Mes articles dans AGORAVOX (signés: ZEN)

dimanche 22 janvier 2017

Primaires

Des primaires bien primaires
                                          Dans le système électoral américain, les primaires ont leur,place constitutionnelle, malgré leur complexité et leurs défauts souvent soulignés.
   Mais en France la primaire, à gauche notamment, s'est imposée du fait même de la faiblesse et des divisions du PS, qui ne datent pas que du Congrès de Rennes.
   Pour certains, et non des moindres, étant donné la situation, la primaire est indispensable
    Peut-être, en un sens.
  Pour d'autres, ces primaires aggravent la maladie du système politique français et dénotent les dysfonctionnements d'une Cinquième République à bout de souffle.
 Un coup de grâce à la démocratie? Sans aller jusque là, c'est le symptôme d'un mal qui vient de loin.
       Ça ne tourne pas rond 
              C'est souvent le malaise ou le désarroi.
                                          Les partis sont mortels...
____________________________________________________
'

Questions de l'heure

Histoire contemporaine et géopolitique

             Pourquoi la diplomatie semble-t-elle aujourd’hui si impuissante? 
                           Afghanistan, Libye, Syrie, Yémen, conflit israélo-palestinien, Crimée... Entre des guerres qui s’éternisent et la politique du fait accompli, la diplomatie semble aujourd’hui terriblement impuissante. Pourquoi, depuis une quinzaine d’années, les dirigeants politiques ont-ils tendance à privilégier la solution militaire ? Faut-il revoir le fonctionnement du Conseil de sécurité de l’ONU ? Réformer le droit de veto ?..

           Les opinions européenne et française dans la guerre hybride
                          Le monde change, et il change vite. Le public découvre avec stupeur que la mondialisation heureuse, celle des plages de l’île Maurice, a aussi sa face noire. Cette prise de conscience est spécialement pénible pour les Européens, qui ont la malchance stratégique d’être entourés de deux zones où la modernisation est particulièrement laborieuse...
    Depuis en fait le début des printemps arabes en 2011, les habitants de notre continent sont quotidiennement confrontés à des crises qui les concernent mais se déroulent dans des pays qu’ils connaissent mal, dont il faut apprendre à toute vitesse la géographie, la composition ethnique et la culture...

            Vers un monde fragmenté. 
                          La mondialisation, l’intégration par les échanges, la circulation des personnes, des services et des biens, les tendances à l’uniformisation culturelle ont pu faire croire à une convergence vers l’unité du monde et à la construction d’une "communauté internationale". Certains avaient théorisé la fin de l’histoire, d’autres encore entrevoyaient que la planète deviendrait plate grâce à l’abolition des barrières physiques et mentales que devait permettre la diffusion universelle des technologies d’information et de communication. L’Europe, construite sur le droit et sur la culture du compromis, apparaissait comme la pointe avancée de ce mouvement. Elle avait aboli la violence comme instrument de règlement des différends entre Etats et au sein des Etats, montrant ainsi l’exemple au reste du monde. Mais l’Union européenne se trouve désormais confrontée à la remise en cause de sa propre cohésion interne, sous l’effet de la crise économique, de la fatigue des opinions vis-à-vis des ambitions intégratrices, et des menaces, dans la suite des crises migratoires, sur ce qui est l’une des manifestations les plus fortes d’unité, Schengen et la libre circulation des personnes...
___________________________


samedi 21 janvier 2017

La bible et le Président

God bless America
                                Dieu est forcément américain,  et impose une Destinée manifeste 
;..à ce pays d'exception. (1)
                    « L’Amérique est la seule nation idéale dans le monde […] L’Amérique a eu l’infini privilège de respecter sa destinée et de sauver le monde […] Nous sommes venus pour racheter le monde en lui donnant liberté et justice. » [Woodrow Wilson, cité par Bernard Vincent, La Destinée Manifeste, Messène, Paris, 1999]
         Cela vient de loin, de ses mythes fondateurs.
        Prêt à défendre toutes les causes, surtout pour les évangélistes de combat
    Le Président table rase, libéral désordonné, ne peut se passer de ses services...
Où Dieu va-t-il mener son nouveau serviteur?...
Lui qui a tout prévu, même un survivor...
"Dieu a posé sa main sur Donald Trump ...:

      Trump a prêté serment sur la Bible lors de son inauguration, honorant ainsi la tradition mise en place par George Washington.
       La religion a toujours été importante dans la république américaine. Mais jusqu’aux années 1950, elle était largement séparée de l’Etat, soutient l’historien de Princeton Kevin Kruse dans One Nation Under God. L’adoption de la devise nationale « In God we trust » date ainsi de 1956. Deux ans plus tôt, le Congrès avait fait ajouter au serment d’allégeance l’expression « one Nation under God » (une nation sous l’autorité de Dieu).
         « Ce ne sont pas les Pères fondateurs, mais nos grands-pères qui ont forgé les cérémonies et les formules qui viennent à l’esprit lorsqu’on interroge la nature chrétienne des États-Unis », souligne Kruse. L’idée que les Etats-Unis sont une nation chrétienne a été promue dans les années 1930 et 1940 par des lobbies industriels et commerciaux opposés au New Deal. Ceux-ci considèrent la religion comme une arme puissante dans la guerre contre les promoteurs de l’Etat providence et les communistes. Ils recrutent et financent un clergé conservateur prêchant, non la charité, mais l’enseignement individualiste de Jésus. Ce mélange de chrétienté et de capitalisme s’installe au centre de l’arène politique dans les années 1950 avec l’arrivée d’Eisenhower à la Maison Blanche. Quelques mois avant sa prise de fonction, celui–ci déclare : « Notre façon de gouverner n’a aucun sens si elle n’est pas fondée sur une foi profondément ressentie, peu importe laquelle. » Il acte ainsi la fin de « l’Etat païen » et ouvre la voie à de nouvelles traditions.
         Dans ce contexte de renouveau religieux, la formule « une nation sous l’autorité de Dieu » saisit l’imaginaire national. La formule « In God we trust », empruntée à l’hymne national The Star-Spangled Banner, apparaissait déjà par intermittence, sur les pièces de monnaie depuis le Guerre civile. Elle s’y installe définitivement, ainsi que sur les timbres et les billets de banque, avant de devenir la devise officielle du pays. Quant au célèbre « God Bless America », il est un peu plus récent. Il est popularisé par Ronald Reagan et marque tellement les esprits qu’aujourd’hui aucun homme politique n’envisage plus de terminer un discours sans lui.
[ Books, octobre 2015]
_________________________________

Donald, Angela et les autres

Une révolution trumpeuse?
                                         Sans être grand clerc, en tenant compte des déclarations lapidaires du nouveau Président des USA, on peut affirmer que quelque chose va changer en Europe, si les paroles sont réellement suivies d'effets.
        Si America first à un sens, même forcément limité, ce n'est pas seulement pour Washington, mais aussi pour ses partenaires privilégiés, de l'autre côté de l'Atlantique, sans parler de la Chine.
  Ce n'est pas seulement importer moins ou de manière plus draconienne, (ce que Washington fait déjà en partie), c'est aussi couper le cordon ombilical établi depuis la seconde guerre mondiale, c'est cesser de soutenir le projet européen dont les services américains  furent les fervents soutiens, c'est favoriser la dislocation d'une Union fragile, en soutenant le Brexit et d'autres formes de retrait.
   C'est un  défi colossal pour l’Allemagne et l’Europe, qui vont forcément devoir redéfinir leurs rapports, face à la nouvelle doctrine européenne de D.Trump.
      Notamment,"du côté du libre-échange, Trump a dit tout le mal qu’il pensait des accords commerciaux multilatéraux. Son élection constitue donc un sacré boulet pour le Tafta, auquel Angela Merkel tenait tant. Rappelons là encore que l’Allemagne est le seul grand pays européen exportateur net, donc bénéficiaire du libre échange. La signature du traité constituait donc un enjeu important pour Merkel....
    Avec l’arrivée de Trump, les termes même du commerce international pourraient connaître une profonde mutation. Dans la durée, la situation pourrait donc devenir très compliquée pour l’Allemagne."
    Cela inaugure-t-il un nouvel ordre américain en Europe?
        Entre l'Allemagne et le France, tout pourrait devenir plus compliqué, malgré certains démentis officiels.
    Les caricatures de Trump, qui ne prend pas de gants, ignorant la géographie, l'histoire et la diplomatie, n'arrangeront pas les choses, en cognant fort, avec son habituel sens des formules à l'emporte-pièces.
    Kerry a beau protester, il n'a plus de pouvoir.
         Les mesures de rétorsion commencent.
                  Dans le village des ancêtres de Trump, on se fait petit.
    Jusqu'où cette nouvelle logique conduira? Difficile à dire pour l'instant, mais nul doute qu'elle connaîtra assez vite ses limites, dans l'intérêt des USA eux-mêmes et que les effets ne seront pas tous négatifs, si l'Union Européenne, par nécessité, se décide enfin à se redéfinir.
____________________

..

vendredi 20 janvier 2017

Je cherche un homme

En avant, en marche...dans le brouillard.
                                          Déçu, comme prévu, par le débat d'hier soir (mais était-ce un débat?), ce matin, comme Diogène, je me suis mis à chercher un homme.
        Non pas un être parfait, le meilleur homme politique qui soit, par les temps qui courent.
    Non, seulement le moins pire. Comme Platon, à Syracuse, j'ai cessé de rêver au dirigeant parfait. On ne crée pas l'idéal ex nihilo.
  Celui qui mettrait un peu d'ordre et de justice dans le chaos ambiant, capable de prendre sérieusement et courageusement la barre au milieu des remous, de la tourmente politique et financière, de montrer le cap dans le b..... mondial.

                             Et je suis tombé sur cette page...►
        Pas de doute, j' ai encore mal cherché.
                    On m'a dit qu'il y aurait bien quelqu'un de neuf, jeune et beau,qui avait pris son bâton de pèlerin, pour une marche prometteuse, sur des sentiers inédits.
     Encensé par la presse anglo-saxonne,  tout ça...
        J'ai regardé de près et j'ai sombré dans le brouillard
  Voilà un homme qui part à l'aventure: par delà la rhétorique de circonstance, j'ai cherché en vain l'itinéraire, le programme, l'originalité.
     Marcher, c'est bien, mais pour aller où?...
       Bon, je continue à chercher...comme le Grand Jacques.
                   On ne sait jamais...
_________________________________________

Effroi du froid

C'est pire?
              Le climat n'a de sens que pour l'homme qui le subit et/ou s'y adapte.
                    Il n'existe qu'au cours d'une histoire dépassant l'échelle humaine.
        Tout jugement sur le climat à un moment donné de l'histoire, à un endroit donné, ne peut être que relativisé, comme est relative chaque épisode que nous nommons conventionnellement saison.
    Aujourd'hui, on entend répéter qu'il n' y a plus de saison, qu'il fait froid (après avoir fait trop doux, l'année précédente); mais ça ne date pas d'hier !
     L'illusion, du moins en parole, est toujours la même, à moins de prendre du recul et de relativiser.
                                       « Il y eut cette année un hiver extraordinairement glacial et neigeux, à tel point que les communications des routes et la navigation du Tibre furent suspendues; cependant des approvisionnements considérables, ménagés d'avance, permirent de ne point hausser le prix des vivres ». Ainsi l'historien Tite-Live, mort en 17 de notre ère, décrit-il l'hiver particulièrement rigoureux qui aurait sévi en 399 avant notre ère, avec les conséquences habituelles : disette et cherté des vivres.
      Les grandes froidures ne provoquent pas seulement une spéculation sur les céréales. Elles peuvent aussi entraîner des famines meurtrières. Ce fut souvent le cas du haut Moyen Âge au siècle des Lumières, le XVIIIe siècle.
     Elles ont aussi parfois des conséquences géopolitiques inattendues. C'est ainsi que le 31 décembre 406, les Vandales, accompagnés des Alains et Suèves, passent en Gaule en traversant le Rhin qui avait exceptionnellement gelé cette année-là. Depuis plusieurs années, ces peuples germaniques, poussés par l'avance des Huns à l'est de l'Europe, tentaient de pénétrer dans l'Empire romain. Jusque là, ils avaient été repoussés, en particulier par les Francs alliés à Rome, qui leur avaient causé des lourdes pertes à proximité du Danube. On les retrouve en cette fin décembre 406 bien plus au nord puisqu'ils passent le Rhin en face de Mayence, qu'ils mettent ensuite à sac.
   Les troupes impériales, accaparées par les luttes intestines et les menaces d'autres peuples, au premier rang desquels les Goths, se montrent incapables, et même peu désireuses, de réagir. Dans les mois et années qui suivent, elles laissent les assaillants s'en prendre aux villes de la région (Reims, Trêves), puis se répandre dans toute la Gaule, avant de passer en Espagne en 409.
    Les chroniques nous fournissent au début du Moyen Âge une liste d'hivers particulièrement froids et rigoureux, comme 763-764, 859-860, 1076-1077... Rappelons au passage que les grands froids ne sont pas les seules causes de famine : des épisodes pluvieux intenses, pendant l'été, peuvent aussi avoir des conséquences dramatiques en faisant pourrir les blés. Le moine Raoul Glaber raconte ainsi une famine dans les années 1030 en Bourgogne : « Des pluies continuelles avaient imbibé la terre entière au point que pendant trois ans on ne put creuser de sillons capables de recevoir la semence. Au temps de la moisson, les mauvaises herbes et la triste ivraie avaient recouvert toute la surface des champs ».
     Lorsque le froid s'y met, les horreurs dépassent l'imaginable : « Hélas ! chose rarement entendue au cours des âges, une faim enragée poussa les hommes à dévorer de la chair humaine. Des voyageurs étaient enlevés par de plus robustes qu'eux, leurs membres découpés, cuits au feu et dévorés. Bien des gens qui se rendaient d'un lieu à un autre pour fuir la famine, et avaient trouvé en chemin l'hospitalité, furent pendant la nuit égorgés, et servirent de nourriture à ceux qui les avaient accueillis. Beaucoup, en montrant un fruit ou un oeuf à des enfants, les attiraient dans des lieux écartés, les massacraient et les dévoraient. Les corps des morts furent en bien des endroits arrachés à la terre et servirent également à apaiser la faim... ».
   Après trois siècles de relative douceur, durant lesquels les récoltes se font plus abondantes et la population européenne triple en nombre, les hivers reviennent en force au XVe siècle et plus spécialement à partir des années 1550 et jusque vers 1860, durant ce que l'on a appelé le « petit âge glaciaire », avec une baisse de la température moyenne d'un peu moins d'un degré Celsius.
   L'hiver 1407-1408 est particulièrement froid et long, marqué par deux longs épisodes de gel, de la mi-novembre à la fin janvier, puis de la mi-février au début avril. Les fleuves sont gelés ou charrient des glaçons.
    Le ravitaillement par voie fluviale, essentiel au Moyen Âge, devient problématique et les moulins ne peuvent plus fonctionner, or ils représentent alors une source d'énergie essentielle pour de nombreuses activités.
   Le vin comme l'encre gèlent dans leurs récipients et le bois de chauffage se fait rare.
   Curieusement, c'est sans doute sous le règne du Roi-Soleil, Louis XIV, que les hivers apparaissent comme les plus rigoureux, les plus meurtriers aussi.
    Le début des années 1690 voit une alternance de grands froids et de canicules, ce qui entraîne l'une des pires famines connues : tous les registres paroissiaux enregistrent pour les années 1693-1694 une multiplication par trois ou quatre du nombre des décès, une baisse sensible du nombre des mariages et une diminution plus importante encore du nombre de baptêmes (par suite d'aménorrhées ou de dénutrition).
   L'historien du climat Emmanuel Leroy-Ladurie évalue à 1 300 000 le surplus de décès de ces années-là en France, sur une population d'environ 20 millions d'habitants.
    En 1708-1709, le pays, déjà épuisé par la guerre de la Succession d'Espagne, connaît un hiver exceptionnel, le « Grand Hyver » [orthographe de l'époque]. Le prix du blé est multiplié par plus de dix et ce n'est pas tout... On lit dans un registre paroissial de Tours : « Le pain était à peine sorti du four qu'il gelait, et le vin gelait visiblement en le versant dans le verre. On ne buvait qu'à la glace. On ne pouvait s'échauffer qu'avec le meilleur feu. On ne pouvait dans les rues distinguer les vieux et les jeunes parce qu'on avait pareillement la barbe et les cheveux blancs ». Le surplus de décès est évalué cette année-là à 600 000.
  Des émeutes éclatent au sein d'une population dont les registres paroissiaux disent l'exaspération et l'angoisse.
   Thierry Sabot (Contexte) cite le registre du curé de Vougy (Loire) : « Le soir du six janvier, il commença à faire froid, et ce froid fut si extraordinaire et si violent pendant cinq à six jours qu'on disait n'en avoir jamais vu un semblable. Le temps se radoucit et il fit quelques pluies et neiges, qui rétablirent en apparence tout ce que la rigueur du froid avait beaucoup mortifié. Mais il survint un second froid vers le vingt janvier, qui fut plus violent et plus aigu que le premier qui fit beaucoup de mal, puisqu'il tua et fit mourir beaucoup de pauvres, qui, s'étant couchés se portant assez bien, on les trouvait le lendemain matin morts par la rigueur du froid (...). La famine a été si grande qu'on ne peut concevoir la quantité de personnes mortes de faim dans les chemins en allant demander l'aumône. Il y en eut beaucoup de dévorées par les chiens et les loups ; enfin il est mort pour le moins la moitié des habitants de cette paroisse. Il est resté très peu d'enfants. De quatre cent dix communiants que j'avais en 1708, il ne m'en est resté que 240  ».
   Les années 1780 ont aussi été marquées par plusieurs phénomènes climatiques exceptionnels. L'éruption d'un volcan islandais, le Laki, en juin 1783, obscurcit l'atmosphère terrestre pendant les mois suivants, jusqu'à entraîner une baisse des températures. Également cité par Thierry Sabot, le curé du village d'Azolette, dans le haut Beaujolais, note dans son journal : « L'hiver de 1785 sera longtemps mémorable par la grande abondance de ses neiges. La campagne en fut couverte durant six mois, à peu près, c'est à dire depuis le mois de décembre 1784 jusque vers la fin d'avril 1785. Comme il en était beaucoup tombé durant l'hiver 1784, on n'eut jamais imaginé que le suivant en donnerait encore en plus grande quantité. On fut trompé. Il en tomba à deux ou trois reprises jusqu'à 13 ou 14 pouces... Il s'en fit partout en rase campagne, comme dans nos montagnes, des amas considérables, ces amas furent surtout occasionnés par une bise violente qui s'éleva le dimanche de la Passion 13 mars  ».
   L'hiver rigoureux de 1788-1789, précédé d'un été pourri, est à l'origine d'une tension sur le prix des céréales. Il n'est pas sans lien avec les événements précurseurs de la Révolution française et avec la place centrale du prix du blé dans son déroulement.
   Plus près de nous, le 1er février 1954, l'abbé Pierre, créateur du mouvement Emmaüs, lance son fameux appel à la radio en faveur des sans-abri : « Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée, cette nuit, à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l'avait expulsée...». Les Français se mobilisent. C'est le début d'un immense mouvement charitable. En pleine période de reconstruction, la question du logement est posée et reparaît dès lors à chaque hiver suivant, plus encore lors des hivers très froids, comme celui de 1956-57.
Sans abri sur une grille d'aération du métro parisien (DR)Les années 1960-1970 connaissent une embellie relative, exception faite du très rigoureux hiver 1962-1963. Le froid provoque une gigantesque panne d'électricité le matin du lundi 19 décembre 1978, la plus grande qu'ait jamais connue la France. Mais les rigueurs de cet hiver ne suscitent pas de grand émoi autour des sans-logis. Le problème du logement revient à l'ordre du jour et de façon de plus en plus cruciale jusqu'à nos jours du fait de l'arrêt progressif de l'effort de construction (300 000 logements neufs en 2010 au lieu de 500 000 par an dans les années 1960) et de la montée croissante de la pauvreté.___Le réchauffement climatique n'exclut pas quelques hivers froids. Celui de 2010-2011 apparaît en Europe occidentale d'une précocité inhabituelle du fait, paraît-il, d'un phénomène météorologique cyclique propre à l'Europe : l'Oscillation nord-atlantique (sigle anglais : NAO). Mais au niveau mondial, en 2009, le mois de novembre est d'après la NASA comme le plus chaud depuis les débuts de l'ère industrielle...
     Les deux plus célèbres désastres militaires dus au froid sont sans doute la retraite de Russie en 1812 - il semble que les troupes napoléoniennes aient été victimes d'un des plus froids hivers du siècle dans la région - et le revers subi par l'armée allemande à Stalingrad durant la Seconde Guerre mondiale. Cependant, l'histoire fournit aussi d'autres exemples de campagnes militaires rendues particulièrement pénibles ou, selon le point de vue qu'on adopte, facilitées par le froid....
(Merci à Hérodote)
________________________________

jeudi 19 janvier 2017

Barack s'en va

Obama Departure


      Barack s'en va... - Florilège-

              Les valises sont prêtes

                                             Place au Twitto compulsif et impréparé.    On arrête de rire.

                         Ça va aller...                                  Malgré la russophobie aigüe 

__________________________________________________________________________________

Perfide (ou lucide?) Albion

Vers une dérive insulaire?
                                         Option pour le grand large, vers les côtes trumpiennes.
     Il faut dire que les amarres européennes étaient ténues et de circonstances. Londres va où est son intérêt (bien ou mal compris).

  May be ou Calamity May sort les grandes orgues et manie le chaud et le froid.
    Sans doute surtout à usage interne pour éviter un ébranlement du royaume.
      
   Pour l'instant, les boussoles ne sont pas réglées et le chantage  se donne libre cours à Londres, qui redoute maintenant l'aventure et la démarche impulsive.
      
   Des orientations peu claires, pour le meilleur ou pour le pire....
           Mère Thérésa dirige une barque bien fragile pour l'instant. Il faut d'abord colmater les brèches...
                                                    Thank You England!
             
___________________________ 

Tour d'horizon

Sainte inquisition US: le dossier «torture» sur le bureau de Donald Trump 
                                             « La torture, ça marche », a soutenu Donald Trump, promettant de remplir Guantanamo et d’autoriser le pire. S’il a depuis novembre dernier fait marche arrière, le doute subsiste et les Nations unies comme les grandes ONG s’en inquiètent publiquement, car le scandale des tortures demeure d’une terrifiante actualité.
        La prison de Guantanamo « coûte cher, elle est inutile et n’est qu’un tract de recrutement pour nos ennemis », a répété mardi 10 janvier Barack Obama.  Il y a huit ans, le président américain promettait la fermeture rapide du camp. Guantanamo perdure. Au-delà des innombrables obstacles juridiques pour défaire le « monstre » créé par le gouvernement Bush, Obama n’a cessé de se heurter au Congrès, les parlementaires relayant l’ardeur des agences de renseignement et de l’armée à ne surtout pas ouvrir de nouvelles possibilités de poursuites et de scandales (lire notre précédent article ici). Et Barack Obama a dû leur céder. Il leur a également cédé en s’opposant à la déclassification de plusieurs rapports et documents (en particulier des milliers de photos) qui établissent comment les États-Unis, en violation de tous les traités internationaux et conventions, se sont avilis par un recours méthodique et systématique à la torture au nom de la « guerre globale contre le terrorisme ».

__ Le patronat  se soucie beaucoup des enseignants..

__ Les papys du franquisme font de la résistance:

__ Les banques vont bien, merci!.


__ Taxe robots, revenu universel : l'eurodéputée luxembourgeoise qui a inspiré Hamon.


__ L'empire Trump de par le monde.
__ Le musée du Louvre et l'argent du pétrole.
                                    Une opération marketing.

__ Drones : comment des milliers de personnes sont exécutées en dehors de tout cadre légal .           
                    Une guerre à distance.
   « La guerre devient un télétravail à horaires décalés », 
                         Les pilotes de drones savent très bien qu’ils tuent. Mais est-ce qu’ils savent ce que c’est que de tuer ? La guerre devient en partie un travail de bureau pour eux. Pères de famille le matin, tueurs le soir. Ces militaires décrivent des existences schizophrènes. Ils vivent la contradiction d’un État officiellement en paix et pourtant en guerre. Les psychologues de l’armée américaine leur préconisent de cloisonner, de ne pas faire de lien entre les deux formes de vie..."
            Des pilotes traumatisés.

_______________________________________________________________________________

mercredi 18 janvier 2017

Commerce "exemplaire"

Transparence et Authenticité
                                                 Dans l'intérêt du consommateur.
       Super U l'a fait.
       On peut maintenant acheter sans crainte de certaines substances douteuses, voire nocives, dans l'univers éthique de la chaîne..Les yeux fermés.
     C'est courageux et admirable.
          Du moins, c'est ce qu'il disent, en laissant planer le doute
                   Il faut respecter le consommateur, quand même...
                                 Il a  droit au doute.
    La campagne des supermarchés U, promouvant leur chasse aux «substances controversées» dans les produits vendus dans leurs rayons. Admirez, et n'y voyez surtout pas un fantasme mercantile, mais plutôt la recherche créative, le délire de l'artiste qui, promis juré craché parterre, n'a que votre intérêt sanitaro-alimentaire (et celui de vos pitinenfants) en ligne de mire.
            Nul doute que les Auchan et Carrefour vont suivre ce vertueux chemin. On ne va pas laisser à un concurrent le monopole de la tranparence....    
      Une nouvelle manière de faire du greenwashing, en quelques sortes.
                          C'est bon pour le business.
__________________________________________