondiale, le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Balfour, publie une lettre où il indique que son gouvernement est disposé à créer en Palestine un « foyer national juif ».  Cette lettre ouverte n'a pour les Anglais d'autre intérêt que de rassurer les juifs américains, plus portés à soutenir les Puissances centrales qu'une alliance où figure la Russie au passé lourdement antisémite. Mais elle va légitimer trente ans plus tard la création de l'État d'Israël. Adressée au baron de Rothschild, la lettre a été en fait rédigée en étroite concertation avec ce dernier qui préside l'antenne anglaise du mouvement sioniste."
       On sait ce qu'il en advint....Un cauchemar pour les Palestinens que de nombreux Juifs lucides anticipèrent en refusant le projet sioniste revu par Jabotinsky.
      A l'époque, la proposition britannique fut combattue par la majorité des Juifs européens qui craignaient qu'elle ne provoque un regain d'antisémitisme alors qu'ils étaient pour la plupart « assimilés et citoyens à part entière des pays où ils vivaient ».
        Un thème sur lequel est revenue Rahub Abdelhadi, professeure à l'Université de Los Angeles. Elle insiste sur le fait que « la déclaration ne s'adressait qu'aux sionistes » et établit un parallèle avec la façon dont aujourd'hui « Israël prétend parler au nom de tous les juifs du monde, ce qui est faux : il y a des opposants juifs à sa politique aux Etats-Unis et partout dans le monde, y compris en Israël, même s'ils y sont peu nombreux » Elle appelle à « militer pour que les Palestiniens obtiennent non seulement des excuses, mais des compensations» soulignant « la responsabilité de la Grande Bretagne mais aussi de la France qui était impliquée dans le partage du Moyen Orient »
   L'historien israélien Illan Pappé, qui enseigne à Exeter depuis qu'il a été chassé de l'Université d'Haïfa pour son livre sur « Le nettoyage ethnique de la Palestine », précise que « ce nettoyage a commencé dès 1918 par l'achat massif de terres et le soutien total - politique et matériel - aux premiers colons alors qu'il n'y avait que 10% de Juifs en Palestine ». Soutien devenu international qui se poursuit aujourd'hui par l'immunité dont bénéficie l'Etat d'Israël....
   Le mouvement sioniste fut vite divisé, beaucoup de Juifs ne l'acceptant pas encore aujourd'hui.
      Des drames s'annonçaient. Comme le disait à sa manière l’écrivain sioniste Arthur Koestler, “une nation a offert à une autre nation le territoire d’une troisième
            Un centenaire bien symbolique et instrumentalisé..
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jeudi 9 novembre 2017

Et rebelotte!

Grosse fatigue...
       On "découvre" soudain (dixit P. Moscovici) qu'il y a un problème et qu'on va régler ça bientôt.               C'est scandaleux! 
                Il avait déjà dit ça l'année dernière. Si, si!
     Quand les Etats sont complices depuis longtemps, par défaut de moyens mis en oeuvre, par osmose avec le monde souvent obscur des affaires, par sympathie avec les "règles" néolibérales, par copinage intéressé.....Légalité à géométrie variable.
      Demandez comment travaillait Eva Joly?
  Quand le Président de la Commission européenne, qui fut dirigeant d'un paradis d'à côté,  ne dit mot.
      Quand l'Irlande, les Pays-bas, Malte...    s'accommodent bien d'une situation qui leur rapporte et quand seule la règle de l'unanimité pourrait faire bouger les choses ...Quand les poules auront des dents, quand B.Arnaud sera philanthrope ou quand Bruxelles fonctionnera démocratiquement.
    Depuis l'affaire Clearstream et Denis Robert, on savait ou on pouvait savoir.
       S'étonner ou s'indigner ne changera rien, si le système n'est pas changé de fond en comble. Ce n'est pas une question de morale, mais de simple équité, de justice.
           Certains optimisent, d'autres dépriment...
             Comment sortir de la grande tranhumance?  
      Suffit pas de le dire ou de suivre les mâles accents de Bruno, sabre au clair: « L’évasion fiscale, ça n’est pas seulement une attaque contre le Trésor fiscal. C’est une attaque contre la démocratie, contre le consentement à l’impôt. (…) Je ferai dès demain à Bruxelles un certain nombre de propositions pour accroître la transparence »
   Ça va saigner!...
                         Emmanuel, il faut y aller...Si tu as une idée?.....

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