Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 28 janvier 2018

Tout ça pour ça!

Hallucinant ou affligeant?
                                          On reste sans voix...
                                                            Ferrero a bien de la chance!
                                                                                       Intermarché aussi.
Les dix commandements de Nutella
             Car la publicité est inespérée.
  Quelle marque peut revendiquer un tel succès, de tels rushs sauvages sur ses produits?
     C'est mieux que les soldes qu'on s'arrache, comme si la vie en dépendait.
          Ce n'est pas chez Prada qu'on verrait ça....
  La com', ça marche
    On se rue, on se précipite, on s'arrache le produit ainsi que les cheveux du voisin-concurrent consommateur et on s'étripe les uns les autres autour de quelques pots.
  C'est plus qu'un manque de pots, c'est une frénésie pour quelques euros, comme si la survie était en jeu.
   Au point de rappeler des situations de pénurie de guerre ou de famine. On peut comprendre que, dans certaines situations limites de survie, on puisse se battre pour un quignon de pain ou une poignée de riz, mais là, au milieu de l'abondance....
    Nutella, à l'huile de palme si discutée: une affaire qui tourne.
        L'addiction au produit, pas seulement infantile, a joué à fond.
   Comme un crèpage de chignon autour d'une tartine de confiture.
 Et pourtant, que vaut Nutella ? 
     C'est vrai que les scènes d'hystérie autour des pots bénis sont affligeantes et en disent long sur l'état d'esprit des Français, du moins de certains Français, bien conditionnés par une publicité de tous les jours, et plongés, par frustration, en situation de manque psychologique permanent.
   Ce n'est pas seulement un problème de misère sociale, comme dit  Mélenchon, qui en fait une fable philosophique. Même si «Les produits industriels touchent davantage des milieux défavorisés qui, du fait d’un niveau d‘éducation souvent plus faible que les milieux aisés, ont plus de mal à se déprendre de la rhétorique des marques sur le goût, le plaisir, la forme, etc. Ainsi, les produits industriels parviennent plus facilement à toucher les individus défavorisés économiquement alors que l’on va trouver davantage de produits frais dans les milieux aisés.»
    Dans nos sociétés de surconsommation érigée en valeur dominante, le système a rendu hyper-narcissiques et exacerbés les désirs mimétiques contenant des germes de violences, d'absence de retenue et de maîtrise de soi. La barbarie dans l'hyperabondance.
     Le consommateur borné a trop souvent pris le pas sur le citoyen éclairé.
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- Elles en tiennent une couche...
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