Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 16 septembre 2010

Creuser sa tombe...

Avec ses dents...

__Alors que la pression de la faim se fait encore sentir sur de larges contrées dans le monde , un mal étrange se répand à grande vitesse sur la planète : l'obésité, première épidémie non infectieuse de l'histoire .
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___[Photo: la Documentation française]
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__Elle ne sera pas sans conséquence, si elle se poursuit.
L'obésité coûte 200 milliards par an aux États-Unis .Les pays européens ne sont plus épargnés. L'Angleterre est en bonne voie. La France commence à s'inquiéter. Certains pays en développement sont aussi touchés, comme le Mexique,
"leader mondial de l'obésité infantile", les habitants pédalent le dimanche pour lutter contre l'obésité (!)
Une bombe pondérale menace-t-elle une partie de l'humanité?
L'avenir est-il en XXL ?
La sédentarité, le manque ou l'absence d'exercices physiques, les nouvelles manières de s'alimenter sont surtout en cause: le (né)fast food fait des ravages, autant que le mythe du "corps parfait, générateur de culpabilité et de régimes aussi dangereux qu'inefficaces." Repenser l'agriculture , dépendante elle-même d'une distribution hautement lucrative, qui conditionne les habitudes alimentaires, est une urgence, notamment la consommation excessive de viande.
La recherche médicale balbutie sur le diagnostic des causes et la prescription des remèdes


________________Le statut de l'obèse n'a pas toujours été ce qu'il est aujourd'hui . Il fut un temps où le gras était bien porté, signe de statut supérieur, de distinction sociale. Le "gros" manifestait sa plénitude comme marque de réussite, à l'époque où la maigreur dominait. La rondeur avait une valeur symbolique particulière, même si la gloutonnerie était l'objet d'opprobre au Moyen-Age.
"De la condamnation médiévale de la gloutonnerie à l’obsession contemporaine du surpoids, la corpulence a toujours suscité la critique, tout en s’inscrivant dans des logiques de distinction sociale. L’histoire du « gras » de Georges Vigarello remplume ses précédentes recherches sur l’histoire du corps et de la beauté."


"...En s’appuyant sur un vaste corpus de textes et de sources iconographiques, Georges Vigarello dresse une histoire du gros du Moyen Âge à nos jours. Il montre comment la critique du gros s’est déplacée au fil des siècles. Si le regard médiéval s’attache aux péchés capitaux et retient d’abord la gourmandise et la gloutonnerie, un changement s’opère à la Renaissance : la critique du gros se centre sur la question de la mollesse et des incapacités ; l’obèse est dès lors caractérisé par sa paresse et sa lenteur. Mais l’intérêt porte alors uniquement sur les corpulences les plus extrêmes, celles qui rendent l’obèse inapte à réaliser un certain nombre de tâches, notamment militaires. Les volumes vont toutefois s’individualiser et se différencier avec les Lumières, tandis que s’installe un nouveau type de critique sociale : le « gros » n’est plus un simple balourd inculte ou incapable, il devient un personnage inutile et improductif. À une critique des défauts et faiblesses provoquant l’obésité, celle de l’obèse qui abuse de la nourriture, succède une critique des insuffisances de l’obèse lui-même : il est celui qui ne parvient pas à se maîtriser, qui ne sait pas maigrir. Il serait « incapable », vision encore très largement répandue dans nos représentations en ce début de XXIe siècle...L’auteur montre (justement) comment les illustrations du XVe siècle font apparaître certaines professions, tels les boulangers, cuisiniers ou bouchers, pour lesquelles la grosseur devient valorisée, correspondant dès lors à ce « physique de l’emploi » qui caractérise certaines professions et que Pierre Bourdieu décrivait à la fin des années 1970 dans La Distinction..."
L'obésité n'est plus ce qu'elle était...
L'image de soi est prévalente
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-ÉTATS-UNIS • Les bidasses ne font pas le (bon) poids
-USA : les salariés obèses coûtent 73 milliards de dollars par an















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