Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 14 décembre 2017

En noir ou en couleur

Le noir et blanc lui va si bien

                La couleur distrait bien souvent
    Un oeil à l'affût.
                                                                ...Tant dans la douceur du regard d'Hervé Baudat que dans l'impression de ses clichés argentiques réalisée par les impeccables éditions Bergger. Hervé Baudat travaille à la chambre, en 4/5. Il saisit des inconnus dans la rue, les cafés, le métro ou dresse le portrait d'artistes, écrivains, musiciens, poètes. Ses photographies se retrouvent dans les collections du musée Rodin et de la Bibliothèque nationale....
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Theresa à tout va...

Fog and Mess in London 
                   On ne sait pas où elle va mais elle y va...
  Elle y May du sien et  a beau afficher en permanence un sourire inoxydable et de circonstance, elle part à la dérive.
     Comme le pays, qui navigue à vue, dans le fog le plus complet
          La scission va coûter cher, très cher. What a pity!
   C'est l'improvisation la plus improbable dans le discussion de marchands de tapis à Bruxelles.
    On s'aperçoit après coup qu' il n'y avait pas de plan, pas d'étude d'impact. Theresa avale son chapeau (qu'elle n'a pas, contrairement à la Queen) tous les jours, louvoyant entre les récifs dans cette dérive inédite, sans boussole ni horizon.
    Peut-on encore faire confiance au fameux britisch pragmatisme pour tirer bénéfice de ce divorce non préparé.  On commence à en douter, même au 10 Downing Street.
  De concessions en concessions, elle plie le genou avec le plus grand flegme, dans une  certaine "ambiguïté constructive" (sic),sourire aux lèvres. Une duplicité ambiguïté  albione qui atteint des sommets.
   Elle lâche une partie de la cargaison par dessus bord pour sauver le canot en péril.
         Mais tout n'est pas perdu, malgré l'ambiance toxique et les humiliations.
   L'ancienne banquière, fille de vicaire anglican, continue à ramer avec obstination dans les eaux tumultueuses de la Tamise, là où elle s'est mise.
   Mais pour combien de temps? Aucun gage de succès.
  Elle s'efforce, dans sa générosité, de retenir par la manche les ci-devant invités qui veulent aller voir ailleurs. L'herbe n'est plus si verte dans les compagnes anglaises.
     De toutes manières, il va falloir passer à la caisse et peut-être subir une petite saignée dans l'industrie nationale qu'était devenue la finance depuis Marggie surtout.
. Mais Theresa n'est pas écossaise.    Un certain Macron lorgne sur la City, dit-on.
    Le feuilleton continue...
  Certains broient du noir. Mais noir n'est pas toujours noir...même si certains parlent de dislocation des lambeaux de l'empire. A Buckingham Palace, le silence est de rigueur.
       __L'Europe s'en remettra-t-elle, alors que le royaume a largement contribué à son ouverture néolibérale, tout en étant un petit contributeur mais un grand bénéficaire. Même Elisabeth, dans le besoin, en a profité. Mais qui vont devenir ses chevaux?
     Junker fait le gros dos dans les tractations byzantines en cours et se demande (peut-être) si la machine (le machin, aurait dit un certain général) va pouvoir repartir...
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mercredi 13 décembre 2017

Le tocsin?

Pas absolument sûr, mais pas improbable
                                                Faut-il craindre un nouveau krach boursier?
                                                                                                             Oui, sauf si....
                       Il ne faut sans doute pas se laisser aller à la panique (qui peut être un facteur autoréalisateur de crise.)
     Mais on ne peut pas ne pas prendre en compte certains avertissements, venus d'horizons différents, qui convergent sur de nombreux points pour annoncer la forte probabilité d'un nouveau krach boursier. 
      Certes l'économie n'est pas une science exacte, mais elle peut souvent avoir assez de rigueur pour prévoir certaines tendances lourdes, et on se souvient de la crise de 2007,  peu envisagée dans la folie financière du moment, sauf par quelques esprits qui ne cédaient pas à l'euphorie ambiante, comme Roubini, Jorion et quelques autres..  que personne n'a écoutés, jusqu' au jour où...
      Oui, une nouvelle crise financière n'est pas à exclure pour des raisons souvent convergentes. On l'a remarqué, une crise tous les dix ans semble être devenue le règle dans le contexte de la finance mondiale dérégulée.
     Les réformes bancaires promises ont été insuffisantes et superficielles. La séparation des banques notamment, souvent claironnés par un temps, n'a pas été faite, exposant toujours les particuliers aux risques inhérents aux excès de la spéculation, à la finance-casino et aux risques de la finance haute-fréquence, livrée aux algorithmes, aux activités boursières incessantes et ultra-rapides, mal maîtrisées.
      Sans parler des méga-banques en danger, aux activités peu orthodoxes, parfois criminelles, comme le rappelle le document diffusé par Arte, et celles qui vont toujours très mal, comme la Deutsche Bank et certaines banques italiennes.
     De plus les bulles sont des menace mal cernées, mais toujours potentiellement menaçantes. Elles vont, elles viennent.
      Les banquiers sont peu bavards sur ces sujets, on le comprend, à part quelques-uns, rarement.
  On comprend aussi pourquoi le surendettement, ce fléau peut représenter un risque systémique à travers le crédit non justifié économiquement, non responsable. Les dettes d'Etat les plus importantes ne sont pas en Grève..Une drogue dure qui peut être mortelle, pour les institutions ou pour les individus.
      Le crédit à taux zéro voire les taux négatifs ne sont pas de éléments qui rassurent à long terme et l'absence d' une certaine inflation, à laquelle l'Allemagne tient comme un totem sacré, contre-carre la consommation et participe à la formation des inégalités, renforçant la position d'une rente surdimensionnée.
    Les inégalités galopantes qui ne cessent de se creuser sont à prendre en compte, du fait de la masse incroyable de cash en circulation qui ne s'investit pas et du déficit de la demande.
  On peut donc s'attendre à une prochaine crise financière venue des banques, mais pas seulement.
        La crainte d'un nouveau choc se fait plus présente: L' explosion de la dette, taux d'intérêt bas, créances douteuses : les excès de la finance ravivent, chez les experts réunis aux rencontres économiques d'Aix-en-Provence, les craintes d'un nouveau choc, dix ans après une crise qui a bouleversé la planète. "Il y aura une nouvelle crise, je ne sais pas quand, mais ce dont je suis sûr c'est qu'elle pourrait être un évènement dramatique pour notre style de vie, pour la démocratie et les valeurs libérales", a mis en garde Paul Tucker, ancien vice-gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE). La question d'un possible nouveau choc mondial, lié aux nouvelles menaces pesant sur le secteur financier, revient régulièrement sur le devant de la scène, bien que la reprise économique mondiale soit sur la bonne voie.Encore mercredi, le Fonds monétaire international (FMI) a alerté sur les "risques négatifs" que peuvent représenter pour l'économie globale "l'incertitude sur les politiques dans les économies avancées" mais aussi "les vulnérabilités du secteur financier et un soudain durcissement des conditions financières".
        Certains extrapolent sans doute, mais les voix sont nombreuses qui vont dans le même sens.
" Rien n’a été fait ou presque en matière de régulation financière, ni taxe Tobin, ni séparation des activités de banque de détail et banque d’investissement. Nous rappelons que la crise financière américaine s’est étendu en Europe par le truchement de la banque d’investissement et de l’intensité aboutie de la libéralisation financière depuis 30 ans et qu’une nationalisation des banques de détail européenne aurait été souhaitable. Tout cela pourtant en dépit et il faut le dire, d’une volonté politique réelle (Nouvelles charges en capital, le Dodd Frank Act américain de 2010, le projet d’Union bancaire européen de 2012, le rapport Volker américain, le rapport de la commission Vickers en Grande Bretagne, le rapport de la commission Liikanen pour la Commission européenne…). Le trading haute fréquence s’intensifie, les marchés boursiers américains montrent de nombreux signes de faiblesse, nous sommes donc assis sur un baril de poudre et la prochaine crise financière démarrera avec trois phénomènes déclencheurs et propulseur : la hausse des taux de la FED, une crise obligataire, et les technologies de propulsion du risque domino…
    Les "banksters" ne semblent pas trop s'en soucier. Tant que ça marche...
            Peu prennent en compte le risque représenté par la Chine, son économie explosive et ses financements souvent obscurs, en rapport étroit avec HSBC qui a pignon sur rue là-bas et ici, jouant un rôle souvent trouble, sur tous les tableaux..         Jusqu'ici tout va bien...
      Il y a trop de cash en circulation, d'origines les plus diverses, souvent les plus douteuses. 
  Et la machine à cash est un vrai problème.
..... Jamais autant d'argent n'a circulé sur la planète. Au total, la masse monétaire mondiale a doublé entre 2000 et 2006, progressant trois fois plus vite que la production. Résultat, en six ans, 2 165 milliards de dollars de trop se seraient accumulés dans la machine économique globale, d'après les calculs exclusifs de L'Expansion. " Tout cet argent en quête de rendement entraîne le gonflement d'une multitude de bulles financières. Plus ça dure, plus la probabilité d'une crise grave augmente ", prévient Laurent Berrebi, chef économiste de Groupama Asset Management et auteur avec Michel Aglietta d'un essai sur les désordres du capitalisme mondial. De fait, ce genre d'aventures s'est souvent mal terminé. 
A l'origine de ces excès, des taux d'intérêt incroyablement bon marché....
        Les désordres du capitalisme mondial...On oublié que la destruction du capital est l'oeuvre du capital lui-même, la contradiction étant au coeur du système, comme Marx et plus tard Schumpeter l'avaient analysé. Le pire n'est jamais sûr, mais ne pas envisager le pire, le nez dans le guidon, est le pire...
                                     Mais, qu'on se rassure, le CAC 40 se porte bien._ L'amnésie aussi...__________________________

mardi 12 décembre 2017

Un Président canon

Bonne nouvelle....
                           Pour nos marchands de quincaillerie militaire.
                              Des commandes en rafales et en divers ustensiles.
         Notre VRP est revenu du Qatar avec un bon carnet de commande.
     12 milliards d'euros, on ne les trouve pas sous les sabots d'un cheval.
   C'est encore loin des 60 milliards, partis on ne sait où chaque année... Mais c'est déjà ça.
   Le Qatar, c'est juré,  est (devenu) tout à fait fréquentable. Sarkozy l'avait assez répété.   
  Contrairement à ce que disent certaines mauvaises langues.
  Et mêmeWikipédia: "... la situation de la très nombreuse population de travailleurs migrants est très préoccupante. Selon Human Rights Watch, en juin 2012, des centaines de milliers de travailleurs migrants, pour la plupart en provenance d'Asie du Sud et employés au Qatar sur des chantiers de construction, courent le risque d'une grave exploitation et de maltraitance, au point que l'on peut parfois parler de travaux forcés ou d'esclavage. Les fortes réactions suscitées dans le monde par les morts sur les chantiers de la Coupe du monde de football de 2022 et la crainte que les conditions de travail sur ces chantiers n'occasionnent la mort de plus de 4 000 travailleurs étrangers avant même le début de la Coupe du monde ont amené le gouvernement du Qatar à promettre une nouvelle législation qui abolirait le système de « parrainage », le kafala, au cœur des problèmes constatés. En 2016, en dépit des promesses du Qatar d'améliorer les conditions de vie des travailleurs migrants, la présence de travail forcé, de violences, les « logements insalubres et étroits » demeurent prépondérants."
   Il serait donc temps de faire respecter les droits humains au Qatar, aurait pu dire Jupiter, au passage.
      Le pays, en crise dans le Golfe, a quelques ambitions, malgré certaines frictions avec ses voisins
       Les bons clients méritent quelques égards. 
                  La France serait-elle en voie de  qatarisation?
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lundi 11 décembre 2017

Jerusalem (suite)

Dans un Moyen-Orient toujours en chantier, instable, compliqué (De Gaulle) et dangereux...
....Jerusalem devient une nouvelle fois le centre de tensions géopolitico-religieuses.
     Une certaine gauche israëlienne se démarque, comme des manifestants dans la rue, de la politique de la tension sciemment entretenue par Netanyahou et l'extrême-droite, trop contents de l'appui de Trump. Le leader de la droite israëlienne n'a pas peur des mots et parle (encore) de New Peace Initiative...
  Trump hasn’t killed the peace process with  Jerusalem decision, he just pronounced it dead, titre Haaretz.
   Mais dans les faits, le processus de paix est mort depuis longtemps, les choses ayant été organisées, depuis Oslo, pour que tout devienne irréversible. En Cisjordanie comme à Jérusalem.
   Dans le silence, les atermoiements, la dénégation et la plus grande confusion. Il est trop tard pour un simple "gel" des colonisations. Les fictions ont la vie dure. Il sera difficile de retrouver un Rabin.
    Les grands pas en avant sont devenus des pas en arrière continus.
    Certains se rappellent une certaine déclaration de Golda Meïr évoquant une terre sans peuple et l'aveu étrange de David Ben Gourion, premier chef du gouvernement israëlien, le 18 juillet 1948, au sujet de la  Palestine « Si j’étais un dirigeant arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal : Nous avons pris leur pays. Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : Nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?»
      On peut s'interroger sur les déclarations de Donald Trump, que certains pourraient juger comme un nouveau coup de tête passager:
    Mais ici, il semble qu'"Il faut prendre très au sérieux Donald Trump....  Cette catastrophique semaine est une nouvelle alerte. En choisissant de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, le 45e président bouleverse soixante-dix ans de politique américaine et prend le risque d’embraser toute la région. En adoptant les positions de l’ultradroite israélienne, il vient ruiner les derniers espoirs des Palestiniens...
    Au-delà des moulinets et des tweets incendiaires, Donald Trump déroule son projet politique : démantèlement de l’Obamacare ; décret sur l’immigration finalement validé par la Cour suprême ; mur sur la frontière mexicaine ; dénonciation de l’accord sur le nucléaire iranien ; retrait de l’accord sur le climat ; retrait de l’Unesco ; retrait du pacte mondial sur la migration ; réforme fiscale massive en cours d’adoption au Congrès… Cette « alt-right », nationaliste, extrémiste, chauvine qui l’a tant influencé est aux anges. En témoigne la croisade de Roy Moore, le trumpiste fou de Dieu, pour arracher un poste de sénateur.
  L’Amérique s’isole, veulent se rassurer les Européens. Elle n’en devient que plus dangereuse. Et le scandale du « Russiagate » qui menace d’envoyer dans les cordes Donald Trump  est une autre menace qui peut conduire le 45e président à toutes les provocations. Attention danger."
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  «Seule la corruption peut faire tomber Netanyahou» selon un universitaire israëlien.
 Chasser les Palestiniens de la ville
-  MERCI A DONALD TRUMP !
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dimanche 10 décembre 2017

Jerusalem: le noeud gordien

Jerusalem: sainte ou maudite? 
                                             A la suite de l'initiative de Trump, surtout destinée à une partie de son électorat, on peut craindre que l'initiative concernant Jérusalem ne débouche sur une action violente, réveillant de vieux antagonismes politico-religieux bien partagés.
       Sans forcément présager le pire, la voix de l'ONU étant inaudible, l'Europe étant muette, la ville est une poudrière, surtout que Netanyahou cherche par tous les moyens à faire oublier ses multiples casseroles et les réactions hostiles à son égard dans son pays.
      Comme souvent, surtout depuis  un demi-siècle ,  Jérusalem, ville "partagée" et contestée, au statut hors du commun, devient le lieu d'enjeux extérieurs, le point de fixation de passions, où de nouvelles Croisades se font jour régulièrement.
     Surtout depuis les provocations de Sharon sur l'esplanade des Mosquées et la montée en force de l'extrême droite israëlienne, profitant de la colonisation galopante de la Cisjordanie, rendant ainsi aujourd'hui impensable la création d'un Etat palestinien envisagé initialement sous l'oeil vaguement et formellement réprobateur du parrain américain.
     La radicalisation US et israëlienne rallume un conflit potentiel, qui à vrai dire n'a jamais cessé.
Jérusalem est le nœud gordien dont on voit pas comment il pourra être tranché, quand on considère l' histoire compliquée d'une ville de si vieille tradition historique, qui plonge ses racines dans un long passé mythico-religieux.
    Le jeu des passions exacerbées ferait regretter à certains l'époque pré-balfourienne.
 Comme le disait l'historien israëlien Marius Schattner, évoquant une histoire encore brûlante, où les mythes ont la vie dure..
   Comme d'autres, devenus inaudibles:
        Nombre d'Israëliens,  d'arabes israëliens et de Juifs hors Israël pointent un danger mortel, comme Yakov Rabkin ou Norman Finkelstein. 
M. Rabkin dénonce les politiciens israéliens qui déclarent agir au nom du peuple juif sans se soucier des effets néfastes de l’activité de l’armée israélienne sur l’image du juif dans le monde. Il déplore que l’allégeance à l’État d’Israël ait depuis longtemps remplacé le judaïsme comme ancrage principal de l’identité juive.
      On voit mal pour l'instant comment rompre l'engrenage, maintenir le fragile équilibre, éviter le risque renforcé de radicalisation et d'islamisation. Attiser les extrêmes, cela s'appelle jouer avec le feu.
              Seul un processus de laïcisation et de démocratisation bilatéral pourrait faire sortit de l'ornière des tensions d'un autre âge. Et la clé essentielle du problème se trouve à Washington. C'est mal (re)parti...
_________________________________________________________________________________________( sorry pour les  lignes parasites qui se sont glissées inopinément dans le coeur du billet... mystère de l'informatique!...___

samedi 9 décembre 2017

On a beau le savoir...

Elle arrive toujours
                         Quand on s'y attend le moins.
  Elle provoque toujours la surprise ou l'effroi, même si elle est proche. Parfois la sidération
    Même quand on est stoïque et serein, qu'on le dise et qu'on l'écrive, comme d'Ormesson, malgré son ultime étonnement: "Et moi qui m'imaginais devoir vivre pour toujours..."
    Et pourtant quel événement est le plus nécessaire du point de vue naturel?
     Mais on a toujours plus ou moins besoin de se rassurer, de se rabattre sur des mythes et des cultes, sur des excès de démonstrations de ferveur, que les médias exploitent à l'envi. Seule le Croix, pour des raisons religieuses, n'a pas fait la Une sur la mort de la vedette, à l'heure où Jérusalem est au centre d'interrogations plus que sérieuses. où des corps flottent tous les jours dans les eaux méditérranéennes.
    La mort discrète, telle que la chantait Brassens, la modestie jusqu'à la fin, le départ sur la pointe des pieds, pour ne tomber dans les excès indécents et larmoyants (comme dit Dutronc) à l'égard de l'idole de foules.
   Si Johnny a droit  a des honneurs publics, est-ce parce que son talent et ses frasques étaient appréciés par tous ou en tant que grand "contributeur" aux finances publiques...grâce notamment à certaines connivences de haut niveau et de 40 ans de démêlés avec le fisc.?
           Pourquoi vouloir "sanctifier" les morts? Pour calmer les vivants? Un hommage suffit. " C’est bien connu, une personnalité qui meurt devient un saint que l’on pare de toutes les vertus et de tous les talents"
  Une forme de reconnaissance qui devrait aller plus à la plume qu'à la guitare. Johnny n'est pas Victor Hugo. Mais la culture et le courage politique sont aujourd'hui des valeur en baisse.
      On a beau être chéri de la Ve République, on n'y coupe pas. On ne peut prolonger l'instant fragile.  Le coup de tabac arrive toujours.
    La mort est indissolublement liée à la vie
Comme dit Montaigne;Il n'y a rien de mal en la vie pour celui qui a bien compris que la privation de la vie n’est pas mal. 
         Elle est même le principe du vivant. 
    .       Du point de vue de la raison, la mort n'est rien, comme le dit Epicure
     Le cimetière est un dortoir paisible:  le mot vient du latin coemeterium, devenu cimiterium (Bas-Empire), issu du grec ancien κοιμητήριονkoimêtêrion (« lieu pour dormir, dortoir »).
   Même si son acceptation sereine fait problème, du point de vue du désir et de l'imagination.
      Celle-ci est conditionnée par les cultures, les époques, les croyances, les circonstances, les modes...
  Elle ne devrait pas interdire l'humour,, comme chez Desproges, même s'il est parfois un peu noir.
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vendredi 8 décembre 2017

Point d' histoire

Elles furent les gardiennes
                                        Les femmes de soldats de 14.
   Célébrer les poilus ne doit pas fait oublier la condition des femmes restées seules au foyer et assumant  les plus rudes tâches, à la ville comme à la campagne.
   A la campagne surtout. Souvent engagées dans l'effort de guerre
       «Les Gardiennes», comme les appelle Xavier Beauvois, dans son récent film, Un film à la grande épaisseur historique et à la densité plastique  remarquée.  
     L'histoire peut être écrite ou donnée à voir de bien des manières, en mettant l'accent sur des faits ou des situations souvent négligées, mais parfois décisives, en dehors de l'événementiel, comme Eric Vuillard, sur un autre plan, pour une autre guerre, dans son roman L'ordre du jour.
               
 Les paysans furent  fortement mobilisés. La france restait majoritairement paysanne.
       Passant de la faux au Lebel, ces terriens, très vite embourbés, enterrés, de moins en moins enthousiastes, moururent en masse au champ d'honneur, à Verdun ou ailleurs.
« Les champs dévastés avaient des airs de terrain vague, avec leur meule en ruine et leurs javelles culbutées. Ce qui me fout à ressaut, c’est d’aller me faire fendre la gueule pour trois champs de betteraves qui ne servent plus à rien » écrit le soldat Roland Dorgelès, 74e RI, dans Les croix de bois. « Gens de la terre, ils souffrent plus que ceux du Midi devant leurs récoltes non rentrées, foulées aux pieds » constate Renaud Jean dans la Meuse. - See more at: http://www.humanite.fr/guerre-de-14-les-paysans-fortement-mobilises-547157#sthash.csM5eenk.dpuf
  
« Les champs dévastés avaient des airs de terrain vague, avec leur meule en ruine et leurs javelles culbutées. Ce qui me fout à ressaut, c’est d’aller me faire fendre la gueule pour trois champs de betteraves qui ne servent plus à rien » écrit le soldat Roland Dorgelès, 74e RI, dans Les croix de bois. « Gens de la terre, ils souffrent plus que ceux du Midi devant leurs récoltes non rentrées, foulées aux pieds » constate Renaud Jean dans la Meuse. - See more at: http://www.humanite.fr/guerre-de-14-les-paysans-fortement-mobilises-547157#sthash.csM5eenk.dpuf
« Les champs dévastés avaient des airs de terrain vague, avec leur meule en ruine et leurs javelles culbutées. Ce qui me fout à ressaut, c’est d’aller me faire fendre la gueule pour trois champs de betteraves qui ne servent plus à rien » écrit le soldat Roland Dorgelès, 74e RI, dans Les croix de bois. « Gens de la terre, ils souffrent plus que ceux du Midi devant leurs récoltes non rentrées, foulées aux pieds » constate Renaud Jean dans la Meuse. - See more at: http://www.humanite.fr/guerre-de-14-les-paysans-fortement-mobilises-547157#sthash.csM5eenk.dpuf
« Les champs dévastés avaient des airs de terrain vague, avec leur meule en ruine et leurs javelles culbutées. Ce qui me fout à ressaut, c’est d’aller me faire fendre la gueule pour trois champs de betteraves qui ne servent plus à rien » écrit le soldat Roland Dorgelès, 74e RI, dans Les croix de bois. « Gens de la terre, ils souffrent plus que ceux du Midi devant leurs récoltes non rentrées, foulées aux pieds » constate Renaud Jean dans la Meuse. - See more at: http://www.humanite.fr/guerre-de-14-les-paysans-fortement-mobilises-547157#sthash.csM5eenk.dpuf
« Les champs dévastés avaient des airs de terrain vague, avec leur meule en ruine et leurs javelles culbutées. Ce qui me fout à ressaut, c’est d’aller me faire fendre la gueule pour trois champs de betteraves qui ne servent plus à rien » écrit le soldat Roland Dorgelès, 74e RI, dans Les croix de bois. « Gens de la terre, ils souffrent plus que ceux du Midi devant leurs récoltes non rentrées, foulées aux pieds » constate Renaud Jean dans la Meuse. - See more at: http://www.humanite.fr/guerre-de-14-les-paysans-fortement-mobilises-547157#sthash.csM5eenk.dpuf
      Elles, prirent le relai, la faux et la charrue, travaillèrent au champ, à l'usine, de plus en plus résignées. D'autres furent munitionnettes, par nécessité; assumant tous les risques. Parfois confidentes pour le poilu harassé.
                   Les femmes n'avaient pas le choix.
L'appel de Viviani fut entendu, qui fit de nécessité vertu.

   « Debout, femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la patrie.
   Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont sur le champ de bataille.
   Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés !
   Il n'y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime.
   Tout est grand qui sert le pays.
   Debout ! A l'action ! A l'oeuvre !
   Il y aura demain de la gloire pour tout le monde ».

          
             Mais les droits.ne suivirent pas, même si des idées germèrent, qui plus tard fructifièrent. 
       Le droit de vote, ce fut 30 ans plus tard... Un combat de longue haleine.
  Une médaille de consolation pour les 600000 veuves. 1 million d'orphelins.
             Et la guerre s'invita aussi au coeur des couples.
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jeudi 7 décembre 2017

Pespectives

__ Les Philippines, futur califat de l'organisation État islamique? 

__ En Israël,  on manifeste contre la corruption.

__ L'Espagne et son passé franquiste.

__ La contre-attaque de l’industrie pétrolière pour sauver le diesel.

__ "Un kit clé en mains" pour dégraisser tranquillement:

__ Changer le monde ne se résume pas à transformer les individus.
     L' escroquerie du siècle.  Une mafia particulière.
                      
__ Pantouflages
                            ....
                             ....Le sens de l’intérêt général s’est progressivement dilué au profit des intérêts privés, au fur et à mesure que le séisme néolibéral a fait sentir ses effets ravageurs. Et l’État, lui-même, en a été de plus en plus ébranlé. Non seulement son périmètre s’est de plus en plus contracté, au gré des vagues successives de privatisations. Mais par un phénomène de porosité de plus en plus fort, ce sont les règles de la finance qui ont de plus en plus guidé les choix publics.    Et dans cette grande mutation, on a donc assisté à un phénomène nouveau : après les pantouflages (les départs du public vers le privé), une nouvelle mode, très récente, est survenue, celle des rétro-pantouflages (des passages ou des retours du privé vers le public). On comprend donc sans grande difficulté que ces évolutions sont inquiétantes à de nombreux titres – quelle que soit la qualité des personnes, qui ici n’est pas en cause.....____________________

mercredi 6 décembre 2017

HSBC: banque à part

Devenir un client de HSBC:
                                            Un rêve!
                                        La mégabanque qui monte, qui monte... surtout en Asie.  ( 香港上海滙豐銀行)
     En 1865 The Hongkong and Shanghai Banking Corporation est fondée par des entrepreneurs britanniques de Hong Kong, notamment l’écossais Thomas Sutherland, pour financer les échanges entre l'Europe, l'Inde et la Chine, en particulier, la soie et l'opium indien revendu en Chine, à la suite de la victoire britannique dans les guerres de l’opium et la fondation de l'Empire britannique des Indes. (Wiki)
     Certains les appellent les gangsters de la finance, parce qu'impliqués dans diverses affaires qui ont défrayé la chronique
     Ils ne sont pas les seuls On connaît les aventures ordinaires et extraordinaires de Goldman Sachs, de la Deutsche Bank...
   Mais HSBC ne se distingue pas seulement par un présent sulfureux , mais aussi un lourd passé.
            Les barons de la banque et de la drogue ont de l'expérience.
      On se souvient du scandale Swissleaks qui entacha l'image du géant bancaire et qui devra verser 300 millions à Bercy pour éviter un procès. Une paille!
    La banque sait se montrer généreuse avec ses actionnaires et représente la banque préférée des ultra-riches.
   Bref, un vrai paradis.
          Le souci est que, depuis dix ans, comme pour d'autres banques, on a fait fonctionner la planche à billet, mettant énormément d'argent en circulation. Et la Chine détient les plus grandes réserves de change de la planète. Or HSBC a un ADN à moitié chinois et facilite l'ouverture des marchés occidentaux à la Chine, Ces murs d'argent risquent de déstabiliser l'économie bien plus fort qu'en 2007. Compte tenu du profil de la banque  et le l'opacité du PC chinois quant à la régulation de la finance, c'est tout sauf rassurant..." (Marie Cailletet)
                                La machine à cash est un vrai problème.
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mardi 5 décembre 2017

Bombe démographique?

Seulement une question de chiffres?
                                                 Périodiquement revient ce lancinant problème, étant donné la croissance générale de la population mondiale, malgré les tendances à la stabilisation des naissances dans les pays développés et même à une certaine régression dans d'autres.
     "Sauver la planète" devient le leitmotiv souvent avancé pour tirer la sonnette d'alarme planétaire et invoquer des politiques malthusiennes, de manière informative ou contraignante. Certaines poussées migratoires renforcent cette crainte et ces injonctions.
    Or il faut resituer Malthus en son temps et son contexte économique pour comprendre sa pensée.
   Il importe de se pencher d'abord sur la géographie des peuplements et des populations pour comprendre la diversité des répartition de populations dans le monde et les tendances en cours et à venir. Dans certains pays, par défaut de natalité, on assiste à une stabilisation ou à une décroissance; dans d'autres, par défaut d'éducation, de formation des femmes, de maîtrise d'un certain nombre de moyens économiques et de décisions politiques, on a quelques raisons de s'inquiéter.
   La notion de "bombe démographique", souvent invoquée, jugée susceptible de mettre en péril nos ressources naturelles, demande à être critiquée et les projections sur les évolutions climatiques ne font pas l'unanimité. Le climat comprend des facteurs largement méconnus et s'insère dans une histoire.         Que peut-on dire de l'évolution économique du Mali, quand des révolutions économiques peuvent rapidement s'y produire et changer la donne démographique, à l'heure où la Chine s'interroge aujourd'hui sur la baisse de sa natalité. La stabilisation ou la réversibilité est encore possible, à condition de mettre en oeuvre les conditions de mutations économiques et culturelles. Il y a assez de richesses économiques dans le monde pour ce faire. La question est celle de la solidarité, de la justice et même de l'intérêt bien compris.
   Ce qui est fondamental est de tenir compte d'abord de l'empreinte écologique des Etats.
    "Faut-il...réduire la natalité dans les pays où elle est la plus élevée, à savoir les pays en développement ? Pas forcément car tout dépend de l’empreinte écologique des Etats, c’est-à-dire la multiplication entre le nombre d’habitants d’un territoire et leur impact sur l’environnement. Comme l’a souligné une étude de l’université de l’Oregon, chaque bébé qui naît aux Etats-Unis est responsable de l’émission de 1 644 tonnes de CO2, c’est-à-dire 5 fois plus qu’un bébé venant au monde en Chine et 91 fois plus qu’un enfant qui voit le jour au Bangladesh. Facteur aggravant pour les Américains, leur espérance de vie est relativement élevée (78 ans contre 72,9 ans pour la Chine et 62,8 ans pour le Bangladesh)....
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lundi 4 décembre 2017

Sous-traitance en question

Gestions à risques, responsabilités et sous-traitance.
                L'incident aurait pu très mal tourner et avoir de grandes conséquences. 
     Il est révélateur de la gestion problématique actuelle de certaines centrales nucléaires en France, dont on veut prolonger l'existence, dans un contexte d'interrogations sur le coût du nucléaire, sa nécessité et la question épineuse des démantèlements annoncés et de la transition énergétique.
     Il semble bien que la sûreté nucléaire en France  ne soit pas toujours assurée aussi bien qu'on le prétend. (*)
    Une série de "dysfonctionnements" se sont étalés dans le temps, de niveaux de gravité différente.
     Des dysfonctionnements dont l'origine semblent largement dus au recours massif à la sous-traitance et à la rapidité des délais imposés, au manque de coordination de  travaux à risques à exécuter.
   Et le métier se perd. Comme dans d'autres secteurs, notamment à l'usine du Creusot, chargée de la fabrication des calottes de cuve, notamment pour Areva.
   L'éclatement du système de maintenance pose aussi des problèmes qui ne sont pas seulement de conditions de travail.
 Derrière le fiasco de l’EPR, les errements du Creusot sous la responsabilité de M. Bolloré et d’Areva on été soulignés. Dans l’usine du Creusot,  la gestion est défaillante.
     Le feuilleton continue, ainsi que les mensonges et les manipulations.  La question de la sous-traitance, parfois nécessaire, mais souvent menée pour des raisons de pure économie, est depuis longtemps dénoncée, à commencer par Marcel Boiteux, ancien PDG d'EDF, estimant qu'à force de sous-traiter les fonctions stratégiques, « peut-être qu'un jour pourra s'introduire la petite faille qui pourra conduire à une erreur ».
        La question se pose aussi à la SNCF, à la suite d'accidents graves.
                        Une gestion de type néolibérale, où l'Etat se désengage de plus en plus...
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   (*)    ...Pilotées par la Division de l’ingénierie du parc, de la déconstruction et de l’environnement d’EDF (DIPDE), les opérations de changement des générateurs de vapeur usagés sont entièrement réalisées par des prestataires extérieurs. Ceux-ci sont réunis et se coordonnent au sein d’un groupement d’entreprises. Celui qui opérait à Paluel était emmené par Areva Nuclear Power, avec Eiffage Construction Métallique (BTP), Kaefer Wanner (isolation industrielle) et Orys (sous-traitance). Les employés de Bouygues présents intervenaient comme sous-traitant d’Areva.
      Ces quatre entreprises ont elles-mêmes fait appel à environ 70 sous-traitants. Ajoutés aux entités EDF mobilisées, cela a rendu très complexe la circulation d’informations. Cette profusion d’acteurs, dont les rôles étaient parfois mal compris par les autres, aurait ainsi créé un climat de confusion, tout en diluant les responsabilités. « C’est tellement compliqué, que l’on ne sait plus qui fait quoi », illustre ainsi un salarié.      Comment peut-on se passer efficacement des informations dans ces conditions ? D’autant que tout le monde est prié d’aller vite pour respecter les délais irréalistes qui sont imposés. « Dans le nucléaire, pour calculer la durée des chantiers, la direction dit : sans aléas, on peut le faire en tant de jours, explique un agent EDF. Et c’est ce temps là qui est retenu, et que tout le monde s’efforce de respecter. Le problème, c’est que ces délais sont complètement en dehors de la réalité. Il y a toujours des aléas, surtout pour un chantier comme celui du remplacement du GV de Paluel qui constitue une tête de série. » Jamais, auparavant, un générateur d’un réacteur aussi puissant (1300 MW) n’avait été remplacé par EDF [5]. Pourtant le caractère inédit du chantier n’a, à aucun moment, été pris en compte. « Ces délais, reprend un salarié de Paluel, poussent les gens à faire des conneries, c’est évident. En plus, si on ne les respecte pas, on est montré du doigt comme celui qui a retardé le chantier. »...
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_ Nucléaire: l'impasse?
_ Sécurité nucléaire en péril?
De Maïak à Fukushima
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