Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 20 août 2017

Points de vue

__  Précarité: durable en Europe.
            En France, elle est souvent minimisée, masquée ou occultée.
                  En Allemagne, contrairement aux discours dominants, elle ne baisse pas,
                              Malgré les excédents commerciaux.


__ Pas de quoi être dégoûté: la transplantation fécale  c'est pour demain.
               La révolution intestinale est passée par là.
                     De nouvelles pistes sont en train de s'ouvrir.

__ Bibi continue à faire des siennes.
              Ici comme dans d'autres domaines.

__ Le vélo au centre de guéguerres parisiennes..
               Pourtant, c'est un filon d'avenir.
                                                           Il ira loin...

__ Dans ces conditions, vive la dette!
                                             Oui, mais...

___ Un banque qui sonne le tocsin.
                               C'est grave, docteur?
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samedi 19 août 2017

Plaies américaines

Des plaies encore très vives
                                            Le terrorisme d'extrême-droite qui s'est manifesté à Charlottesville, même s'il peut paraître circonscrit et minoritaire, a mis au jour un aspect inquiétant d'une certaine Amérique que l'on croyait révolu.
    Les suprémacistes ont manifesté une telle violence que l'on se croirait revenu plus d'un siècle en arrière. Certes, le racisme n'est jamais disparu, surtout dans certains Etats du Sud, mais le surgissement d'une telle violence, lourdement armée le plus souvent, ne manque pas d'interroger et d'inquiéter.
       Le grand twitter, imprécateur, provocateur et diviseur qui tient lieu de Président n' a pas été pour rien dans ce déchaînement, du moins indirectement, et ses réactions à l'événement ont été sévèrement jugées pas ses concitoyens sensés.
     On avait connu le Tea-Party, aux franges extrêmes du Parti Républicain, mais là on passe à un autre registre.
    On assiste à une forme de renaissance d'un néo-fascisme, parfois meurtrier, sans complexe, d'un terrorisme blanc surtout concentré dans les Etats du Sud, que l'inénarrable Trump semble d'abord avoir absous. avant de rectifier mollement et tardivement ses propos.
  Il y avait des gens très bien des deux côtés a-t-il d'abord déclaré. "Les propos présidentiels ont été immédiatement salués par David Duke, un ancien leader du Ku Klux Klan qui était présent à Charlottesville. Merci président Trump pour votre honnêteté et votre courage, a-t-il lancé sur Twitter, le remerciant d'avoir "dit la vérité" en dénonçant "les terroristes de gauche".
     Réaction classique, mais terrible, au coeur d'une Amérique déboussolée et...surarmée.
  L'Amérique a avec les armes à feu de toutes natures et de tous calibres, considérées comme  fondements de la liberté, un rapport fusionnel.
 ...La moitié des adultes connait personnellement quelqu'un qui a été abattu, accidentellement ou intentionnellement, et environ un quart reconnait avoir été menacé par arme. Ils considèrent que la violence des armes à feu constitue un très gros problème aux États-Unis, même s’ils en possèdent une eux-mêmes.
      Trump s'était déjà manifesté sur la "suicidaire" absence d'armement des victimes du Bataclan à Paris, comme Sarah Palin. Le remède à toutes les violences....mais sources de tant d'homicides et de carnages répétitifs, de dérives policières.
   Le Deuxième amendement ne sera pas abrogé cette fois encore. Au contraire. Même les déficients mentaux devraient y avoir accès.
     La NRA a bien travaillé auprès de élus. Mais de façon non désintéressée. Et c'est bon pour le PIB.
        Quand les armes font la loi, avec le minimum de législation, on peut s'attendre à tous les excès.
         La Bible et le fusil, c'est le top dans certains Etats, comme pour les illustres fondateurs.
   Une addiction qui n'est pas prête de disparaître, malgré les velléités de Obama et les actions citoyennes, surtout sous une telle présidence, qui souffle sur les braises.
                   God save America!
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vendredi 18 août 2017

Faiblesses de l’ euro fort

L'euro se renforce, dit-on.
                            Dans le climat d'une certaine reprise des affaires.
          Bonne nouvelle ou feu de paille?
   La force de la monnaie unique aurait de quoi rendre optimistes les gouvernants de l'euro-zone.
Dans le contexte d'une certaine embellie, très différentiée.
   Mais les choses ne sont pas si simples.
      Deux logiques monétaires s'affrontent et l'Allemagne s'oppose à la politique dite "laxiste" de Mario Draghi, pour éviter la récession. La politique de la chancelière, arc-boutée sur un euro-mark trop fort pour ses partenaires voisins,  l'obsession de l'épargne pour des raisons démographiques mais aussi électorales, tétanisée  par la crainte irraisonnée d'une inflation même minime, n'est guère cohérente avec le principe de l' autonomie de la banque centrale, qui s'efforce d'injecter des liquidité pour éviter une déflation dangereuse, mais sans relancer vraiment la croissance.
    Depuis 2014, Super-Mario s'efforce de colmater les brèches, pour combler les écarts,  mais ce jeu de pompier monétaire ne pourra plus durer très longtemps, tant que les disparités entre pays de l'euro-zones seront si marquées et que les effets de la crise seront encore si prégnantes, l'Allemagne s'arrangeant d'un euro très fort.
    L'argent peu cher et même les taux négatifs sont alléchants, mais cela n'est pas sans risques. L'Allemagne a sans doute raison dans certaines de ses mises en garde, même si sa crainte d'une certaine inflation est quasi-pathologique, mais que fait-elle pour  aider à bâtir une solidarité réelle et investir chez elle au lieu de continuer sa fuite mercantile en avant vers des surplus astronomiques, des excédents si critiqués.?
   On le voit une fois de plus, la monnaie unique pose problème. A quand une monnaie commune négociée?
______________Fin décembre 2016, l’euro était à 1,04 dollar et beaucoup pariaient sur une parité totale avec le dollar. Mais depuis, la monnaie européenne est prise dans un courant ascensionnel qui semble sans fin. En huit mois, elle a gagné 13,4 % par rapport à la monnaie américaine, pour revenir à 1,18 dollar, comme fin 2015. Dans le même temps, l’euro s’est apprécié de plus de 10 % par rapport à un panier de devises étrangères.
Depuis le début de l'année, l'euro a gagné plus de 13 % par rapport au dollarDepuis le début de l'année, l'euro a gagné plus de 13 % par rapport au dollar
Pour certains analystes des marchés des changes, ces corrections sont juste le reflet de la situation mondiale actuelle. Alors que le dollar paie lourdement les débuts désastreux de la présidence Trump et les incertitudes économiques du pays – la monnaie américaine baisse par rapport à toutes les devises étrangères de référence –, la montée de l’euro traduit le retour de la croissance dans la zone euro, marquée par une baisse du chômage et un excédent commercial record. « Les perspectives de croissance en Europe se sont améliorées de façon impressionnante. L’économie croît très fortement », assure un analyste de BMO Capital cité par Bloomberg.    ___
Mais les choses sont moins simples:
Pour d’autres, ces mouvements sur les changes sont en fait les premières adaptations à un resserrement de la politique monétaire européenne, attendu au début de 2018. Pressé par les Allemands d’en finir au plus vite avec son programme de rachat d’obligations (quantitative easing) qui amène 60 milliards d’euros supplémentaires dans le système monétaire chaque mois, Mario Draghi avait lui-même esquissé en juin un changement prochain de la politique monétaire européenne dans un discours à Sintra (Portugal). Il avait évoqué alors la fin des forces déflationnistes en Europe et le retour de la croissance. Tous en avaient conclu que la BCE allait suivre le chemin de la Réserve fédérale et abandonner graduellement son programme de rachat et de taux zéro pour revenir à une politique monétaire plus normale.... Le président de la BCE va-t-il ou non fermer le robinet à liquidités qu’il a ouvert sans retenue pour sortir la zone euro de la crise ?  Avant même la remontée de l’euro, la question de la sortie de cette politique ultra-accommodante était déjà compliquée. Les marchés financiers, drogués à l’argent gratuit des banques centrales depuis le début de la crise financière de 2008, ont du mal à imaginer un avenir sans. Les liquidités qui tournent désormais sur les marchés de capitaux ont atteint des montants considérables. Le moindre changement risque de provoquer des mouvements de capitaux d’une ampleur impressionnante, des centaines de milliards se déplaçant en quelques clics sur les marchés des changes mais aussi sur les marchés obligataires et d’actions.
Mais l'optimisme n'est que de façade.
   Comme dit  Martine Orange:   ...trois trimestres de croissance ne suffissent pas pour assurer que l’économie européenne a retrouvé son cours normal, contrairement à ce que soutiennent certains observateurs et politiques, qui pensent qu’en quelques mois les traces d’une crise de près de dix ans ont été effacées. D’autant que ce rebond a pu avoir lieu grâce à des circonstances exceptionnelles : par crainte de la montée des populismes en Europe et d’un rejet de l’Europe après le Brexit, les responsables européens ont accepté, le temps des élections néerlandaises et françaises, d’accompagner la politique monétaire très accommodante de la BCE, en relâchant leur politique d’austérité et d’ajustement budgétaire sur les États. Mais maintenant que tout danger leur semble écarté, ils entendent revenir au plus vite au strict respect des règles des traités. Au risque de bloquer à nouveau toute l’économie européenne par des politiques récessionnistes, comme ce fut le cas en 2008 et 2011. Une éventualité que ne semblent même pas envisager les responsables européens, à commencer par ceux de la France....
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jeudi 17 août 2017

En marge

 La mort aux trousses
Les histoires d'amour tournent mal...en général.




L'antiburqa-plage qui fait...des ravages.

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Certains se font remarquer...

Y'a des photos...(2)

Qui donnent un sens inédit au réel, qui parfois le magnifient
                     
|Forêt de Chaumont]
[Résistante à la libération de Paris]
   Invitent à le regarder autrement  et  donnent à penser.
      Par leur puissance d'expression et d'évocation, aussi bien dans l'ordinaire, le commun, l'exceptionnel, le tragique ou le dérisoire..
        Où l'on rencontre l'oeil, l'esprit, la sensibilité et le savoir-faire de l'opérateur, qui savent se faire invisibles.
  Choses, parfois très banales, personnes ou situations: tout est bon pour l'appareil guidé par l'intuition et l'esprit.
  Photos célèbres ou non, elles en disent parfois plus  que certains textes ou leur donnent tout leur sens, elles donnent à voir ce que l'on côtoie le plus souvent dans l'indifférence ou l'aveuglement.
[La mère migrante]
____Comme ces image qui donnent une idée comme aucune autre de la crise dramatique de 1929 aux USA, de ses répercussions sociales et psychologiques.
  Ou de la situation des enfants voués très tôt au travail.
  Celles qui nous rappellent un épisode du Mur de Berlin....
     Mais il n'y a pas que les photos historiques, évoquant une période ou une situation.
     Il y a toute la masse de celles qui côtoient le quotidien ou la "banalité" des jours. Car pour l'oeil du photographe, rien n'est inintéressant. Tout peut prendre sens, selon la sensibilité du moment, le cadrage, le jeu des lumières. Une feuille en automne, le visage d'un vieillard...
   Le beau, n'est pas dans le réel, mais dans la belle représentation du réel, disait à peu près Kant.
    Cette capacité à susciter notre attention, notre émotion, notre admiration, au coeur de la grisaille des jours.
    Cartier-Bresson et les autres, c'est d'abord un oeil, une passion et une incroyable attention au réel, avant d'être un objectif expérimenté, qui nous réconcilient avec les choses et les êtres.


[Sénior crétois au repos(photo personnelle)]

mercredi 16 août 2017

Y a pas photo (1)

Trop de photos tuent la photo
                                             Trop de photos émoussent notre regard.
            Trop de photos perturbent notre attention, compromettent la pure jouissance de l'instant.
   La boulimie photographique, amplifiée et banalisée par le smartphone, relègue au second plan les capacités de l'oeil et les pouvoirs de l'émotion, auxquelles on ne fait plus confiance.
   C'est une vision par procuration. Prendre une photo et partir aillleurs.... Est-ce à cela que se ramène un certain tourisme?  Un safariphoto permanent?
              Certains ont fait le choix d'arrêter de prendre des photos de vacances.
      Grand chasseur d'images devant l'éternel, j'ai fait de même, sortant d'une certaine addiction photographique, encouragée par Google et Photoshop. 
    Le puissant Nikon macronikor argentique d'autrefois, avec lequel je pouvais passer des minutes devant une simple fleur ou un insecte rare a été remplacé par le banal et commun Lumix, qui est censé régler tout lui-même...Pas de soucis!
     J'ai arrêté Snapchat moi aussi, regrettant ma passion passée, quand je développais moi-même, en noir et blanc, au fond de ma salle de bain, des heures entières, jamais lassé par la magie qui s'opérait sous mes yeux. La paresse et la facilité m'ont gagné avec l'âge, comme la réduction de mes capacités d'étonnement, de mes désirs de voir autrement.
    Une addiction  qui peut mener loin...       Trop d'images sur mon disque dur, qu'on n'a même plus le temps de regarder.. 
[Photo personnelle (cliquez)]
   L'inflation de photos nous guette.
       La nomophobie est très contagieuse, à l'heure où un enfant de huit ans peut vous pixeliser.
  L'appareil oculaire a maintenant sa prothèse (qui sert éventuellement à téléphoner...), même devant le plus beaux paysages.
  Que deviennent nos souvenirs? La mémoire s'altère.
       La maladie de l'image envahit parfois les aspects les plus triviaux de la vie quotidienne, devenant une sorte de rite moutonnier. Ne parlons pas de la pratique des selfies, cette pulsion narcissique sans borne, à laquelle cèdent aussi ceux qui nous gouvernent.
    Il y a photos et photos. Simple capture mécanique du réel ou image réfléchie, élaborée à partir de la personnalité toute entière, unique, originale....même modestement.
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mardi 15 août 2017

Lu

__ Du vide et du plein au sommet.
                                            C'est la faute à Edouard.

__ Le vélo, c'est bien, mais....

__  Ça marche toujours comme ça.

__ Logement comme machine à cash.

__ Malgré les dénégations climatiques de Trump...

__ Bercy et les géants
                                 ... Pour l’heure, Bercy renvoie la patate chaude vers l’Union européenne, en indiquant que «l’harmonisation fiscale est désormais la priorité». Certes, Bruxelles a en projet une «assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (Accis)». En clair, les entreprises présentes dans plusieurs Etats membres de l’UE feraient une déclaration d’impôts devant un guichet unique. L’objectif est d’éviter le tripatouillage actuel qui permet aux «Gafa» (Google, Apple, Facebook, Amazon) de transférer leurs bénéfices réalisés en France vers l’Irlande, où ils sont trois fois moins taxés. Seul hic, il faudra faire adopter cette réglementation à l’unanimité, ce qui risque de prendre du temps.

__ Réforme de l’ISF: ...Depuis l’annonce de ce projet de réforme de l’ISF, de nombreuses études économiques ont montré combien cette mesure allait bénéficier aux plus fortunés (lire les articles de Romaric Godin et de Laurent Mauduit). Car ce sont les plus riches qui détiennent la plus grande partie des patrimoines financiers sous forme d’actions, d’obligations, d’investissements financiers. Ce sont eux qui ont connu aussi la plus grande envolée de leur patrimoine depuis la crise financière, comme le rappelle année après année le rapport peu suspect de parti pris du Crédit suisse sur les grandes fortunes dans le monde. Une récente enquête du New York Times démontre le creusement sans précédent des inégalité qui s’est produit au cours des quatre décennies et surtout depuis la crise financière au profit des 1 % et surtout des 0,01 %.

__ Marchandisation cosmique: l'espace est un marché comme un autre:

                                                    "...Le premier article de la loi luxembourgeoise sur les ressources spatiales est on ne peut plus explicite : « Les ressources spatiales sont susceptibles d’appropriation. » Le reste du texte décline le cadre, ultra-souple, et les conditions, très minimales, de cette « appropriation » : les entreprises devront disposer de bureaux au Luxembourg ; elles auront à recevoir l’agrément ainsi qu’une permission écrite par le ou les ministres en charge de l’Économie et des activités spatiales ; ces entreprises pourront ensuite mettre la main sur des ressources spatiales et les commercialiser. Détail piquant dans un pays où c’est précisément l’absence de régulation et de transparence qui a permis la fortune générale : les autorités luxembourgeoises promettent que les règles « ayant trait à l’agrément et à la surveillance » des activités spatiales des multinationales sont « largement inspirées de celles applicables au secteur financier ».
   Tout corps céleste devient une « opportunité de marché »"

__ Blogui- bloguons...
                                     Parfois certains se font remarquer.


lundi 14 août 2017

Corée du Nord: questions

La brute et le chevalier blanc
                                                [Notes sur la dramaturgie géopolitique du jour]
           Un des épisodes les plus difficiles à analyser, du fait du caractère particulièrement opaque du régime anachronique de Pyongyang , de ses mystères, de sa propagande officielle, largement à usage interne, de ses pulsions guerrières affichées, qui ne peuvent être qu'autodestructrices si elles sont à prendre au sérieux, des réactions contre-productives de Trump, soit irréfléchies, naïves, soit calculées, pour contenir surtout la Chine voisine et rassurer ses alliés de cette partie de l'Asie.  Kim Jong veut surtout continuer à exister.
   Jusqu'à quand? C'est la grande inconnue.
        La Corée du Nord est l'héritage sclérosé d'un épisode des plus douloureux, celui de la guerre froide, dans cette partie du monde, dans le contexte de l'après-guerre. Une période vite oubliée, mais terrible;
    "Vite oubliée, la guerre de Corée reste le conflit le plus meurtrier de la deuxième moitié du XXe siècle: le nombre de victimes s'est élevé à 38 500 dans les forces onusiennes, à 70 000 dans les forces sud-coréennes et à 2 millions chez les combattants nord-coréens et chinois. À cela s'ajoutent les civils victimes des bombardements, des disettes et des épidémies (peut-être trois millions de victimes en plus des combattants).
     Cette guerre illustre la stratégie des deux superpuissances (États-Unis et URSS) pendant la «guerre froide» : maintenir la tension localement en évitant qu'elle ne débouche sur un conflit généralisé. Mais les élucubrations du général MacArthur ont montré que cette stratégie n'était pas sans risque. Les tensions extrêmes occasionnées par la guerre de Corée ont par ailleurs contribué à la «chasse aux sorcières» aux États-Unis."
       La partition de la Corée résulte d'un accord entre les Alliés victorieux de la guerre du Pacifique à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
    Une guerre qui aurait pu être évitée ou menée autrement, la menace nucléaire ayant été même envisagée par Mac Arthur:
             "Le 9 juillet 1950, deux semaines seulement après le début de la guerre, le général MacArthur envoya au général Ridgway un « message urgent » qui incita les chefs d’état-major (CEM) « à examiner s’il fallait ou non donner des bombes A à MacArthur ». Le général Charles Bolte, chef des opérations, fut chargé de discuter avec MacArthur de l’utilisation de bombes atomiques « en soutien direct aux combats terrestres ». Bolte estimait qu’on pouvait réserver de 10 à 20 bombes au théâtre coréen sans que les capacités militaires globales des Etats-Unis s’en trouvent affectées « outre mesure ». MacArthur suggéra à Bolte une utilisation tactique des armes atomiques et lui donna un aperçu des ambitions extraordinaires qu’il nourrissait dans le cadre de la guerre, notamment l’occupation du Nord et une riposte à une potentielle intervention chinoise ou soviétique comme suit : « Je les isolerai en Corée du Nord. En Corée, je vois un cul-de-sac. Les seuls passages en provenance de Mandchourie et de Vladivostok comportent de nombreux tunnels et ponts. Je vois là une occasion unique d’utiliser la bombe atomique, pour frapper un coup qui barrerait la route et demanderait un travail de réparation de six mois. »
     A ce stade de la guerre, toutefois, les chefs d’état-major rejetèrent l’usage de la bombe car les cibles suffisamment importantes pour nécessiter des armes nucléaires manquaient, ils redoutaient les réactions de l’opinion mondiale cinq ans après Hiroshima et ils s’attendaient que le cours de la guerre soit renversé par des moyens militaires classiques. Le calcul ne fut plus le même lorsque d’importants contingents de soldats chinois entrèrent en guerre, en octobre et novembre 1950."
     Un contexte que rappelle l'historien américain Bruce Cumings.
[A feuilleter chez Amazon]
 Certes, le passé n'explique pas tout le présent, mais, sans justifier la succession des dynasties
hors-sol de la Corée du Nord, on ne peut exclure que ce passé terrible ait contribué au ressentiment des masses et à la relative popularité forcée des régimes qui se sont succédé.
   La réunification, régulièrement évoquée, reste un horizon bien lointain, d'autant plus que certaines puissances locales, comme le Japon, ont intérêt à l'existence d'une Corée désunie. La Chine est entre deux exigences.
     Il n'est pas sûr que le chantage périodique du régime et la réaction symétrique de Washington soient le meilleur moyen de débloquer une situation qui n'est pas (ou plus) aussi catastrophique qu'on le dit, qui a trouvé des moyens de survivre, malgré les sanctions et les exclusions, qui renforcent le caractère obsidional du régime.
        Deux ouvrages de référence peuvent aider à mieux connaitre la Corée du Nord, par delà les stéréotypes courants, les caricatures et les approches simplistes de la presse courante.
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dimanche 13 août 2017

Tourisme idiot

Voir et être vu
                Le touriste moyen de masse d'aujourd'hui, pressé et stressé, est un animal singulier.
    Soumis au bougisme, au voyeurisme et au narcissisme.
       Smartphone en main, le monde est devenu pour lui spectacle vite oublié, mais pixelisé.
  Le tourisme de masse est le pendant de la consommation du même nom et en présente bien des tares.
  Consommer un produit dit d'exception,, vendu parfois peu cher, est souvent l'idéal du touriste pressé qui en veut pour son argent.
   Voir et surtout être vu, là où il faut être, là est l'important.
          Comme dit un internauteles gens veulent pouvoir montrer « qu’ils étaient là », qu’ils ont vu la Vénus de Botticelli à Florence. C’est comme s’ils cochaient la case « been there, done that ».
C’est un tourisme idiot, un véritable « hit and run » pseudo-culturel.
Ils ne viennent pas pour découvrir et apprécier l’œuvre, mais pour faire de celle-ci un élément d’un décor dont ils veulent être les vedettes."
      De même pour les sites naturels: le Grand Canyon, Santorin...vus en quelques heures, guidés par de gentils accompagnateurs du bateau de croisière amarré au port et prêt à repartir vers de nouvelles destinations, pour voir un maximum en un minimum de temps.
    Le légitime désir d'ailleurs est devenu trop souvent une fuite en avant vers de toujours nouvelles destinations dont la réalité profonde reste ignorée.
    Ne parlons pas des dégâts produits par une hyper-fréquentation de certains sites, à  Venise ou ailleurs, en Italie du Nord ou du Sud, ou maintenant en Islande...
                          Trop de tourisme tue le tourisme.
   Tant qu'on a du pétrole...
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samedi 12 août 2017

Pédaler speed and free

Just at time
                    Deliveroo livre et vous délivre des contraintes.
                              Et en plus permet de faire pratiquer un sport en continu à des jeunes gens super-motivés.
                      Mieux que les sédentaires de chez MacDo
    Le vélo en ville, quoi de plus exaltant?
      Pas de travail en continu, et on est payé à la course en plus.
Pourquoi donc des superbikers refuseraint-ils de pédaler?
   Certaines mauvaises langues parlent de  précarité, de variable d'ajustement pour la généreuse start- up qui donne du travail.
   L'uberisation généralisés, c'est la liberté, c'est l'avenir, contre toutes les rigidités.
       C'est le mode free. l'économie post-capitaliste des services.
          Un air de liberté californienne, comme dit Natacha, le monde des potes collaborateurs.
Le contrat à la carte plutôt que le droit imposé.
  C'est l'avenir.
      L'Allemagne, l'Angleterre ont tout compris.
                                                               On est roulé roule pour vous!
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