Mes articles dans AGORAVOX (signés: ZEN)

dimanche 19 février 2017

Lu et approuvé

__ La diplomatie trumpienne dans ses oeuvres
                                                     De quoi réjouir l'ami Netanyahou
             "Pour Alain Dieckhoff, directeur du Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po, la solution à deux Etats est la seule qui fasse consensus au sein de la communauté internationale. « Le problème étant que plus le temps passe, plus cela rend difficile cette solution, explique le directeur de recherche au CNRS. Le grignotage du territoire palestinien par la colonisation israélienne rend tout cela de plus en plus compliqué. »
      En effet, la colonisation est considérée par la communauté internationale comme le principal obstacle à la paix entre Israéliens et Palestiniens. L’association israélienne La Paix maintenant estime à 385 900 le nombre d’Israéliens installés dans des colonies en Cisjordanie. A cela s’ajouteraient 200 000 colons israéliens dans Jérusalem-Est.
       La création d’un Etat palestinien créerait de facto un mouvement de ces populations, qui seraient probablement dans l’obligation de retourner en Israël. C’est loin d’être la volonté de M. Nétanyahou, qui multiplie depuis plusieurs mois les gestes en faveur de l’extrême droite israélienne. Début février, la Knesset a même fait un pas de plus dans l’annexion de la Cisjordanie, en adoptant une loi autorisant l’Etat israélien à s’approprier, contre compensation, des terrains privés palestiniens en Cisjordanie sur lesquels des Israéliens ont construit sans autorisation des colonies sauvages.
     Dans un entretien au Monde en avril 2016, le coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Nikolaï Mladenov, déclarait : « On croit de moins en moins dans la pertinence des négociations et dans la possibilité d’une solution à deux Etats. Chacun avance dans une direction opposée. On parle moins de réalisations communes entre Israéliens et Palestiniens, et plus de séparation. »
       En décembre 2016, le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné dans une résolution la colonisation israélienne des territoires occupés et de Jérusalem-Est, en demandant à l’Etat hébreu d’arrêter « immédiatement et complètement » de telles implantations. Juste après l’annonce du vote, M. Nétanyahou a affirmé qu’Israël « rejet[ait] cette résolution honteuse et ne s’y conformera[it] pas ». Aucune sanction n’est prévue dans la résolution 2334 en cas de non-respect du texte."
Elle travaille vraiment!

__Tout baigne dans l'équipe de la Maison Blanche, qui veut faire du pays une nouvelle IrlandeUne ministre de l'éducation "moderne".
            Mais (même) Fox News fait la gueule.

__  Ikea s'adapte à son public..

__ Les bulles ne durent jamais bien longtemps, malgré l'apparence.

__ La mode des casseroles est revenue...
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samedi 18 février 2017

Culture trumpienne

Retour à la classe inférieure...
                                            Le petit Donald est-il allé à l'école?
                                                                              On peut en douter.
          Ou alors, quelle école primaire a-t-il fréquentée, s'il fut un jour scolarisé? 
    Déjà, dans sa campagne,  ses c****** à répétition ne troublaient pas grand monde et une certaine presse se régalait des sorties de ce candidat-histrion. 
    Certains se rendent compte, mais un peu tard, à Washington, que la marchandise n'est pas conforme à la pub, et estiment qu'il doit retourner en classe pour apprendre le métier.
       Président, ça s'apprend!
            D'autres commencent même à se demander avec inquiétude si Trump sait lire, 
   Le Twitter-Président n"est pas un grand lecteur, on le savait, comme beaucoup d'Américains, comme le regrettait Paul Auster, mais il n'est pas un Américain comme un autre.
    David Pakman a retrouvé une série de témoignages de proches mettant en doute sa capacité même à lire. Toutes les fuites - et elles sont nombreuses - émanant de la Maison-Blanche vont dans le même sens : le président ne s’informe depuis son arrivée à Washington que par la télévision, en priorité Fox News, qu’il regarde en boucle, tout en dictant compulsivement ses tweets à son assistante - il s’en est d’ailleurs lui même vanté : un "gain de temps", selon lui....
      C'est inquiétant, si c'est vérifié.
          A la Maison Blanche, où il a placé ses hommes, ça fait couac. Le doute s'installe.   
  Les déconvenues arrivent comme prévu, notamment au sujet de la politique étrangère, particulièrement au sujet d'Israël.
   Comme un bon redneck américain de base, il ignore la géographie et surtout l'histoire. Il faut tout lui expliquer. C'est un peu gênant.
     La nomination de  Stephen Bannon   n'est pas sans inquiéter  et celle de Mme DeVos à l’éducation interroge. Elle n'est pas la seule.  Une fine équipe.
       ... Mme DeVos s’était mise elle-même en difficulté en montrant, au cours de ses auditions par les sénateurs, qu’elle était loin de maîtriser son sujet. Elle s’était attiré en outre les sarcasmes pour avoir plaidé en faveur de l’introduction des armes à feu dans une école isolée du Wyoming afin de protéger les élèves des ours, alors que la loi de cet Etat l’interdit. Au sein d’une administration très idéologique, Mme DeVos entend militer pour le développement des établissements privés financés par des fonds publics, et pour des chèques éducation afin de favoriser « le choix ». Les premiers touchés devraient être les établissements publics qui sont sous son autorité.
    La milliardaire n’est pas la seule engagée dans un combat frontal contre le département dont elle a désormais la charge. Deux autres personnes choisies par le président Trump ont campé par le passé sur une ligne tout aussi intransigeante :..."    
      On peut se moquer, mais c'est presque à pleurer.  
                Il semble déjà soucieux de sa réélectionalors qu'il n'a pas commencé à faire ses classes, cet éléphant dans un magasin de porcelaine, cet enfant gâté dépassé par ses nouveaux joujous pouvoirs.   
   Mais les loups de Wall Street veillent...                                  
     Président, ça s'apprend. Beaucoup doutent qu'il y parvienne. L' anti-intellectualisme  qui règne n'est pour rassurer.
   Les plus alarmistes estiment qu'il y a le feu à la maison, qu'on va à l'aventure et qu'un  coup d’Etat  n'est pas impossible.
    Les formes de  résistance civile changeront-elles quelque chose? (*)
            Wait and see...
                            God save America!
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(*) -Point de vue d' Amérique  (Frédéric Neyrat, professeur dans le département de littérature comparée de l’Université Wisconsin-Madison)
                                         ...Que se passe-t-il aux Etats-Unis depuis l’élection de Donald Trump ? Tout d’abord la remise en cause du cadre néolibéral à partir d’une politique réactionnaire. Si le néolibéralisme est la production d’un espace dans lequel les frontières nationales ne permettent pas de limiter les échanges marchands, autrement dit un espace de retrait de l’Etat (par privatisations et dérégulations successives), alors le rejet par Donald Trump de l’Alena (Accord de libre échange nord-américain avec les dirigeants du Canada et du Mexique) et du TPP (Partenariat trans-Pacifique) consiste à redonner à l’économie une armature nationale. Cette recomposition des rapports entre politique et économie ne cherche pourtant pas à abolir le libéralisme économique, mais à lui donner une autre forme. Comme l’a récemment écrit Naomi Klein, la nomination aux fonctions gouvernementales de représentants de grandes entreprises – par exemple Rex Tillerson, ancien PDG d’Exxon, au poste de Secrétaire d’Etat – revient à « supprimer les intermédiaires » : aux USA, il n’y a désormais plus aucun écart entre le pouvoir politique et le pouvoir économique. En ce sens, l’élection de Trump ressemble fort à un coup d’Etat économique.
          Ce coup d’Etat économique n’a aucunement pour objectif de redonner du travail à la population, mais de sécuriser et si possible d’augmenter l’accumulation du capital. C’est dans cette optique que le nationalisme sera mis à contribution. Ainsi le décret signé le vendredi 27 janvier par Trump, qui interdit l’accueil des réfugiés et l’entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, le dit Muslim ban : les effets sur le marché du travail américain seront minimes (peu d’emplois seront à l’occasion redistribués aux citoyens américains) ; mais puissant sera le renforcement de l’identité blanche et chrétienne d’un gouvernement cherchant à expurger le pays de ses composantes musulmanes. On peut à ce titre imaginer ce que sera l’étape suivante : plus il deviendra manifeste que la politique de Trump ne sert en rien les intérêts économiques des électeurs qui ont voté pour lui, plus les musulmans, mais aussi les latinos, tous les étrangers, tout ce qui sera bientôt considéré comme « unamerican », seront soumis à des restrictions quant à leurs droits, et au final à des persécutions. Certes, les tenants de l’identité américaine immaculée seront à terme vaincus par la démographie noire et sud-américaine qui les réduira au statut de minorité ; ils en seront d’autant plus féroces, éblouis par la couleur blanche de leur patriarcat écorné au point d’en oublier leur chute économique.
       Comment dès lors nommer cette monstruosité économico-politique ? Steve Bannon, le très sombre conseiller spécial de Trump, parle d’un « nationalisme économique », une expression qui occulte le fait que ce n’est pas l’économie des nationaux qu’il s’agit de défendre, mais celle des moins-qu’un-pour-cent au pouvoir qui se servent du nationalisme comme bouclier immunitaire derrière lequel ils peuvent mener leurs actions dévastatrices en toute impunité. A ce titre, on pourrait proposer l’expression de décapitalisme, terme alliant le terme capitalisme avec celui de décapitation, pour définir le nouveau cadre national-économique. C’est en effet que le capitalisme de Trump et ses alliés ne se soucie ni des pauvres (auquel l’assurance-santé « Obamacare » sera bientôt retirée), ni des classes moyennes (majoritairement urbaines et ayant voté Clinton), ni des Universités (qui ont précisément eu pour fonction de former ces classes moyennes), ni des médias (auxquels Steve Bannon a conseillé de « la boucler »), ni des femmes (qu’on peut – selon l’élégante formule du nouveau président – « attraper par la chatte (grab them by the pussy) »), ni des noirs, des musulmans, des Mexicains, ni des autres nations en général, ni de l’environnement enfin puisque le changement climatique n’est autre qu’un « canular » inventé par les Chinois. Tel est le décapitalisme, une économie obscène qui s’exerce en décapitant les populations, accomplissant ainsi le vœu secret de l’économie financière : s’extraire enfin du monde des vivants.
            Quelle est la prochaine étape ? Certains parlent aujourd’hui du passage d’un coup d’Etat économique à un coup d’Etat politique, comme Ruth Ben-Ghiat, professeur à New York University. Il est certain que le pouvoir exécutif semble s’être dangereusement autonomisé, que la communication officielle – sous le nom de « faits alternatifs » – ressemble à la propagande d’un 1984, aujourd’hui best-seller des ventes aux USA, que le vocabulaire même de Trump et de ses alliés a pour fonction de faire peur : choisissez « l’option nucléaire », disait récemment Trump aux Républicains afin de valider en force la nomination d’un nouveau juge à la cour suprême. Mais le plus inquiétant n’est hélas pas là. Imaginez un instant qu’un acte terroriste ensanglante les USA dans les jours, les semaines qui viennent ; voilà qui rendrait difficile le mouvement de manifestation actuel contre le Muslim ban, et porterait l’opinion en faveur d’un pouvoir exécutif fort. Et de la guerre, qui est aujourd’hui activement préparée contre plusieurs cibles potentielles (l’Iran, la Chine). Dès lors, pourquoi ne pas envoyer des chars dans les rues pour assurer la sécurité des populations ?
          Ce scénario peut paraître improbable. A ce jour, la population des Etats-Unis, dans sa majorité, n’est pas favorable à Trump. Un coup d’Etat politique supposerait qu’armée, police, et justice soient du côté d’un passage à l’acte anti-démocratique. Mais tous ceux qui aujourd’hui s’opposent dans les rues, dans les aéroports, à la mise en place du décapitalisme, doivent savoir que l’histoire tend à insister, et à se répéter. On croyait impossible que Trump soit le candidat des Républicains, puis impossible qu’il soit président ; réfléchissons à deux fois avant de balayer d’un revers de main l’hypothèse d’un coup d’Etat. Les voix blanches et mâles qui ont voté pour Trump ne sont pas seulement l’écho d’une erreur passagère, elles ont eu le temps de se durcir au feu glacial du néolibéralisme, elles sont armées et souhaiteraient l’être plus encore. Elles aimeraient effacer le mouvement des droits civiques, l’avortement, le droit des femmes, et la remise en cause des genres.
           Face à elles, il y a tous ceux que Trump ne trompe pas. Qui savent que les élites ne sont pas les professeurs ou les journalistes, mais les chefs d’entreprise désormais au pouvoir. Qui ont déferlé en masse le 21 janvier 2017, le jour qui a suivi l’inauguration de la nouvelle présidence. Ils sont aux abords des aéroports pour protester contre le Muslim ban. Ils s’opposent dans les Universités aux conférences des représentants de l’Alt-Right, la droite suprématiste blanche états-unienne. Ils suivent de près le cheminement de certains Démocrates qui croient – avec Bernie Sanders – en « Notre Révolution », mouvement naissant. Ils portent les couleurs de Black Lives Matter. Ils sont avec les Natifs qui s’opposent à la construction d’un oléoduc dans le Dakota du Nord. Ils échangent, s’organisent, et l’angoisse fait alors place à la colère, et la colère devient détermination. L’avenir des Etats-Unis d’Amérique dépend désormais de ceux qui n’offriront pas leur peur en guise de soumission. Au coup d’Etat possible, ils opposeront la nécessité de continuer les luttes pour l’égalité. Devant l’homme qui se croit dans le haut château, se manifesteront les peuples du pays en partage. (Mediapart)
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vendredi 17 février 2017

Grèce: retour de flammes

Mensonge et aveuglement
                                         Alors que le pays s'effondre à bas bruit ... 
...On ne nous avait pas tout dit, à part des informations biaisées ou loin de la vérité.
        Mais certaines choses finissent par se savoir.
  Le FMI savait dès 2010 dans quelle situation inextricable se trouvait la Grèce et que le remède de cheval qui lui était imposé, à titre d'exemple pour les autres surtout et pour sauver les banques, ne pouvait mener qu'à l'impasse ou à la catastrophe économique et sociale.
     Le rôle de JC.Trichet fut majeur dans l'opération.
  Tour le monde mentait. La Grèce, pour les raisons que l'on connaît, avec l'aide complaisante et intéressée de Goldman Sachs, les instances de l'Eurogroupe et le FMI, qui a fini par tenir un double langage, parfois en contradiction avec Bruxelles Berlin.
   IL faut rappeler que la Grèce n'avait pas d'abord vocation à entrer dans l'Eurogroupe, à cause d'une économie trop hétérogène par rapport à celles des pays du Nord, mais que cela se fit quand même, sous la pression de VG d'Estaing, pour des raisons idéologiques.
        Selon La Tribune, le FMI savait que le programme échouerait dès 2010 et F.Godin insiste sur le rôle majeur joué par Jean-Claude Trichet qui a agi comme un obstacle majeur contre toute restructuration de la dette hellénique. La raison en est évidemment la crainte de la contagion, mais l'exposition, alors, des banques françaises et allemandes à la dette grecque (95 milliards d'euros en tout) a joué aussi un rôle majeur. A l'automne 2010, le président de la BCE fera pression sur les gouvernements irlandais et espagnol pour éviter toute restructuration du même type. En avril 2011, il menacera même le nouveau gouvernement irlandais de « jeter une bombe sur Dublin » en forçant le pays à sortir de la zone euro si le programme de « participation des créanciers » promu par la nouvelle majorité était mise en œuvre. Or, en jetant un tabou sur ce sujet, le Français a créé le nœud coulant de la dette qui étrangle encore la Grèce et qui enserre les autres pays jadis sous programme. Idéologue de « l'austérité expansive », terme à la mode alors, il a forcé une solution impossible contre les voix raisonnables du FMI. Les malheurs de la Grèce depuis sept ans y trouvent là leur origine. Une responsabilité qu'il refuse obstinément d'endosser depuis.
       Deuxième conséquence : sur la Grèce, tout le monde a donc menti en mai 2010, du gouvernement grec au FMI en passant par les dirigeants européens et la BCE. Ce mensonge est structurant pour toute l'histoire de la zone euro, particulièrement l'épisode dramatique du premier semestre 2015. Les demandes du premier gouvernement Tsipras, fondée notamment sur une restructuration de la dette et une réduction du niveau de l'austérité, venaient percuter les vérités assénées depuis 2010. Il a fallu briser cette demande par la violence d'un troisième mémorandum, donc d'une poursuite de la logique de 2010, malgré l'évidence contraire de son échec. Le but était en quelque sorte de « forcer la réalité » pour la faire entrer dans une vision définie en 2010. Sept ans de maux du peuple grec, une fracture béante entre le nord et le sud de l'Europe, une humiliation du gouvernement démocratique grec et une situation toujours aussi bloquée auront été les prix à payer de cette tentative sordide de validation des mensonges des dirigeants européens....
        La cacophonie a eu des effets dramatiques, qui n'ont pas fini de se faire sentir.
                  Olivier Blanchard, qui, depuis, a quitté le FMI avait déjà mis en garde dès le 4 mai 2010 : « même en remplissant entièrement toutes les conditions posées, rien ne peut soutenir la croissance contre la contribution négative du secteur public ». Et d'ajouter : « la reprise aura plus vraisemblablement la forme d'un « L » avec une récession plus profonde et plus longue que celle projetée ». Et de conclure : « le schéma de croissance en « V » projetée est beaucoup trop optimiste, il est improbable que les forts gains de productivité puisse jouer un rôle significatif ». Ce mémo prouve que le FMI savait donc parfaitement ce qui allait se passer en Grèce. Les informations de Paul Blustein ont été confirmées par Olivier Blanchard lui-même qui, dans un tweet du mercredi 15 février, a indiqué qu'il « n'a pas fait fuité lui-même » ce document, mais qu'il n'est finalement « pas mécontent qu'il ait fuité »."
      La situation apparaît sans issue tant que l'Allemagne, et surtout Schaüble, maintient sa position dogmatique et étroitement ordolibérale.
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jeudi 16 février 2017

CETA remettre en chantier

Trop tard!?
           Trump a dit non au Tafta
                       Trudeau a dit oui au CETA
                                 Bruxelles dit: oui, mais..


 
  Même revu sur certains points, rendu plus "vendable", l'accord franco-canadien suscite encore bien des critiques légitimes.
   Le libre-échange, c'est bien, mais...
         Le Parlement européen a donc ratifié le Ceta
                    Mais il faut encore. attendre L’accord contesté devra encore avoir l’assentiment des trente-huit parlements nationaux et régionaux de l’Union européenne.
       Le chemin est encore long, car l'accord est contesté par beaucoup d'élus, dont un certain nombre d'eurodéputés et par une large partie de la population informée.
     Les  risques depuis longtemps dénoncés, par des Canadiens eux-mêmes, sont toujours là, à condition de lire entre les lignes et de ne pas se contenter d'une lecture rapide.
    Selon certains,  le Ceta ne serait pas constitutionnel,
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...Le CETA va désormais entrer en application de manière provisoire, à compter d’avril 2017. En tout cas pour les chapitres du traité dont on considère qu’ils relèvent de la compétence exclusive de l’UE. Il s’agit en fait de l’écrasante majorité du traité (environ 95 %), mais pas forcément de ses dispositions les plus controversées, puisque l’ICS, le nouveau mécanisme d’arbitrage entre État et investisseur privé, lui, devra attendre les ratifications nationales avant d’entrer en vigueur.
    En tout, 38 parlements sont censés valider le texte. En France, l’Assemblée nationale et le Sénat auront leur mot à dire. Ce processus peut être très long. À titre d’exemple, l’accord entre l’UE et la Corée du Sud – assez comparable, par son ambition, à celui du CETA – est entré en application provisoire en juillet 2011. Mais il n’a été appliqué de manière définitive qu’en 2015.
      Certains parlements s’annoncent difficiles à convaincre, à Paris notamment. Mais c’est le parlement wallon qui pourrait bien, une fois de plus, focaliser l’attention (en raison de la structure de l’État belge, pas moins de sept parlements seront consultés sur le CETA). Paul Magnette, le président socialiste de la Wallonie, a fixé une série de conditions au déblocage de la crise d’octobre 2016 et il a répété ce mercredi que la Wallonie ne voterait pas le CETA si les conditions négociées l'an dernier n'étaient pas respectées.____________________

mercredi 15 février 2017

Tour d'horizon

__ L'arroseur arrosé  

__ Demain, tous pucés?
                     Vers une traçabilité généralisée?

__ Des colonies israéliennes financées par la galaxie Trump
              Ces dernières années, la famille du gendre de Donald Trump, l’ambassadeur en Israël nommé par le président américain ainsi que le milliardaire lui-même ont versé des centaines de milliers de dollars à des colonies juives en Cisjordanie.
                                                            On comprend que Netanyahou soit content.

__ Il ne nous dit pas tout.

__ :Dernières nouvelles de Fukushima.

__ A la Maison Blanche, ça fait couac.
                                                       Le doute s'installe.

__ Une  fracture sociale à l'allemande.
                                               "..Je vous garantis qu’il y a des endroits où on peut la voir. Bien sûr, quand je parle de pauvreté ici, je ne parle pas de pauvreté comme à Calcutta où vous avez des gens qui meurent de faim au coin de la rue. La pauvreté à Cologne, par exemple, c’est une pauvreté qui se dissimule bien. On se cache parce que l’on a encore plus honte d’être pauvre quand on vit dans une société riche et peu solidaire. Par ailleurs, Heinrich Heine n’a pas écrit pour rien que l’Allemagne est le pays de l’obéissance. Ici, on ne se révolte pas. Et la société allemande a tendance à estimer que celui qui est pauvre n’a pas mérité autre chose, parce qu’il a dû commettre des erreurs, parce qu’il ne sait pas gérer son argent, parce qu’il a bu sa paye, parce que c’est un parasite social, etc. À l’opposé, la richesse est considérée comme la juste récompense de l’effort. Pauvreté et richesse sont appréhendées dans une perspective qui ramène tout au niveau de l’individu et qui ne tient pas du tout compte des conditions générales réelles d’acquisition de la richesse ou de soumission à la pauvreté. C’est absurde. Ainsi, de nombreux laissés-pour-compte se sentent responsables et se perçoivent comme des perdants. Si l’on ne réagit pas, la pauvreté a un effet de dissolvant sur la solidarité et le lien social. La pauvreté a de multiples visages, mais quel que soit ce visage, et quel que soit le niveau de pauvreté, notre devoir est de la combattre...(Christoph Butterwegge)

__ De l'inconvénient d'être pauvre.

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mardi 14 février 2017

Accords dans le sable

Acoords Sykes-Picot
                                 Moyen-Orient; comment en est-on arrivé là?



              Il a fallu attendre le dépeçage de l' Empire Ottoman pour voir émerger secrètement des frontières dessinées par les marchands de tapis anglais et français, qui, quasiment dans le plus pur arbitraire, en fonction des rapports de force du moment et des perspectives d'exploitation pétrolière, instituèrent un nouvel ordre qui allait s'avérer lourd de conséquences jusqu'à aujourd'hui;

      Ce fut l'accord appelé Sykes-Picot, encore mal connu.
                   Un accord mal ficelé et une dee causes majeures du chos actuel.
       Divulgué en novembre 1917par le gouvernement révolutionnaire russe, l'accord Sykes-Picot soulève   l'indignation dans le monde arabe : outre le fait qu'il bafouait le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, il violait les engagements pris, en 1915, par le haut-commissaire britannique en Égypte, sir Henry McMahon (1862-1949), auprès du chérif de La Mecque, Husayn ibn Ali.
Ces promesses, ambiguës et sujettes à des interprétations divergentes, concédaient aux Arabes, en contrepartie de leur aide contre les Turcs, un grand royaume ou leur indépendance dans les territoires délimités par le 37e parallèle, l’Iran, le golfe Persique, l’océan Indien, la mer Rouge et la Méditerranée. Sous certaines réserves – l’exclusion d’Aden, de Mersin et d'Adana (Cilicie) et celle, contestée, des vilayets d’Alep, de Beyrouth et de leurs côtes, la préservation des intérêts britanniques à Bagdad et Bassora –, cet espace devait ainsi englober l’Arabie, la Transjordanie, une grande partie de la Syrie, l’Iraq, voire, selon une autre lecture de la correspondance McMahon-Husayn, la Palestine...
      Il détermina une situation qui fait de Levant et du MO des chantiers permanents et des lieux d'affrontements. 
     La question des frontières devient aujourd'hui plus vive et meurtrière.
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lundi 13 février 2017

Où va-t-on?

Suivez-moi, dit-il.
Mais où?
  On verra bien...
     Il est jeune, beau et gentil avec tout le monde.
         Il deviendra un bon coachnotre futur gourou..
               Et puis, il parle si bien l'english!
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Turquie : vers le sultanat

     Erdogan fait un pas de plus...
             ...Vers le renforcement de son pouvoir personnel et un avenir de plus en plus incertain.
       Après le troublant coup d'Etat manqué, la répression continue.
  La presse, logiquement, en est une des premières victimes.
          Erdogan est en route vers une concentration de pouvoirs encore plus larges.
     Vers une nouvelle forme de sultanat:
....Le projet de réforme constitutionnelle qui doit être soumis à référendum à la mi-avril prévoit le basculement de l’exécutif entre les mains du président sans contre-pouvoir.
      Les électeurs turcs se rendront aux urnes, le 16 avril, poudécider si oui ou non ils acceptent le renforcement des prérogatives du président Recep Tayyip Erdogan, neuf mois après la tentative de putsch qui a failli le renverser dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016. Vendredi 10 février, le chef de l’Etat a signé la loi modifiant la Constitution, ce qui ouvre la voie à l’organisation d’un référendum pour une « hyperprésidence », une concentration des pouvoirs dans les mains d’un seul homme, à un niveau jamais vu en Turquie ....
    Au-delà du costume d’« hyperprésident » que M. Erdogan est pressé d’endosser, un nouveau roman national est en train d’émerger. « On va reconstruire l’Etat à partir de zéro », avait-il prévenu quelques jours après le putsch manqué du 15 juillet 2016. La rupture n’est pas nouvelle. Depuis leur arrivée au pouvoir en 2002, les islamo-conservateurs n’ont qu’une idée en tête : « fermer la parenthèse du kémalisme ». Pour eux, le projet modernisateur de Mustafa Kemal, dit Atatürk, la figure tutélaire du pays, a manqué son but. La laïcité tout comme l’arrimage à l’Occident sont des orientations dépassées...
     C'est le soutien confirmé à l'islamisme à la turque et la fin définitive du kémalisme
     On assiste au passage de ce qu'on a appelé une démocrature à une nouvelle forme de dictature...
         Le silence  de l'Europe est assez assourdissant face au caratère louvoyant de la politique d'Ankara.
    Avec l'Allemagne,  l'ambiguïté est de rigueur.
     Le rapprochement tardif avec Moscou sur la question syrienne est parfaitement intéressée et instable.
         Outre les problèmes énergétiques, la question kurde reste plus que jamais dans les préoccupations du régime, dont la paradoxale popularité ne se dément pas.
    La Turquie est partie pour des aventures périlleuses, comme beaucoup de voix d'opposants, souvent partis du pays, le disent à forte voix, comme Asli Erdogan.
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_ Le retour de l'ordre islamique
_ Islamisation de la modernité:
                 "...C'est à partir de cette perspective qu'apparaît une autre constante d'Erdogan, en l'espèce, sa capacité à rebondir et son habilité, sinon son flair politique. Celui-ci lui a manqué au moment des printemps arabes, lorsqu'il a été littéralement intoxiqué par les fausses informations ou les approximations fournies par les opposants, islamistes ou pas (relayées avec complaisances par les médias, occidentaux notamment), aux régimes autoritaires et "laïcs" en place en Tunisie, Egypte, Lybie, et surtout en Syrie.
     Mais sa résilience personnelle est apparue au grand jour lorsqu'après un revers aux législatives du printemps 2015, il a réussi à rebondir, opportunément, lors d'une "session de rattrapage" quelques mois plus tard, servi par un mystérieux attentat en octobre de la même année qui loin de le desservir lui a permis de rallier une partie de la population inquiète d'un saut dans l'inconnu et à nouveau séduite par la rhétorique de l'homme fort, seul capable de stabiliser le pays.
    De même que sa capacité à terrasser ses opposants issus de la puissance confrérie guleniste (autrefois alliée) et les derniers kemalistes de l'armée et au sein de l'appareil judiciaire, s'est concrétisée à la faveur du coup d'Etat manqué de juillet 2016 (ce que l'on a aussi appelé le "coup dans le coup"). Cependant, cette possible renaissance d'une AKP enfin sortie d'une zone intense de turbulence reste sous la menace d'une "épée de Damoclès" avec la question kurde, qui menace l'unité nationale, et qu'Erdogan aurait à dessein réactivée dans une fuite en avant nationaliste, afin de rassembler de la façon la plus large autour de lui et aussi pour faire taire les critiques visant sa politique étrangère ou les performances économiques, moins brillantes que par le passé.
    Cette épineuse question, d'une forme de soutien à ce que certains n'hésitent plus à qualifier de stratégie d'entrisme frero-musulman, ou de diplomatie "géo-culturelle" en France, et ailleurs en Europe, explique, en grande partie, la perception biaisée voire irrité qui caractérise, désormais, la relation entre la Turquie et l'UE, notamment quant au cahier des charges qu'elle entend imposer, non sans résistance, à Ankara.
   Il est aussi une autre question complexe, tout aussi polémique, quant à la réelle capacité, voire la volonté d'Ankara d'aider l'UE dans sa nouvelle politique migratoire, à l'aune des six milliards d'euros que les Européens ont promis de mettre à disposition d'Ankara pour éviter que les migrants ne se rendent en Europe.
    Autant d'incertitudes qui doivent amener les occidentaux à juger, à l'avenir, le pays moins quant à ses comportements passés voire son discours souvent maximaliste, mais sur ses actes et sa capacité à sortir d'une certaine ambiguïté, en particulier en politique étrangère. Ainsi, et alors qu'il n'existe pas de consensus sur le fait de savoir si la Turquie est aujourd'hui ou pas une "République islamique" ou est en passe de le devenir, une question majeure reste de savoir si Erdogan cherche véritablement à moderniser l'islam comme il le prétend parfois ou est-ce qu'il ne vise pas plutôt islamiser la modernité, y compris par le biais de relais pro-turcs en Europe ?..
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dimanche 12 février 2017

Un peu de tout

__ Mille et une raisons de faire du vélo.
                                                              C'est le moment de (re)commencer.     On y gagne.

__ C'est aussi le moment de sortir, ici, ou....ou .


__  Facebook m'a tuer!

                                   C'était juste un petit bug...

__ On a (presque) tout appris aux Anglais.

                                                   Qu'est-ce qu'on dit?  Thank you!
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__ Macron l'affirme: il est dur d'être patron.

                                         Plus dur d'être d'être patron que salarié.

                  Il a enfin trouvé son coach.

             Il est vraiment le meilleur...in english!
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__ J'aurais pas dû, dit Isabelle ..
          Bof, ce n'est pas une affaire! dit Patrick..
                Il faut rester serein.
     Les gens sont jaloux et méchants.
Les époux vivaient grand train, en se disant pauvres comme Job...
                             Une longue histoire..
_______ Habitués au luxe de Neuilly et aux charmes de Levallois, ils avaient pris quelques habitudes .Faut les comprendre!
__ Marrakech et St Matin sont si proches de la banlieue...
La frontière entre vie privée et intérêts publics était restée floue..
On aurait dû leur expliquer.
      Et puis quelques problèmes de mémoire les ont desservis.        Normal, à un certain âge.
Dure la condition d'élu!
   Tant de soucis! et il faudrait encore être honnête...Pff!
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samedi 11 février 2017

Vers une nouvelle bulle financière?

Les banquiers sont souvent muets.
                                             Comme leurs coffres.
             Ils sont rares, mais ils existent, ceux qui s'expriment de manière libre, en sortant de leur jargon technique, de la langue de bois propre au milieu, et qui osent prendre du recul par rapport à leur activité et aux opérations banquières et financières en général, prenant des risques pour émettre des jugements sur ce monde abscons, ses mécanismes et ses ressorts, ses risques aussi, surtout aujourd'hui où l'activité financière a pris une telle place en matière économique. Elle n'est pas neutre et détermine le domaine de la production, des échanges et ce A.Smith appelait la "richesse des nations"..
     L'ex-banquier JM Naulot nous a habitué à parler de son métier sans tabou, de manière critique, à émettre des jugements sur le monde financier, sa prétendue opacité, ses mécanismes, ses crises, notamment les plus récentes, en pointant l'aspect politique de certains choix en la matière et leurs conséquences parfois planétaires.
     Selon lui, la crise n'est pas finie, malgré tous les démentis officiels et toutes les proclamations de ceux-la même qui en furent à l'origine et qui semblent avoir tout oublié.
       Il y a des signes qui ne trompent pas, malgré l'apparence, et qui n'annoncent rien de bon. Sans jouer au prophète, l'auteur lance seulement un avertissement pour éviter une nouvelle et grave dérive.
Roubini et Jorion, qui voyaient venir l'effondrement de 2008, ne furent pas pris au sérieux...
             La situation financière actuelle n'est pas faite pour rassurer Naulot et les zig-zag d'un Trump se reposant sur Goldman Sachs laisse mal augurer de l'avenir:
             Mon expérience de banquier et de régulateur des marchés financiers me fait dire que le pire est malheureusement devant nous. Nous avons eu un aperçu de ce que pouvait être un effondrement avec la crise de 2008. La finance en faillite a alors fait sombrer l’économie mondiale, exploser les inégalités, bondir la dette publique et disparaître la confiance. Les dirigeants occidentaux nous ont vendu voici trente ans le rêve du tout-libéral qui dope la croissance ! Ce rêve n’était qu’une chimère, comme l’était un fédéralisme européen reposant sur la monnaie unique. Les risques d’un véritable effondrement sont là.   Si nos dirigeants refusent tout examen de conscience, veulent à tout prix «maintenir le cap», continuent à faire des discours comme on récite un catéchisme, ils nous emmèneront tout droit dans le mur. Par leur obstination, ce sont eux qui font monter les «populismes» ! Et ils ont en outre l’audace de nous dire que si la crise est là, c’est parce qu’on les a empêchés d’en faire davantage ! La crise financière est indissociable d’une crise bien plus profonde, celle d’un libéralisme économique à bout de souffle.
        Au point de détruire le système libéral ?
    Oui ! Jacques Rueff, un grand économiste libéral, évoquait «ce régime absurde et insensé de l’économie libérée qui est la négation même de l’économie libérale». C’est précisément la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Le capitalisme sans un Etat qui protège et sans un minimum de gouvernance internationale, c’est un système qui secrète la pauvreté, la violence et la confrontation. Certains observateurs se laissent impressionner par les chiffres du chômage dans la société anglo-saxonne mais la réalité est différente des statistiques officielles. Si le taux de chômage américain est de 5 %, c’est parce qu’il est régulièrement «nettoyé». Le prix Nobel d’économie Paul Krugman nous dit qu’il faudrait le multiplier par trois. Selon un autre prix Nobel, Joseph Stiglitz, les salaires réels des classes moyennes américaines n’ont pas bougé depuis les années 90. Une petite minorité capte la plus grande partie des richesses. Les Etats-Unis comptent 3,5 millions d’enfants qui dorment dans la rue et 15 % des Américains se nourrissent avec des bons alimentaires. Voilà la réalité de la société ultralibérale !
       Mais ce monde au bord de l’effondrement n’a-t-il pas fait des réformes ?
  Si, et parfois même très lourdes. Mais ce sont des corrections qui ne s’attaquent pas au problème de fond, à savoir le déséquilibre entre la sphère financière et l’économie réelle. Ce n’est pas en corrigeant à la marge le système financier que nous sortirons des crises. J’évoque dans mon livre quelques réformes simples qui pourraient être faites dans des délais courts sans perturber les marchés financiers. Ne pas le faire est irresponsable.
     L'auteur est exagérément pessimiste, diront certains. Non, lucide, diront les plus avertis.
  Les bulles peuvent être limitées ou sectorielles, comme la bulle étudiante ou d'autres, qui se profilent aux USA, mais elle peut être de plus grande ampleur..
    Le FMI lui-même exprime ses craintes. Tôt ou tard, le phénomène nous pend au nez.
        Le capital fictif compromet notre avenir.
                        C'est une baudruche qu'on peut redouter.
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