Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 11 janvier 2017

Histoire de chaises

...De chaises bancales bancaires
                              On ne vole (presque) plus de coffres dans les banques.
             Mais on peut encore voler des chaises.
          C'est scandaleux!
,,Un outrage aux clients en attente.
       Qui vole une chaise, vole du pèze
  Non, ce n'est pas à la Cha(i)se Manahattan Bank que cela arriverait, quoique...(*)
         Mais le délit affecta la BNP  (*)
                Victime de la fauche
     Des trublions accomplirent l'incroyable, sans respect pour la digne institution...qui se permet juste quelques incartades mineures.et quelques cachotteries.
    Pas de quoi fouetter un banquier;..
      Et ce n'était qu'un emprunt...
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_______(*) la Chase Manhattan Bank a passé en 1936 une convention avec le IIIe Reich pour contourner le boycott monétaire de l'Allemagne en achetant et en changeant en dollars contre une forte commission des Reichsmark, les Rückwanderer (Marks restitués) qu'on croit être le produit de confiscation aux Juifs d'Allemagne.
__Entre 1936 et 1941, le gouvernement allemand dispose ainsi de devises pour un montant de 20 millions de dollars qui a servi à acheter du matériel et du pétrole à d'autres entreprises américaines. Les commissions se sont élevées à 1,2 million de dollars dont 500 000 ont été conservées par la banque.
_En 1999, Lionel Jospin, Premier ministre et Claire Andrieu, professeur à la Sorbonne, déclarent que, pendant l'occupation allemande de la France, les banques françaises recevaient la visite des autorités allemandes pour connaître le montant des avoirs juifs, mais pas les banques américaines. Ainsi, le dirigeant de la branche française de la Chase national Bank, Carlos Niedermann, protégé par l'ambassadeur américain de l'époque n'avait pas à rendre des comptes sur les avoirs juifs détenus."
________(*)  ...L'économiste et co-président d’Attac Thomas Coutrot a rappelé que tous les ans, 60 à 80 milliards manquent à la France en raison de l’évasion fiscale, auxquels il faut ajouter 40 à 60 milliards dus à l’optimisation fiscale des multinationales (dont certaines sont françaises, comme le cas Engie l’a démontré tout récemment). « L’argent pour financer la transition sociale et écologique existe, il faut aller le chercher », a résumé Coutrot. Des termes qui ont été repris sur tous les tons durant toute la journée.__Le représentant d'Attac a reconnu que des avancées ont été obtenues ces dernières années, dont « il faut se féliciter » : l’échange automatique d’informations fiscales entre gouvernement est désormais une réalité pour une centaine de pays (la Suisse et le Luxembourg l’ont déclenché le 1er janvier), ainsi que l’obligation faite aux banques européennes de détailler toutes leurs filiales dans le monde, avec leur activité, leur bénéfice et les impôts qu’elles payent. Et l’ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac a été condamné en première instance pour fraude fiscale. « Les États n’ont fait que réagir sous la pression de l’opinion publique face à des scandales inacceptables, révélés par les médias ou par des lanceurs d’alerte », a pourtant souligné Coutrot. Il a rappelé dans la foulée qu’en France, le Conseil constitutionnel vient d’annuler deux dispositions de lutte contre l’évasion fiscale, au nom de la liberté d’entreprise.__À l’applaudimètre, le public a salué la sortie de Jadot appelant à traduire « les banques devant les tribunaux, pour incivisme caractérisé et pour fraude fiscale » et dénonçant les allers-retours des membres des cabinets ministériels et de la haute administration entre les banques et les services de l’État. Poutou s'est aussi taillé aussi un franc succès en réclamant « l’expropriation des banques 
_____________A propos de chaises: Le militant altermondialiste Jon Palais a été jugé le 9 janvier pour avoir volé une douzaine de chaises dans une agence bancaire… Il entendait ainsi « dénoncer l'impunité des banques qui organisent l'évasion fiscale ». Ces chaises symboliques sont moins banales qu’elles en ont l’air. Cet objet a révolutionné non seulement la façon de se reposer mais aussi transformé la société toute entière, assure le professeur d’architecture Witold Rybczynski dans Now Sit Me Down.S’asseoir sur un siège n’est pas du tout naturel. La première attestation historique de cette pratique tient dans une sculpture découverte dans les Cyclades et datant de 2800 à 2 700 avant notre ère. Elle représente un musicien jouant de la harpe et assis sur ce qui ressemblerait aujourd’hui à une chaise de cuisine (dos droit, quatre pieds). Dès l’Egypte antique, le siège n’est pas qu’un objet commode, il est aussi lié au statut social. Muni d’un dossier ou d’accoudoirs, il est réservé à l’élite. Chez les Grecs par contre, il est démocratique. Au Moyen-âge, il ne l’est plus. Les chaises sont chères. Le commun s’assoit sur ce qu’il trouve, au mieux un banc.Mais l’histoire de la chaise est moins celle d’une évolution que d’une culture, précise le professeur Rybczynski. Aujourd’hui encore le monde est divisé entre ceux qui s’assoient sur une chaise et ceux qui préfèrent le sol. En Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Afrique, les gens aiment mieux être accroupis ou en tailleur ; au Japon et en Corée, la position à genoux est la plus commune. L’anthropologue Gordon W. Hewes a ainsi dénombré plus de cent façons de s’asseoir. Se reposer directement sur le sol a des conséquences sociales et physiques. Les gens portent alors des vêtements plus larges pour être à l’aise une fois assis, les sandales sont préférés aux chaussures car plus compliquées à ôter, le mobilier est moins nombreux et moins haut, et les maisons sont aménagées avec des rangements au niveau du sol. Dans les cultures favorisant la chaise, au contraire s’asseoir sur le sol est un moyen de bousculer l’ordre établi. « Ce qui explique pourquoi les adolescents aiment tant ça » ajoute Rybczynski.
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