dimanche 25 septembre 2016

Récré


__ La Physique Quantique, c'est tout simple.


__ Un colloque, ça se prépare...


__ Humour de toutes les couleurs.


__ Parfois le noir va bien...avec modération.


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vendredi 23 septembre 2016

Il a raison, Gérard

  Une chance.         
                   Exilé volontaire depuis quelques années, notre Gégé (ex-) national a gagné en recul sur sa tribu d'origine.
    Son regard s'est affiné, son jugement s'est pondéré et nuancé avec l'âge et la sagesse qui vient avec.
   Il pourrait devenir avantageusement un excellent conseiller pour le futur Président.
      Ses solides connaissances internationales seraient grandement utiles aux Affaires étrangères, par exemple.
   Ses nombreux périples, belges et russes notamment, lui ont donné une  expérience.exceptionnelle.
    Poutine étant son idole, on pourrait établir des liens commerciaux intéressants avec Moscou, et pas seulement pour les hydrocarbures. Ça pourrait gazer mieux pour notre économie.
    Plus que du bons sens, il a acquis une clairvoyance qu'on nous envie ailleurs.
      Des jugements qui impressionnent par leur pertinence.
          Avec lui, notre pauvre pays comptera certainement moins d'imbéciles.
              Carla est bien d'accord. 
   Mais..il en fait aussi partie même pour le pire...
              La tâche ne s'annonce pas simple...
                       Y a du boulot. Va z'y Gégé!
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jeudi 22 septembre 2016

Remous dans la pensée économique

      Crises en cours   
                         Régulièrement, la pensée économique connaît des périodes de remises en question et parfois de vifs conflits.
     Et pas sur des queues de cerises. Et pas seulement en France.
         Car l'économie est une discipline dont les enjeux ne sont pas sans incidences sur notre vie quotidienne.
        C'est assez excessif de parler de guerre à propos du  petit affrontement entre des théoriciens de l'économie.
    La querelle n'est cependant pas anodine, car de la vision de certains économistes dépendent souvent de décisions politiques de fond , de choix de société  qui ne sont pas neutres. Et d'autre part, les choix politiques dominants ne sont pas sans influencer certains postulats en recherche économique..
     Une économie fondée sur des principes néolibéraux, issus de la  pensée de l'école de Chicago, de tendance reaganienne et thatcherienne, ne peut avoir les mêmes impacts sur les décideurs que celle fondée sur les notions de redistributions, de solidarité, de politique monétaire et sociale progressiste.. On le voit avec le débat autour des études de T.Piketty, en France comme aux USA, où la réflexion sur les sources des inégalités croissantes devient l'objet des recherches?
     Entre les"bons", qui ont pignon sur écran, souvent engagés dans des conseils bancaires, et les hétérodoxes, qui exercent leur esprit critique sur les données de l'économie dominante, il y a plus que des détails. Un engagement de fond sur les questions de société.
     Le problème s'est récemment posé à propos des thèses de Jean Tirole, à l'époque on soulignait que l'économie n'est pas une science dure, comme le soulignait déjà Levi-Strauss, qu'elles comporte de grandes marges de choix et d'incertitudes, d' a priori et d'impensés. 
     La crise a bien montré à quel point beaucoup se sont trompés. Une certaine pensée économique peut même être une imposture, en fonction de certains choix préalables non interrogés..Son enseignement devrait être revu et il est des présupposés à repenser, un formalisme mathématique qui interdit tout débat de fond...
     La plupart n'ont rien vu venir, comme certains l'ont reconnu.  Il arrive même qu'on puisse dire tout et le contraire de tout.       Cela relativise un peu...(*)
          [ -Krugman fustigeait naguère "la cécité de la profession sur la possibilité de défaillances catastrophiques dans une économie de marché"."Durant l’âge d’or, les économistes financiers en vinrent à croire que les marchés étaient fondamentalement stables - que les actions et autres actifs étaient toujours cotés à leur juste prix"---- M. Greenspan avouait qu’il était dans un état d’ « incrédulité choquée » car « l’ensemble de l’édifice intellectuel » s’était « effondré ». Cet effondrement de l’édifice intellectuel étant aussi un effondrement du monde réel de marchés, le résultat s’est traduit par une grave récession"( P.K.)_« Lorsque dans un pays le développement du capital devient un sous-produit de l’activité d’un casino, le travail est susceptible d’être bâclé. », disait Keynes.]
      Bref, une "science" en question, souvent aveugle à ses postulats.
          C'est que la discipline économique n'est pas une science exacte, comme le reconnaissait Lévi-Strauss, comme l'admettent la plupart des économistes un peu honnêtes. Les mathématiques, qui prennent souvent une place démesurée dans la discipline, ne sont pas un gage de scientificité.
    Ce n'est pas la guerre mais un affrontement normal  sur le statut, la fonction, la rigueur d'études qui sont parfois menées avec des lunettes à courte vue libérale, des préjugés assumés, parfois des engagements tus.
    Une science imparfaite, à pratiquer avec beaucoup de circonspection, de prudence. Ce qui n'exclut pas l'audace.
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                  (*) A propos de la dernière crise, qui dure...« Comment se fait-il que personne n’ait rien vu venir ? », s’enquit la reine d’Angleterre en visite à la London School of Economics en novembre 2008. Elle aurait même laissé échapper : « C’est affreux ! » N’avoir rien « vu venir » ne fut pas la seule faute des économistes, qui représentent assurément l’une des professions les plus remises en cause par la crise financière. Leur hypothèse d’efficience des marchés avait servi à justifier les politiques de dérégulation, largement responsables de la catastrophe des subprimes.
   « La science économique a été au mieux spectaculairement inutile, au pire carrément nocive », résume l’économiste et éditorialiste du New York Times Paul Krugman. Tétanisés devant la dégringolade irrésistible des Bourses mondiales, la plupart des économistes avaient ainsi eu l’humilité de reconnaître les limites de la macroéconomie contemporaine, issue du courant des « anticipations rationnelles » des années 1970 et héritière du cadre néoclassique élaboré à la fin du XIXe siècle et qui domine le champ depuis l’après guerre.Lorsque les Bourses ont dévissé dans le sillage de Lehman Brothers à l’automne 2008, les modèles sophistiqués des pontes de l’université de Chicago ne furent d’aucun secours. Comme le dit Paul Krugman, il a fallu retrouver la « sagesse des Anciens », perdue durant l’« Âge sombre» de la macroéconomie, et sortir des oubliettes les auteurs post-Grande Dépression, dont l’approche, globale et non pas segmentaire et individualiste, fournit une compréhension synthétique et systémique des crises.
       Quelle mouche a donc piqué des économistes aussi respectables que Pierre Cahuc et André Zylberberg ? Dans un livre dont un récent numéro de Challenge fait sa couverture, ils dénient toute légitimité aux nombreux confrères qui ont le tort de ne pas penser comme eux, allant jusqu’à les traiter de négationnistes et à suggérer l'éradication de leurs travaux dans le sous-titre (« comment s’en débarrasser »). Eux qui ne jurent que par les revues scientifiques ne dédaignent pas de vilipender leurs collègues dans un livre destiné au grand public et dans la presse généraliste.
    Claude Lévi-Strauss raillait la prétention des sciences sociales à asseoir leur légitimité en s’abusant sur la fiabilité de leurs méthodes. Certains économistes croient établir leur respectabilité en présentant l’économie comme une science exacte, où des vérités pourraient être établies de manière expérimentale de la même manière qu’en physique, ou démontrées comme en mathématiques à partir d’un système d’axiomes auxquels le monde réel aurait la bonne grâce de se conformer. Il n’en est rien.
      De nombreux auteurs, comme André Orléan, Philippe Aghion ou Pierre-Noël Giraud, ont appelé les économistes à plus de modestie et à plus de réflexion critique sur l’épistémologie de leur domaine d’étude. Les cas d’expériences contrôlées, où l’on compare deux populations en étant sûr de bien prendre en compte toutes leurs différences significatives, sont exceptionnels en économie. L’économétrie est un outil puissant. Encore faut-il considérer tous les paramètres qui ont une influence sur les relations observées et s’assurer que le contexte dans lequel les observations ont été faites est suffisamment proche de celui auquel on veut les transposer.
Le dossier de Challenge autour du brûlot de Pierre Cahuc cite d’ailleurs de nombreux cas problématiques. Ainsi, selon ses rédacteurs, une augmentation du salaire minimal sur l’emploi peut avoir des effets favorables aux États-Unis, mais désastreux en France. Patrick Artus y explique dans un encart que Ricardo et Keynes, malgré leur opposition célèbre, auraient tous les deux raison, tout dépendant du contexte.
      Bref, l’économie abonde en vérités en deçà des Pyrénées qui deviennent des erreurs au-delà, et c’est souvent longtemps après qu’une mesure catastrophique a été mise en place sur l’injonction de savants économistes que d’autres économistes peuvent expliquer en quoi le contexte différait au point de rendre la thérapeutique inadaptée voire dangereuse. Keynes résumait cette situation en déclarant que « les hommes politiques sont les esclaves d’économistes morts »....
      La controverse est loin d’être close et les hypothèses que tel ou tel modèle met en œuvre doivent faire l’objet de critiques, de débats et de tests. Un résultat important du travail de Gilles Koléda est de montrer la fragilité du dogme constamment invoqué depuis trente ans pour subventionner les emplois peu qualifiés au détriment de la compétitivité des secteurs les plus exposés à la concurrence internationale. Nous ne contestons pas que ces mesures en faveur des seuls bas salaires sont favorables à court terme à l’emploi peu qualifié, mais nous constatons qu’elles pèsent sur la compétitivité des entreprises, donc sur la bonne santé de notre économie, et qu’elles créent des trappes à emplois faiblement qualifiés en rendant ceux-ci artificiellement bon marché....
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- Sortir de la pensée unique
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mercredi 21 septembre 2016

Plus Gaulois que moi...

Quand l'histoire redescend dans l'arène
                                                                 Une grand classique
             La fable sarkozienne de retour.
                          Voici revenir les temps des (pré)campagnes électorales et l'éclosion des idées simples, trop simples.
      Il faut frapper les esprits endormis et faire feu de tous bois en réveillant de vieux mythes historiques et susciter attention et adhésions. L'histoire est régulièrement convoquée.
   Mais, trop souvent, l'histoire à la petite semaine.
        Revient le plat mal réchauffé de l'identité nationale, cette pente glissante, propre à tous les dérapages, qui, obsessionnellement répété, finit par ne plus avoir grand sens, comme une nébuleuse floue, objet de toutes les idées simples et de tous les amalgames, de toutes les arrière-pensées..
    Donc, il nous refait le coup, audacieux mais un peu empêtré; nous sommes tous des Gaulois, même descendants de Magyars ou petit-fils de Zorba..
      Comme si l'injonction d'assimilation à une culture avait besoin de passer par des idées simplistes.
     La manipulation des symboles et les approximations historiques ont  souvent servi les ambitions des bateleurs de préau d'école en mal de notoriété. Parler à l'inconscient des gens, même sous les formes les plus grossières, n'a pas fait reculer celui qui veut gagner les émotions, faute de gagner les intelligence.
      Revisiter l'histoire avec de gros sabots, tordre et instrumentaliser les faits de manière intéressée sur le théâtre politique ne trompent pourtant pas longtemps.
                Evoquer l'histoire avec un minimum de sérieux demande un autre esprit, d'autres moyens et d'autres circonstances.
        Les Gaulois  (noms donnés par les Romains) ne formaient pas un groupe homogène,encore moins une nation. On a beaucoup fabulé sur une réalité historique complexe .. Il y avait des peuples gaulois.
       Il faut du temps et des connaissances pour faire la part des choses et éventuellement déconstruire modestement certains mythes historiques pour façonner une image un peu moins floue de ce que l'on peut savoir de nos origines.
    L'histoire de France élaborée à une époque bien particulière par Lavisse, qui a forgé l'esprit patriotique de nos grands pères, cette histoire largement mythique et hagiographique, n'a pas encore déserté certains manuels ou certains discours engagés.     Lavisse reste encore parfois un peu présent dans les esprits, lui qui disait: « Il y a dans le passé le plus lointain une poésie qu'il faut verser dans les jeunes âmes pour y fortifier le sentiment patriotique. Faisons-leur aimer nos ancêtres les Gaulois et les forêts des druides, Charles Martel à Poitiers, Roland à Roncevaux, Godefroi de Bouillon à Jérusalem, Jeanne d'Arc, Bayard, tous nos héros du passé, même enveloppés de légendes car c'est un malheur que nos légendes s'oublient, que nous n'ayons plus de contes du foyer, et que, sur tous les points de la France, on entende pour toute poésie que les refrains orduriers et bêtes, venus de Paris. Un pays comme la France ne peut vivre sans poésie.
     Il est toujours important de s'attacher à une histoire bien enseignée, qui permette de contribuer à entretenir une mémoire essentielle, à construire un  civisme et une  vraie identité, à mieux comprendre le présent pour mieux préparer l'avenir.
          La défense de l'histoire n’est jamais bien loin de la défense de la démocratie.
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_ Les gaulois sont dans la peine
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mardi 20 septembre 2016

Beau Danube bleu

         Ce fut une belle rencontre
                On pensait à une révolution à Bruxelles.
     Que Juncker allait partir en guerre.
          Y fallait que ça change!
     Enfin! on allait  s'occuper des gens, .disait-on. L'Europe des peuples: pas une mauvaise idée.
    La question n'était pas mineure: comment sortir d'un marasme mortel, redonner vie à une Europe en panne?
    Ce fut décidé: on alla à Bratislava.
         Il faisait beau, l'ambiance était bonne, le repas copieux, la photo réussie et il fut surtout question de....sécurité 
        Ce fut une jolie croisière sur le Danube, affirma celui qui eut l'impression d'avoir été mené en bateau, loin des problèmes de l'heure et de leur urgence.
     "Si nous devons passer l'après-midi à écrire des documents sans âme ni horizon, qu'ils le fassent eux-mêmes", dit-il de ses partenaires européens. "A Bratislava, nous avons eu droit à une jolie croisière sur le Danube, mais j'espérais des réponses à la crise provoquée par le Brexit, et pas simplement un tour en bateau."
      L' Europe, à bout de course, attendra.
            La peur de  l’implosion  sembla être sortie des esprits...
   On se demande si le morose Claude Juncker a encore la foi.L'affaire Barroso lui était sans doute restée sur l'estomac.et peut-être n'aime-t-il pas naviguer, même sur le beau Danube bleu.
      Le commissaire européen Pierre Moscovici s’en était pris, la semaine dernière, à « une nouvelle pensée unique, défaitiste et paresseuse [selon laquelle] le projet européen est en train de mourir ». Il s’était vivement opposé, devant des journalistes français réunis à Bruxelles, à ce discours en vogue sur la « sclérose lente » de l’Europe dont se délectent les « populistes » de tout bord, convaincu que l’UE reste « une idée d’avenir ». À écouter son patron, Jean-Claude Juncker, prononcer mercredi à Strasbourg les premières lignes de son traditionnel discours sur l’état de l’Union, il semble que le « défaitisme » menace de gagner aussi les plus hautes sphères du pouvoir bruxellois. « Je n’ai jamais vu aussi peu de bases communes entre États membres. Et si peu de secteurs dans lesquels ils acceptent de travailler ensemble », a prévenu d’entrée de jeu le président de la Commission, qui navigue pourtant dans les sphères européennes depuis une trentaine d’années. « Je n’ai jamais vu des gouvernements nationaux à ce point affaiblis par les forces du populisme, et paralysés par le risque d’une défaite lors de prochaines élections », a poursuivi Juncker, alors que la France, les Pays-Bas et l’Allemagne organisent l’an prochain des élections législatives et/ou présidentielle. Le Luxembourgeois a évoqué une « crise existentielle » du projet européen. « Nous respectons et regrettons la décision du Royaume-Uni, mais l’existence de l’UE, en soi, n’est pas menacée », a-t-il toutefois nuancé plus loin, pour couper court aux prophètes de mauvais augure....
    Il fallait bien une journée ensemble et une croisière-party pour se remonter le moral..
                  Il n'y a que la foi qui sauve...
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lundi 19 septembre 2016

L'aplomb est un art...

Qui se travaille...
                            De l'audace, toujours de l'audace!...
  Dans l'arène politique, surtout en périodes sensibles, le verbe tend  à prendre le haut de la tribune, la politique étant souvent un sport de combat, comme le reconnaissaient déjà Machiavel et Swift à sa manière.
     Comme à la guerre, la vérité est la première victime d'affrontements parfois sans nuances et sans fleurs, surtout quand les enjeux de personnes supplantent les débats d'idées.
    Il y a ceux qui disent toujours jamais.
       En s'aventurant sur des terrains mouvants.
            En renvoyant la balle...
     Ceux qui oublient vite qu'ils ont ouvert la bouche trop vite.
       Outre la langue de bois et la rhétorique de circonstance annonçant ce qui ne se fera pas, il y a un pari sur l'effet du moment et l'oubli progressif de paroles lancées.
   Certes, la politique est l'art du possible, mais devrait être aussi l'art du courage et de la vérité, d'une certains exigence modeste de vérité, quoi qu'il en coûte.(*)
   Des paradoxes vivants  hantent notre politique spectacle, notre hyperprésidence en déclin, nos institutions dévoyées, qui fragilisent la démocratie, faisant oublier le goût du vrai (parfois seulement du mentir vrai).
                   Epiménide s'y retrouverait-il? 
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(*) ... Quarante-cinq ans plus tard, l'admonestation de Mendès n'a rien perdu de son éclat : nous vivons dans un système qui ne veut voir qu'une seule tête, étouffe le débat public, méprise le citoyen, dégrade la politique ; aujourd'hui comme hier...
     Venu à l'action publique dès la fin des années 1920 par admiration pour la rigueur efficace d'un homme de droite intègre, Raymond Poincaré (qu'il jugeait néanmoins trop éloigné des réalités sociales), Pierre Mendès France allait évoluer jusqu'à déclarer, en 1959, devant le nouveau parti socialiste autonome (PSA), auquel il devait adhérer après son exclusion du parti radical : « Le socialisme est le prolongement normal de la démocratie parce qu'il fait entrer dans le domaine des décisions politiques la vie économique et sociale qui s'en trouvait exclue dans le cadre libéral. »
    Admirateur de Roosevelt, il pensait qu'un contrat doit lier un responsable et ceux qui l'ont élu, pour sortir leur pays de l'ornière : définir une politique et en rendre compte, éclairer l'opinion plutôt que l'endormir, voilà ce à quoi il s'attela dès qu'il fut désigné président du conseil, en juin 1954, au lendemain de la raclée de Diên Biên Phu, quand la France apparaissait au trente-sixième dessous. Chaque dimanche, PMF allait se lancer dans une causerie radiophonique, histoire d'établir et de maintenir le contact avec ses mandants..
   Mendès, alors moderne dans son type d'intervention, n'annonçait pas la société du spectacle. Il croyait le pays majeur et les électeurs respectables. Il refusait le pouvoir à n'importe quel prix. Il affirmait : « L'intégrité dans la vie publique est au moins aussi nécessaire que dans la vie privée. » Persuadé, après Gambetta (discours au Théâtre du Château d'Eau le 20 octobre 1878), que « la République, c'est la forme qui emporte le fond », Pierre Mendès France causait parce qu'il avait quelque chose à dire....
    Il ajoutait: « L'usage de la télévision a entraîné une dégradation civique supplémentaire. Elle devait populariser, démocratiser la politique ; elle a, au contraire, reproduit sur une échelle plus vaste encore les défauts de l'ancien système. Le théâtre politique est plus ouvert mais plus faussé, plus falsifié, plus censuré que jamais. Il est plus que jamais un théâtre de vedettes. »...
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dimanche 18 septembre 2016

Au fil du net

__ Encore un sucre?

__ Fusion et histoire à problèmes.


__ C'est bon pour l' Afrique, devenue poubelle du monde riche.

__  La langue de bois a de l'avenir.

__ C'est la faute aux vieux!  

__ Etats-Unis: toujours généreux.

__  Athènes: le courant ne passe plus.

__   Les seniors allemands moins bien lotis que les Français.

__  Des victimes sans valeur? 

__  La Croatie aussi...
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samedi 17 septembre 2016

Les banques, encore

Banques bancales
                            Non, tout ne va pas pour le mieux dans le système bancaire, que les Etats avaient, dit-on, assaini. Les banques étaient, nous disait-on, de nouveau en état de marche, après avoir été sauvées par les Etats, l'argent public, après leurs dérapages encouragés par des politiques irresponsables.
        On reparle du secteur bancaire italien, qui serait actuellement plombé par 360 milliards d’euros de créances douteuses, des crédits que les banques ont peu de chances de recouvrer ; en somme, des dettes irrécupérables, en partie ou en totalité. C’est l’équivalent de 22 % de la richesse produite par le pays l’an dernier...
Des mécanismes ignorés
         ¨Pire, en Europe, la chute des valeurs bancaires est plus rapide que pendant la crise des subprimes:
        Les banques européennes ont perdu près d'un quart de leur valeur en Bourse depuis le début de l'année, soit plus de 240 milliards de dollars. En France, les actions Société générale, Crédit Agricole et BNP Paribas ont perdu près de 30%. Les actions des grandes banques européennes sont au coeur des préoccupations des investisseurs et dégringolent plus brutalement qu'elles ne l'avaient fait en 2008, au début de la crise financière. L'indice bancaire du STOXX Europe 600 a perdu 24% depuis le début de l'année, contre 17% sur la même période il y a huit ans. L'accumulation des inquiétudes macro-économiques menace ainsi de défaire ce qui avait été construit en huit ans pour réduire les coûts, équilibrer les bilans et se protéger contre le risque. La chute des cours du pétrole, l'explosion des coûts technologiques et la volatilité des marchés ne sont que quelques-uns des facteurs qui placent les banques au centre des préoccupations des investisseurs. Il faut y ajouter le poids des créances douteuses et les taux d'intérêt négatifs qui menacent les marges nettes d'intérêt et pourraient conduire les banques à facturer les comptes courants. Dans ce contexte, Deutsche Bank, UniCredit et Credit Suisse ont vu leurs actions chuter deux fois plus qu'elles ne l'avaient fait sur la même période au début de 2008...
            Si le diagnostic est bon, il y a du souci à se faire sur le redressement réclamé par Juncker à Bratislava, qui regarde ailleurs....
                      Depuis longtemps, on sait que la Deutsche Bank donne des cheveux blancs à plus d'un politique, jusqu'à New York. Elle n'est pas la seule à s'être faite remarquer par ses malversations, mais son cas est hautement symbolique et problématique.
      Le géant allemand est d’abord considéré comme l’une des banques les plus systémiques au monde, c’est-à-dire dont un éventuel défaut pourrait provoquer un effet de dominos sur le système financier mondial.
    Surtout, la banque allemande, qui a démontré une culture de risque excessive par le passé, n’inspire pas confiance. Au point que les marchés aiment se faire peur en lançant, tous les deux mois environ, une rumeur de faillite de l’institution.
      Sans parler du coûteux sauvetage du système financier d'Outre Pyrénées.
              On n'est pas sorti de l'auberge (espagnole), qui ne se porte mieux qu'en apparence:
      Le « coût pour le contribuable » ne s'est pas uniquement traduit par des hausses d'impôts, c'est un coût pour la société espagnole dans son ensemble. D'autant que, en s'endettant pour sauver ses banques, l'Espagne, comme les autres pays, a dû se soumettre à un programme « d'ajustement » défini par l'UE qui a accéléré la récession causée par l'éclatement de la bulle immobilière. Les coupes claires dans les dépenses publiques ont ainsi touché des secteurs essentiels pour l'avenir du pays comme la santé, l'éducation ou la recherche. Elles ont aussi conduit à une déstabilisation politique en contribuant à détruire le bipartisme traditionnel. Depuis le 20 décembre dernier et malgré deux élections, le pays - par ailleurs touché par un réveil du sécessionnisme en Catalogne à laquelle la crise a pris sa part - est sans majorité. Les conséquences de cette lourde facture sont donc importantes : elles se font, du reste, encore sentir économiquement. Pour ménager son électorat, le gouvernement Rajoy a stoppé la consolidation budgétaire en 2015, alors que, en raison de ces pertes, le déficit est demeuré élevé. La Commission européenne lui demande désormais de nouvelles coupes budgétaires pour 2017 et 2018.
         On peut se demander si les banques changeront un jour...telles qu'elles fonctionnent depuis qu'on leur a donné tout pouvoir sur les réglementations d'Etats défaillants.
      L'horizon économique du coup n'est pas à l'abri d'une nouvelle tempête financière:
          « Nous sommes six ans après la crise financière et la confiance dans les banques n’est toujours pas revenue », dit un ancien chef analyste de Lehman Brothers cité par le Wall Street Journal. Et c’est bien l’un des problèmes. Depuis la crise financière de 2008, aucune action décisive n’a été menée pour en finir avec l’opacité, la complexité, mais aussi la vulnérabilité du système bancaire international, en dépit des déclarations des responsables politiques et des régulateurs. Résultat : tout le secteur bancaire est de nouveau sous tension.
        Aux USA, le retour des mauvaises habitudes se manifeste et, avec le retour de nouvelles bulles, on peut à nouveau craindre le pire.
           ...Comme pour les prêts hypothécaires douteux d’il y a dix ans, ces « subprime auto loan » ou « prêts automobiles à risque » ont été titrisés par les banques et redistribués aux investisseurs via divers produits financiers. Lorsque le taux de défaillance deviendra intenable et que les pertes s’accumuleront, à plus forte raison lorsque les premiers véhicules achetés arriveront en fin de vie et devront être remplacés (dans un an ? deux ans ?), comment pourra-t-on récupérer la valeur des millions de prêts en défaut ? Car, puisque les clients ne seront plus solvables et qu’il ne sera plus possible de tirer quoi que ce soit d’une éventuelle vente des véhicules (trop vieux, plus cotés…), alors tous ces prêts ne vaudront réellement plus rien, eux non plus, et on assistera de nouveau à des faillites bancaires retentissantes...
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vendredi 16 septembre 2016

Bien souvent climat varie

En  Sarkozie aussi
                                     A moins que ce ne soit les autres...
  L'homme n'est pas le seul responsable du changement climatique, vient-il d'affirmer devant des représentants d' entreprise.
    C'est vrai, il ne faut pas oublier la femme...
       Trêve de (mauvaise) plaisanterie, il s'adressait à un certain public. Demain, il dira le contraire devant un parterre écolo, c'est sûr.
    Notre grand dialecticien n'a pas froid aux yeux dans la gestion des contradictions.
      A sa décharge, on peut dire  que l'évolution de la démographie mondiale pose de redoutables problèmes, mais il faut nuancer.
  De même le climat a ses propres évolutions dans ses grandes tendances, indépendantes de l'activité humaine.
    Ces questions sont très complexes et nécessitent une extrême prudence.
         Mais notre prétendant aux primaires y va de ses gros sabots primaires et son aplomb habituel, avec lequel il pourrait vendre une épave à un ignorant  en la faisant passer pour une voiture neuve. On se souvient de sa tonitruante annonce: les paradis fiscaux, c'est fini!!...
       Le souci est de faire oublier certaines affaires....(*)
                 ...Et certaines déclarations, notamment celle-ci, qui restera historique:  Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d’environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire....
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(*)  ...Au terme de son investigation, la commission des affaires étrangères (de l'UK) est ainsi arrivée à la conclusion que la coalition à l’origine de la guerre n’a pas « vérifié la menace réelle pour les civils ».
    Elle souligne aussi l’incapacité des mêmes pays, au premier rang desquels la France, à « identifier les éléments extrémistes dans la rébellion ». Plus de cinq ans après la guerre, le résultat est, de fait, consternant : la Libye n’a plus d’État digne de ce nom, le pays est en miettes et, dans certaines de ses régions, il est devenu pour l’organisation de l’État islamique un repaire de djihadistes, dont certains figuraient dans les rangs des rebelles anti-Kadhafi. Un fiasco.
   Inévitablement, le rapport britannique cite à de nombreuses reprises le nom de Nicolas Sarkozy, dont la précipitation guerrière à faire tomber Kadhafi fut d’abord regardée comme une marque d’énergie contre la dictature libyenne. Elle pose aujourd’hui, pourtant, de lourdes questions. Reprenant des informations confidentielles livrées par un conseiller d'Hillary Clinton, alors secrétaire d’État américaine, le rapport du parlement britannique égrène la liste des vraies raisons qui auraient poussé Sarkozy à faire la guerre :
  • « Le souhait d’obtenir une plus grande part de la production de pétrole libyenne »
  • « Accroître l’influence française en Afrique du Nord »
  • « Permettre aux armées françaises de réaffirmer leur position dans le monde »
  • « Répondre aux projets de Kadhafi de supplanter la France en Afrique francophone »
  • « Améliorer sa situation politique en France » _______« Quatre de ces cinq facteurs correspondaient à l’intérêt de la France. Le cinquième représentait l’intérêt politique personnel du président Sarkozy », notent, amers, les députés anglais.... (Mediapart)
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