Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 31 août 2008

Ce cher Royaume ...


Nos amis-ennemis de Riyad...

Des relations troubles , intéressées, à géométrie variable-___

"L’opinion publique américaine a, depuis le 11 septembre 2001, une très mauvaise image du Royaume saoudien, géniteur de terroristes et financier de l’islamisme radical wahhabite. Bush est alors dans l’obligation d’exiger du Royaume saoudien des réformes politiques et institutionnelles qui vont dans le sens de la démocratie, des droits de l’homme et de l’émancipation de la femme. Pourra-t-il obtenir des Saoudiens et le pétrole et la démocratie ? Difficile pari pour le président américain." (A.B.)___________________

Les relations USA-Arabie Saoudite en reconstruction:

"...Les USA pensaient pouvoir s’installer durablement en Irak et pouvoir remplacer progressivement le pétrole saoudien par le pétrole irakien, ainsi que l’espace stratégique saoudien par l’espace stratégique irakien pour le contrôle de la région. Nous savons tous que les USA n’arrivent pas à gérer leur occupation de l’Irak et risquent de s’y embourber. Alors, le pétrole saoudien et le rôle géostratégique que pourraient jouer les USA à partir de Ryad sont les bienvenus.

La chaleureuse accolade de Bush au prince Abdelaziz trouve ici toute sa signification. Il reste tout de même que l’opinion publique américaine a, depuis le 11 septembre 2001, une très mauvaise image du Royaume saoudien, géniteur de terroristes et financier de l’islamisme radical wahhabite. Bush est alors dans l’obligation d’exiger du Royaume saoudien des réformes politiques et institutionnelles qui vont dans le sens de la démocratie, des droits de l’homme et de l’émancipation de la femme. Pourra-t-il obtenir des Saoudiens et le pétrole et la démocratie ? Difficile pari pour le président américain.

De son côté, le prince Abdelaziz, qui avait refusé en 2003 l’invitation que lui avait adressée le président américain pour une visite officielle aux USA, attend aujourd’hui du président Bush une aide militaire pour éradiquer le terrorisme qui se développe en Arabie Saoudite et surtout une politique musclée contre l’Iran chiite, puissance nucléaire potentielle, qui, profitant de la crise irakienne, pourrait réussir à déstabiliser le royaume. Ainsi, le deal américano-saoudien pourrait être le suivant : oui à l’approvisionnement énergétique des USA, oui à la coopération géostratégique avec les USA, oui à quelques réformes institutionnelles mais limitées dans leur portée politique. En contrepartie, les USA devraient faire accélérer le règlement du conflit israélo-palestinien en collaboration avec l’Arabie Saoudite (la feuille de route américaine et le plan Abdelaziz pourraient être réunis dans une démarche commune), maintenir l’Iran sous la menace d’une attaque américaine pour le dissuader de fabriquer l’arme nucléaire et renforcer la coopération militaire avec l’Arabie Saoudite dans toutes ses formes : armement, formation, couverture militaire..."

-Arabie saoudite et USA
-LA FACE CACHEE DU PETROLE
-Limites de la puissance pétrolière saoudienne
- Les USA soutiennent les sunnites contre les chiites partout où ils le peuvent
-L'Arabie saoudite, le terrorisme et... les Frères musulmans
-Les Saoudiens financent les rebelles Irakiens
-Les neocons à nouveau en guerre contre l’Arabie Saoudite
- La crise des relations entre les USA et l'Arabie Saoudite

-Geoscopies: Arabie Saoudite:
"...Théologiquement, la monarchie saoudienne est régie par l'austère doctrine Wahhabite, encore strictement appliquée dans l'ensemble du pays. Mais la manne pétrolière a transformé les puritains saoudiens en jouisseurs impénitents. Cette contradiction provoquent de grandes réactions en dehors du pays. Les Chiites par exemple ont ainsi récemment demandé que les lieux saints soient placés sous le contrôle de représentants de la communauté islamique et non plus sous celui de la dynastie saoudienne dont ils dénoncent l'hypocrisie et la dépravation. Premier producteur mondial de pétrole, l'Arabie saoudite utilise ses richesses énergétiques pour garder son leadership régional et jouer un rôle politique sur la scène internationale. Le pays est tout d'abord la tête de pont du dispositif militaire des Etats-Unis dans le Moyen-Orient, installé notamment en direction des "frères" musulmans d'Iran ou d'Irak, dont les influences grandissantes, au sein de la communauté musulmane, déplaisaient fortement au régime saoudien. Dans le même temps, Riyadh finance divers mouvements islamistes présents dans de nombreux pays (Algérie, Soudan...) et constamment montré par Washington comme étant des organisations terroristes. Ce paradoxe est clairement visible depuis la guerre du Golfe de 1991. Ce conflit a démontré qu'au sein d'un monde musulman dont elle est le phare théologique, l'Arabie saoudite est esseulée et ne peut être défendu que par les Etats-Unis, qui sont avant tout les alliés d'Israël, alors que l'Etat Hébreu subit régulièrement les opérations terroristes du Hamas, soutenu par les fonds saoudiens. Une situation interne fragilisée. Avec un quart des réserves pétrolières mondiales, c'est un véritable trésor que foulent chaque jour les 15 millions de Saoudiens. Mais cette richesse est en grande partie accaparée par la famille royale et ses quelques milliers de princes qui la gère sans aucun contrôle extérieur possible. En Arabie, la frontière entre argent public et revenus princiers est des plus ténus, voire quasi-inexistante. Pour ne pas devoir partager, le pactole pétrolier fourni par les plus grands gisements du Moyen-Orient, la dynastie saoudienne a choisi l'immobilisme politique, en gardant entre les mains tout les leviers du pouvoir, sous la bénédiction des oulémas wahhabites alliés traditionnels de la monarchie..."

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