Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 29 juillet 2017

Connaizssez-vous Ayn Rand ?

Une philosophie politique "impossible"        [notes]               
Il est des systèmes de pensée politique que l'on peut qualifier de plus ou moins d'utopiques (même si l'utopie d'aujourd'hui peut être la réalité de demain, comme le suggérait Victor Hogo...), qui prônent, surtout depuis le XIX° siècle, et précisent les conditions d'une société où la solidarité et le partage deviendraient des valeurs dominantes, à l'heure où l'individu livré à lui-même, était soumis à l'arbitraire de ses employeurs, sans règles ni droits contre  l'association pour la défense de ses intérêts légitimes. Owen, Proudhon, Bakounine, Marx, Jaurès, chacun à sa manière...Les luttes ouvrières sont marquées par des idées émancipatrices qui montraient le chemin.
                          Mais  il est une écrivaine au destin singulier, au parcours compliqué, se réclamant d'un Nietzsche mal compris, qui prône une éthique de l'égoïsme, du chacun pour soi, qui est devenue  l'héroïne des libertariens aux USA, que l'on pourrait qualifier d' odieuse et moderne, comme le fait un commentateur.
   Elle a inspiré plus ou moins fortement la "pensée" économique de Reagan et de toux ceux qui ont suivi la voie de l'ultralibéralisme, en poupe depuis les années 70. Elle continue à avoir une influence sur une certaine droite américaine, notamment sur Mitt Romney. Elle allait jusqu'à juger comme immoraux les programme soçiaux.
    La réussite et l'enrichissement individuels comme idéal, l'égoïsme comme horizon: c'est devenu le leitmotiv du monde des affaires, contre l'exigence de solidarité sociale demandée par Roosevelt.
  L'idéal est l' individu sans liens...:, comme si ce pouvait être un but assignable, une réalité vivante.
    Un retour à l'"individualisme possessif", terreau et conséquence de la "révolution conservatrice" chère à Margaret Thatcher, fidèle lectrice de Hayek,Friedman, De Mises...
    Rand est passée de fait de l'individualisme radical à l'éloge du conformisme néolibéral, qui s'emploie à dissoudre les liens de solidarité et à désarmer l'individu face aux pressions marchandes.
Un retour à l'"individualisme possessif", pointé déjà par Hobbes.
Même beaucoup de ceux qui défendent encore la pensée de Ayn Rand voient assez vite les impasses où elle conduit.
     Et, pour le moins, la philosophie ultralibérale d’Ayn Rand passe mal de la théorie à la pratique 
       A l'heure où les valeurs de solidarité sont en baisse, de dérégulations en prétendues "modernisations", on peut encore lire Rand, comme vaccin pour s'immuniser un peu plus contre un certain individualisme, valeur en hausse dans le monde du business et de la société imprégnée par les valeurs mercantiles, mais destructrice du tissu social et source de violences.
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vendredi 28 juillet 2017

Faire "bouger" l'Allemagne...

 ...Et l'Europe?
                      L'Allemagne ordolibérale de Merkel-Schaüble pèse d'un tel poids sur la marche des affaires de l' Europe, que beaucoup s'en inquiètent depuis longtemps, même au pays de Goethe.
     Il semblerait que notre nouveau Président s'en soucie: E.Macron est allé à Berlin à plusieurs reprises, avec l'ambition de faire "bouger" l'Allemagne, en déclarant qu'un changement de traité n'était ni un tabou ni une fin en soi."
    Déclaration louable, mais pour l'instant bien formelle, vite de contenu, quand on connaît la détermination et la rigidité des positions de Berlin, pour qui la notion de convergence, de solidarité européenne, d'unification bancaire n'est plus du tout son horizon et qui semble ne pas voir le problème que pose le statut de l'euro, taillé à son avantage et celui de ses énormes excédents commerciaux, qui condamnent ses partenaires à une relative austérité largement subie. Tout se tient avec une monnaie commune, qui ne profite pas à tous.
          Martin Schulz croit, lui aussi, à une nouvelle initiative en Europe, rappelant au passage que
les Allemands ont l’impression, à cause de M. Schäuble [ministre CDU des finances], qu’ils sont les seuls à financer l’Europe. On oublie que les Français contribuent à hauteur de 20 %...mais ses chance de réélection en automne semble bien compromises.
    D'autres, comme le wallon Paul Magnette, veulent replacer les élus au cœur du processus, ce qui n'est une mauvaise idée,mais qui ne va pas à l'essentiel. C'est le coeur même du réacteur des institutions de Bruxelles qu'il faut repenser, puisque l'ancienne
et toujours vague idée de fédéralisme est repoussée aux calendes...grecques.
       Ce n'est pas en faisant ce que l'Allemagne exige de nous et des autres qu'une solution pourra naître (c'est ce qu'à fait Hollande en vain), mais en changeant globalement l'orientation du projet européen, en y intégrant l'Allemagne, en allant à contre-sens d'objectifs qui n'ont d'européens que de nom: le tir de barrage préventif dans la presse allemande contre d’éventuelles revendications à venir d’Emmanuel Macron. Ainsi le grand hebdomadaire Der Spiegel titrait à la Une le 12 mai dernier “Cher Macron”, en jouant sur le mot cher, avec en sous-titre : “Emmanuel Macron sauve l’Europe… et l’Allemagne doit payer”. Quant à la chancelière, elle a immédiatement fait savoir qu’elle ne pouvait rien faire pour réduire l’excédent extérieur allemand dû, selon elle, à des éléments qui ne dépendent pas de son action : l’excellence des entreprises allemandes combinée à la politique monétaire trop laxiste de la Banque centrale européenne.
     Revenir à une part de souveraineté bancaire, monétaire, notamment, semble bien une nécessité. .          On doute que Macron veuille aller jusque là. 
         La BCE, dans ses opérations de sauvetage, se heurte aux limites de sa politique monétaire/  ...Tous les déséquilibres économiques et financiers, tous les dysfonctionnements entre une Europe du Sud de plus en plus déclassée et une Europe du Nord, emmenée par Allemagne, attirant comme un aimant toutes les richesses et les potentialités de l’Union ...
         Il y a nécessité, sous peine d'échec, de reprendre le projet européen, largement dénaturé du fait de ses choix ultralibéraux, de dissiper les grands malentendus qui pèsent sur lui depuis l'origine, depuis les rêves de Jean Monnet, qui n'étaient déjà pas sans arrière-pensées.
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jeudi 27 juillet 2017

Culottés!

Nounous en colère

Elles protestent et en remettent une couche.

Elles se rebellent, contre ceux qui en tiennent vraiment une couche.

Elles disent  non à la "taxe couche-culotte".
   Vers le retour des langes de jadis?
             
Comme les sans-culottes, elles descendront dans la rue s'il le faut.
      Avec les seniors culottés. 
                  Faudra-t-il aussi taxer les toutous?


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On en parle

__ Bure: on en reparlera. Un site d'exception pour des raisons bien différentes.
                   On creuse pour des raisons discutées, mais on trouve ce que l'on ne soupçonnait pas, exceptionnel.
                        Coïncidence rare.

__ Le « verrou de Bercy »  en question
                                         Il y a encore fort à faire.

__ Le mal être des agriculteurs qui n’arrivent-ils plus à vivre de leur travail.
                                              Un problème global.

__ Macronie  en marche:
                                    Silence! on rabote, on grapille. Quitte à rétropédaler.
   Pour Louis Gallois : « La mesure sur les aides au logement est aveugle et frappe les plus pauvres »:
                       Où est passée la révolution promise par Macron ?
                 La fronde couve au sein de La République en marche: "Les « marcheurs frondeurs » dénoncent « un manque de démocratie interne » au sein de la formation du président Emmanuel Macron. « Les statuts proposés cantonnent les adhérents à un rôle de supporteur et les excluent de la gouvernance, aussi bien locale que nationale », dénonce, dans un communiqué, le collectif, pour qui « ce “verrouillage” révèle une certaine défiance vis-à-vis des adhérents et apparaît en contradiction avec les valeurs de LRM »."

__Pauvre Mexique!
                             A la recherche des disparus, morts ou vivants 

__ Les loups de Wall Street courent toujours...

           The Chickenshit Club, dernier livre du journaliste Jesse Eisinger, nous plonge dans les coulisses du ministère américain de la Justice pour trouver la réponse à cette question: comment est-il possible que les responsables du crash financier de 2008, qui a causé la perte de huit millions d’emplois aux Etats-Unis, n’aient quasiment pas été sanctionné? D’après l’auteur, lauréat du prix Pulitzer en 2011, l’explication réside surtout dans la proximité sociale entre banquiers et procureurs. Les magistrats feraient preuve de complaisance à l’égard de leurs camarades de l’élite américaine, sortant des mêmes universités qu’eux.
    Comme le fait remarquer James Kwak dans le New York Times« personne ne veut être le traître de sa classe, encore moins lorsque ses membres sont d’aussi sympathiques personnes ». Les procureurs se montreraient négligents face à leurs amis délinquants en col blanc, de « bonnes personnes qui n’ont fait qu’une mauvaise chose » selon un juriste de l’autorité des marchés financiers. 
   Un  monde à part.
    A lire : Us et coutumes de la tribu Wall Street.
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mercredi 26 juillet 2017

 Dunkerque "hors sol"

Actuellement sur vos écrans
                                            De gros moyens...pour une vérité réduite.

    
               Pour donner une certaine idée de la vérité historique de ce tournant décisif de la Seconde Guerre Mondiale, il fallait autre chose qu' un déluge de bombes hors sol.
    Une petite leçon d’histoire, qui reste au niveau événementiel, s'imposait d'abord, même si l'on ne peut attendre d'un film une reconstitution historique. Un blockbuster de plus.
      Epoustouflant, sans doute, mais pas apte à nos faire saisir, même partiellement, le contexte historique compliqué du moment...
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- Point d'histoire
-Pour aller plus loin...
-Dominique Lormier: Dunkerque.
-Un film trop blanc pour être réaliste
- La guerre élémentaire en trois dimensions
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La grande confusion

Les mots sont importants
                                      Au coeur du conflit qui se poursuit indéfiniment en Palestine, de façon sporadique explosive ou de manière durable larvée, mais toujours violente, la querelle des mots s' ajoute aux maux ambiants. Désespérément.
         Mais aussi en dehors, dans ce débat interminable et sans issue envisageable. De moins en moins envisageable.
       Toute critique de la politique israëlienne, dans les territoires occupés notamment, est vite taxée d'antisémite, ce qui rendrait presque impossible toute contestation de l'extrême droite actuelle israëlienne et de sa ligne politique aveugle et suicidaire à long terme. Contre le bon sens, les résolutions de l'ONU et les nombreuses voix éclairées en Israël même..
      Cette confusion entre sionisme conquérant et antisémitisme est régulièrement critiquée par nombre d'intellectuels occidentaux, même juifs, qui voient là un piège pervers.qui donne raison à la politique israëlienne actuellement la plus conservatrice et la plus rebelle à des négociations de paix, la plus alignée sur des positions ultraorthodoxes exigeant une colonisation sans fin, au nom d'un sionisme le plus radical.
        Macron est tombé dans le piège de la confusion entretenue par le régime, qui sert bien ses intérêts, oubliant la parole de bon sens politique de P.Mendès-France:  "Il n'est pas compréhensible que les Israéliens ne comprennent pas que les Palestiniens souhaitent pour eux la même chose qu'ils ont arrachée, c'est-à-dire un Etat." 
                          L’antisionisme n’est pas un antisémitisme réinventé. Beaucoup de Juifs eux-mêmes, religieux ou non, savent faire la distinction, en Israël ou ailleurs.
 Comme disait de manière raccourcie Esther BenbassaLa thèse de l’antisémitisme a été utilisée comme une arme pour rehausser l’image d’Israël et défendre sa politique 
     L'histoire est souvent oubliée. Un certains nombre de Juifs européens furent opposés au mouvement sioniste naissant, dans toute sa rigueur initiale.
    Depuis l'échec des tentatives de paix de Rabin, ruinées par son assassinat, la droitisation des régimes de Sharon et surtout de Netanyahu s'imposa et s'exprima, souvent en catimini, malgré les oppositions onusiennes et les protestations ambiguës de Washington, continuant à soutenir financièrement Tel-Aviv.
       La colonisation continue...:rendant aujourd'hui presque inconcevable la constitution d'un Etat palestinien, étant donné la densité des implantations israëliennes et le maillage serré des réseaux de communication entre implantations, compromettant toute continuité territoriale.
       L'accusation d'antisémitisme a donc souvent une fonction de couverture, de justification, d'arme contre toutes critiques politiques justifiées. Comme si on était antifrançais en faisant la critique de telle ou telle orientation de la politique française du moment.
       L' antisémitisme  doit évidemment être combattu, au même titre que les autres formes de racisme,
        Mais gare aux glissements de sens, volontaires ou non, qui ne peuvent que nuire aux intérêts véritables et à long terme d'Israël.
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* A lire notamment: Charles Enderlin: -Au nom du Temple
                                                           _ L’histoire non dite de l’occupation israélienne: Un royaume d’olives et de cendres (Robert Laffont, mai 2017)
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mardi 25 juillet 2017

Hommage


 Anne Dufourmantelle nous quitte trop tôt.


Noyée tragiquement en secourant des enfants.


Laissant une oeuvre inachevée.



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Europédalons!

__ L'Europe ne roule pas fort et pédale dans la choucroute.
                                        Mais on peut rouler fort (ou moins fort) en Eurovélo et pédaler sans souci.


              
          A l'heure de la sédentarisation accélérée et de la malle bouffe généralisée,
 du tourisme de masse normalisé et passif, de l'euroscepticisme démoralisant, le vélo, comme la marche, est libérateur.
  Physiquement et moralement.
       Peu à peu, mais trop lentement et de manière trop peu concertée, des voies spécifiquement dédiées au vélo se font jour un peu partout, la France accusant un sérieux retard sur beaucoup de pays voisins.
 La vélorution n'est pas pour demain, mais, c'est promis on y va.
L' UEC (l'union européenne du cycle), malgré les aléas de la politique dite commune, semble inéluctable
       L'exemple cylopédique vient de haut.
  Suivez le guide! ou le logo. Le long des forêts ou des fleuves. Par monts et par vaux.
           Le projet avance, lentement mais sûrement.
                     Du Cap Nord à Gibraltar, de Brest à Brest-Litovsk...
                          C'est tout bon pour la santé et l'avenir de la planète. Le nôtre.
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lundi 24 juillet 2017

Grèce: la crise et la taupe

 Dessous de l'affaire grecque.
                                            C'est peu dire que la Grèce n'a pas fini d'être en crise profonde, malgré quelques annonces se voulant optimistes claironnées ici ou là.
    Une certaine forme de reprise timide des affaires est seulement signalée, mais on est loin du compte et des attentes -irréalistes- de Bruxelles et de Berlin, qui  voulaient avant tout sauver leurs banques et faire un exemple.
     Tout le monde sait bien, sans trop le dire, que la dette, qui est largement la conséquence d'une pure gestion libérale et financière, ne sera jamais remboursée. L'Allemagne en tête, à qui il fut plusieurs fois beaucoup pardonné en matière de dettes.
          A l'origine du conflit avec les instances européennes et notamment de l'Allemagne, une taupe était dans la machine.
      Les taupes peuvent rendre fous les jardiniers.
  Mais il en est qui peuvent inquiéter certains responsables dans les coulisses de l'Europe allemande, surtout Mme Merkel et Mr Dt Schlaübe.
       Yanis Varoufakis fait sa réapparition  et remet les pieds dans le plat, en révélant, comme acteur de premier plan de ce qui fut présenté comme une "franche négociation" à l'époque, une partie de ce que beaucoup savaient déjà. C'était un poison mortel que l'on inoculait. Dommageable pour tous les pays de l'Eurogroupe.
    A l'heure oû le FMI -qui n'est pas un organisme humanitaire- pousse l'Allemagne à des concessions, à terme bénéfiques pour tous et avoue avoir immolé la Grèce pour le compte de l‘Eurogroupe, et donne son accord de principe à un soutien financier de 1,6 milliard d'euros, il serait bon d'écouter la voix de l'auteur du Minotaure au sujet de cette dette insoutenable, au sein d'une Europe sans solidarité, qui a bien rapporté à l'Allemagne, selon Mr Schäuble.
   "Mais tout en donnant son aval, le FMI continue de mettre la pression sur les créanciers européens pour une renégociation de la dette grecque, qu'il juge insoutenable en l'état actuel. L'argent ne sera versé par le FMI qu'à condition que les partenaires européens d'Athènes s'entendent sur une réduction du poids de la dette, ont rappelé les responsables du Fonds jeudi, sans fixer d'échéance pour cette réduction.
Dans des documents de travail présentés au Conseil d'administration, les responsables de l'institution monétaire internationale affirment :
   "Même si les divergences de vues entre (le FMI) et les partenaires européens de la Grèce se sont réduites, une stratégie de réduction de la dette qui resterait basée sur des objectifs historiquement élevés pour l'excédent primaire ou le taux de croissance sur des périodes prolongées n'est pas crédible."
     Ces constats, largement édulcorés, avaient été clairement anticipés par Y. Varoufakis, dénonçant depuis longtemps le caractère aberrant des mesures imposées par la Troîka depuis l'origine, et se  retirant du chemin sans issue emprunté par Tsipras sous la pression..
           ___Dossier: La Grèce pour l'exemple et les spéculateurs._
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dimanche 23 juillet 2017

Si le paradis existe...

....Il doit ressembler à cela:


[Photo personnelle]
                 A condition de faire abstraction des cohortes de plus en plus nombreuses de touristes pressés de tous horizons, des norias de bus et de bateaux de croisières qui rendent le lieu victime de son succès.
     Luxe, calme et volupté...
[Photo personnelle]
         Le luxe tapageur et bling bling se concentre dans les "goldenstreets" des deux plus grandes agglomérations surplombant la falaise vertigineuse.
   Mais le calme n' est jamais loin, sur la côte basse au sable noir.
  La volupté se dégage de l'association indéfinissable de sublime impressionnant, de couleurs presque irréelles, de douceur et de sérénité.
         En revenant de Santorin, où l'on côtoie aussi un enfer insoupçonné. .
       Comme chez Dante, l'enfer n'est pas loin du paradis...
              Un enfer sous contrôle, mais bien là. Et qui a conditionné le fragile paradis d'aujourd'hui.
  Pourrait-on d'ailleurs concevoir un paradis sans un possible enfer?  On ne jouit du meilleur que par contraste.
          .On ne revient jamais tout à fait de Santorin...
                                                                                  Pendant  ce temps-là, sur le continent...
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mercredi 12 juillet 2017

A plus!...



Pas vu à la télé

 __ Comme c'est embarrassant...

__ Des femmes, oui mais...

__  Cardiologues dépassés?

__ Pourquoi pas la Food Tech?

__ Fluctuat (et vraiment) non mergitur.

__  Une sociologie qui dérange.

__ Presque prévisible. 

__  Pourquoi pas douze?

__ En prendre de la  graine.
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Championne, la France!

Ça tourne rond
                         Championne du monde...des ronds-points
                                                                                Enfin, presque...
                                                    En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des ronds-points
____Nous sommes vraiment une exception dans le PRE (Paysage routier européen), et même dans le PRM (au niveau mondial).
Les angliches, qui ont aussi inventé la locomotive, ont ouvert la voie: ils ont mis en place les premiers  roundabout, parfois un peu bizarres. il est vrai. 
   Mais qu'est-ce qui n'est pas bizarre au pays de Sa Gracieuse Majesté, à commencer par ses chapeaux?...
__Les places rondes à Paris, dès le 17°siècle, ne méritent pas encore le nom de rond-point. D'ailleurs, à cette époque, ou roule comme on veut, comme on peut...dans un joyeux désordre dont se plaignait Boileau.
 Les carrefours giratoires sont récents, même si l'idée est ancienne: on  doit à Eugène Hénard, en 1906 l'idée du « carrefour à giration».
__Il y du mystère dans certains ronds-points...On peut les visiter, il y a des ronds-points qui méritent le détour. Des petites merveilles à la gloire d’une production locale ou d’une célébrité du coin. En Islam, on peut être surpris..
     On en voit même (pas à Auteuil) avec trois vaches aussi belles que fausses, broutant le gazon. Pas de frais de tondeuse...Certains diront que ce n'est pas de l'art et que ces oeuvres risquent de distraire le conducteur le plus concentré. Certes, on ne trouve pas partout le (vrai-faux) pouce de César, et on ne peut demander à nos édiles d'exposer la Joconde ou une statue de Rodin quelque part entre St Omer et Charleville-Mézières...
______Un "mauvais esprit" comme Nabum estime que, dans les ronds-points, quelque chose ne tourne pas rond...
   Et il y va de sa critique habituelle et perfide des investissements coûteux et inutiles, au frais du contribuabledu petit manège enchanté de la corruption quotidienne. bla, bla ...
  Stop au lobby des giratoires ! veut-il nous dire, comme le Hérisson, dont on comprend ce qu'il risque à traverser un rond-point.
_____Bref, on peut tout dire sur les ronds-points, tout et son contraire. 
Par exemple, à leur avantage, ils permettent de faire demi-tour facilement en territoire inconnu, ou de tourner autant de fois qu’on veut (c’est gratuit !) sans aucun stress pour repérer la bonne direction sur le panneau adéquat, d'abord mal repéré ; ça donne le temps de la réflexion au touriste sans GPS. Et on peut toujours trouver une issue, contrairement à ce que dit R. Devos...
     On peut en  matérialiser un au milieu de son salon, pour éviter les rencontres malencontreuses et les chocs de personnes pressées et distraites. Les incidents de famille et les coups de gueule impromptus en seront certainement nettement diminués..
   On peut aussi faire remarquer que les giratoires permettent de fluidifier le trafic et qu'ils ont été inventés lorsque l’on s’est aperçu qu’il était ridicule qu’un feu rouge nous arrête pendant qu’il n’y a strictement personne. Donc on peut dire qu’en quelque sorte cela fait (un peu) baisser la pollution car la voiture ne passe pas son temps à s’arrêter tous les 100m. 
    D'autres, qui les prennent sur les chapeaux de roue, critiquent l’usure inégale des pneus qu'ils provoquent à la longue. Mais une réglementation intelligente devrait permettre de prendre les rond-points dans un sens ou dans l’autre (une fois à la française, une fois à l’anglaise) pour équilibrer cette usure, en changeant le sens tous les mois par exemple..Une proposition à soumettre à votre député...
Et on oublie l'aspect girato-philosophico-anthropologique de la question...
___Nous sommes quand même les champions du monde dans ce domaine, ce n'est pas rien!
 Il n'y en a que cinq mille en Allemagne, qu'on nous propose comme modèle. Et pas des oeuvres d'art...Lamentable!
                Vive nos ronds-points! Cocorico!
                                                                    Point!
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mardi 11 juillet 2017

De choses et d'autres...

__ Jupiter dans le brouillard
          Mais où sont passés les économistes de Macron ? 
              Bien souvent Macron varie...C'est 'illusion du consensus». 
                 Volte-face fiscale quasiment attendue.
                       Qui va gagner ou perdre dans tout ça?

__  Adrien   n'a pas as langue dans sa poche.

__ Il fallait s'y attendre, à Mossoul, les luttes de pouvoir et d’influence ont commencé:
             Et l'Etat islamique n'a pas dit son dernier mot.

__  A-t-i besoins de cela, le pauvre Pascal, lui qui critiquait les pompes et les institutions.

__ Hum...c'est embarassant.

__ Lille loin d’Épinal ? 

__ Ce ne serait pas con.

__ L'armée française découvre le "Made in Germany".

__ Bientôt un «référendum» sur le rattachement de l'Angleterre à... l'Anjou?
                 "Aujourd’hui, fort des liens historiques qui ont, jadis, uni l’Angleterre et l'Anjou, il nous semble important de reprendre l’initiative et de proposer un projet fort, structurant, ambitieux, à même de permettre aux Anglais de sortir de cette crise la tête haute : la réunification de l’Empire Plantagenêt qui, au XIIème siècle, réunissait, sous l’autorité des souverains angevins, la moitié de l’Europe occidentale dans un destin commun», "
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Point d'histoire

La Fayette, nous voilà!
                                          Selon la parole  historique du Colonel Charles Stanton.
              Et la guerre devint mondiale.
     Une implication tardive, mais déterminante dans le cours d'une guerre qui s'éternisait cruellement, au prix de 50000 hommes.
     A Paris, Trump ne viendra pas que pour des raisons diplomatiques.
         1917: La course au désastre aurai pu se poursuivre sans doute encore longtemps, si ,après trois ans de neutralité, les États-Unis n'étaient pas finalement entrés en guerre, sortant  de leur isolationnisme de principe.
           Le 1er février 1917, Wilson rompt les relations diplomatiques avec l'Allemagne, espérant que cela suffira pour la faire renoncer à ses projets. Il n'en est rien. Le 13 mars, les navires marchands reçoivent l'autorisation de se munir de canons. Le 19, l'inévitable se produit : les Allemands coulent le Viligentia. Le 20, Wilson est résolu à l'intervention armée contre l'Allemagne et le 2 avril 1917, il demande au Sénat de voter la déclaration de guerre. Le 6 avril 1917, à 13 h 18, le Congrès vote la guerre par 373 voix contre 50. Le président Wilson proclame alors : "L'Amérique doit donner son sang pour les principes qui l'ont fait naître...
      Un revirement de l'opinion s'est opéré Outre-Atlantique  dès 1915 en faveur de l'Entente et se poursuivra jusqu'au 6 avril 1917, où officiellement les USA s'engagent réellement, les vrais combats ayant lieu seulement en 1918.
     Mais cette entrée en guerre ne fut pas sans arrière-pensées pour les bailleurs des puissances anglo-françaises:
  ...A défaut de pouvoir commercer avec les Allemands et les Austro-Hongrois, soumis au blocus de la Royal Navy, ils multiplient les livraisons à destination de l'Entente (la Grande-Bretagne et la France). Ces ventes se font à crédit (2,3 milliards de dollars de prêts à l'Entente contre 26 millions seulement à l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie) et le souci d'en obtenir le remboursement va être déterminant dans le choix du gouvernement américain de s'engager aux côtés de l'Entente.
      Un banquier américain anonyme en fait la confidence à un jeune journaliste français, Camille Ferri-Pisani : « J'ignore La Fayette. J'ignore si l'Allemagne attaqua la première. De l'histoire, je ne retiens que la statistique. Je sais une chose, c'est que la grande guerre a quintuplé le chiffre de nos affaires, décuplé nos bénéfices et tout ce trafic magnifique  nous l'avons opéré avec les Alliés. (...) Notre stock or dépasse aujourd'hui le stock or de tous les Alliés réunis. Mais vous nous avez payé aussi avec du papier. Or vos traites ne vaudront que ce que vaudra votre victoire. Il faut que vous soyez victorieux à tout prix pour faire face à vos engagements. Je vois plus loin encore. Il vous faudra reconstruire tout ce qui fut détruit. Cet argent que nous avons gagné sur vous, nous vous le prêterons pour relever vos villes... » (Les Annales, 25 mars 1917) (*).
           Pershing s'installa d'abord à Boulogne. A St Nazaire, le 28 juin 1917, la 1re division d'infanterie américaine (surnommée « The Big Red One », le grand un rouge », qui correspond à son insigne) débarque à Saint-Nazaire"
   L'instruction des troupes US, peu formées (*), fut prise en charge par l'armée française mais non sans tensions.
    L'engagement américain et le développement de son aide ne cotribuèrent pas peu à sa promotion sur les chemins de la puissance.____
                                (*) Les États-Unis s'engagent donc dans la guerre pour faire respecter les règles du droit international, mais ils n'ont pas pour autant les moyens de la faire. Alors qu'ils comptent 103 millions d'habitants, ils ne disposent que d'une armée de métier aux effectifs réduits, à peine 200 000 hommes, dont les seules expériences du combat ont été acquises contre les Indiens, les rebelles philippins, les Espagnols de Cuba ou les hors-la-loi mexicains de Pancho Villa. Ces hommes ne semblent guère capables de soutenir un conflit lointain impliquant un engagement massif.
Cette armée ne possède que 285 000 fusils, 1 500 mitrailleuses, 550 canons, aucun tank et 55 avions surannés. Seule l'US Navy est moderne : 14 super cuirassés dreadnoughts, 250 destroyers, 36 sous-marins, un personnel qualifié dont 80 000 marins serviront en opération. Cette flotte, commandée par l'amiral Sims, va accomplir ses missions de convois de troupes vers l'Europe et de lutte anti-sous-marine avec succès.
         ... Le 4 juillet 1917, jour de la fête nationale américaine, elles effectuent même une parade dans Paris derrière leur commandant, le général Pershing. Mais les unités américaines, mal préparées, ne sont pas immédiatement engagées sur les champs de bataille et subissent tout d'abord de longs mois d'entraînement dans des camps installés à Brest, Bordeaux, Saint-Nazaire, Le Havre. Leur nombre reste également dans un premier temps assez limité : 80 000 hommes à la fin 1917 (dont 50 000 combattants), 300 000 hommes en mars 1918. Les débarquements s'accéléreront ensuite : un million d'hommes en juillet 1918, deux millions au moment de l'armistice. Il faudra donc dans les faits plus d'un an pour que les effets de l'intervention militaire américaine se fassent réellement sentir.
        Si certaines unités américaines montent au combat dès la fin de l'année 1917, c'est surtout au cours de l'été 1918 que les Américains participent à leurs premières véritables batailles, opérant de manière autonome par rapport aux armées françaises et britanniques, selon les souhaits du général Pershing. Le 12 septembre 1918, la première armée américaine remporte sa première grande victoire en réduisant le saillant de Saint-Mihiel, au sud de Verdun, contrôlé par les Allemands depuis 1914. En un seul jour de combat, les Américains attaquent derrière un barrage de 2900 canons, délogent les Allemands de leurs positions, capturent 466 canons et font 13 251 prisonniers (l'état-major français aura toutefois tendance à minorer cette victoire en expliquant que les Américains avaient surpris les Allemands en pleine retraite). Après ce premier coup d'éclat, les Américains jouèrent un rôle important dans la bataille de l'Argonne et la contre-offensive alliée menant à la victoire et à la cessation des combats
- Musée de l'Armée

 -  La Loire-Atlantique et la Grande Guerre 

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