Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 19 novembre 2009

Banques et banquiers (suite)


Du nouveau? Non...

Rien n'a changé

-"Les banques peuvent dormir tranquilles: le gouvernement est prêt à continuer à leur accorder une garantie illimitée sans contrepartie" (M.O)

-Un Prix Nobel critique les banques américaines : "« Nous n'avons rien fait de significatif jusqu'à présent et les banques repoussent les actions..."( M. Stiglitz)
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-Eric Laurent explore la face cachée des banques - AgoraVox:
"Ce livre nous emmène dans les coulisses des établissements financiers et nous brosse le portraits des maîtres de l’Amérique, une poignée d’hommes déterminés qui traversent le temps au rythme des crises et des élections et dans les mains desquels mangent les politiques -et notamment les démocrates - avec une aisance déconcertante.
Ce n’est pas un livre sur la crise, mais sur les banques qui ont traité la crise. « Chaque fois qu’il y a une crise, souligne Eric Laurent que j’interviewe ci-dessous pour Les RDV de l’Agora, des livres qui éclosent et l’on se demande pourquoi la plupart des auteurs n’ont pas publié ces ouvrages avant la crise pour l’annoncer puisqu’ils ont des jugements tellement lucides et péremptoires a posteriori ».
Nous avions interviewé il y a quelques mois Jean Montaldo pour sa Lettre ouverte aux bandits de la finance. La face cachée des banques est lui aussi un outil indispensable pour comprendre les mécanismes financiers.
Cette enquête a demandé huit mois de travail à Eric Laurent. Huit mois à rencontrer des financiers et hommes politiques qui souvent, lorsqu’ils veulent bien répondre, exigent l’anonymat le plus complet. Face à ce livre sorti à la fin du mois d’octobre, la presse reste « inerte et passive », selon les propres mots d’Eric Laurent. Il y a plusieurs raisons à cela, m’explique l’auteur que j’interviewe ci-dessous : « D’abord parce que c’est un sujet compliqué à traiter pour les journalistes. Ces derniers fonctionnent dans l’immédiateté absolue, donc on leur a vendu l’idée que la crise était en voie de Résorption, donc il y a moins d’exigence ou d’obligation d’en parler.
Et puis je crois que pour beaucoup de journalistes aujourd’hui il y a une totale inculture qui fait que c’est un sujet trop barbare. Enfin il y a une une quatrième raison aujourd’hui c’est que l’information circule de plus en plus mal ».
Les banques ont pourtant provoqué une crise d’une ampleur considérable, comparable au
séisme de 1929. Les citoyens du monde entier en payent encore chaque jour les conséquences. La crise de 2008 a commencé sous l’ère Clinton, lorsque ce président supprime d’un trait de plume le Glass Steagall Act, disposition prise sous le gouvernement Roosevelt et destinée notamment à séparer pour les banques les activités de dépôt et de d’investissement.
Aujourd’hui, de rares économistes, comme Frédéric Lordon, demandent qu’on instaure à nouveau cet outil indispensable de régulation.
Depuis, l’influence de la finance sur l’administration américaine est allée grandissante. Le point culminant étant atteint lors de la dernière année du mandat de Georges Bush pendant laquelle la maîtrise de la Maison blanche lui appartenait moins qu’à un certain Henry Paulson...(O.Bailly)

-La loi de Wall Street:__________"Ignorant avec superbe l'ampleur des difficultés dans lesquelles le monde est plongé, Wall Street et la City de Londres renouent avec la fête et les pires habitudes. Et, pratiquement comme toujours, Goldman Sachs donne le ton. Depuis de longues années, les dirigeants de cette banque symbolisent les liens fusionnels existant entre l'univers de la finance et l'exécutif américain. L'un des prédécesseurs de [Henry] Paulson [NDLR : secrétaire d'Etat au Trésor de Georges W. Bush, l'équivalent du ministre des Finances] à la tête de cette firme, Robert Rubin, fut le très influent ministre des Finances de Bill Clinton. [...](OB)___l'interview d'Eric Laurent-:
"En janvier 2009, au moment de quitter la scène politique, Paulson pouvait se montrer rassuré : l'influence de Wall Street demeurait intacte au sein de la nouvelle administration et les hommes choisis par Barack Obama pour l'épauler dans les domaines économique et financier étaient les symboles de la continuité : Tim Geithner, ancien patron de la Fed de New York, associé à Paulson dans la gestion de la crise, et Lawrence Summers, ancien ministre des Finances de Bill Clinton, consultant chez Goldman Sachs, qui dirigeait jusqu'à l'élection présidentielle de novembre le puissant fonds spéculatif Shaw. [...] Il sera nommé par Barack Obama au poste clef de chef du Conseil économique de la Maison-Blanche. Summers possède une longue habitude des allées du pouvoir. Grâce à lui, l'amendement Glass-Steagall qui encadre les banques a disparu du paysage politique. C'est un homme de petite taille, au physique enveloppé et au regard glacial, réputé pour ses colères et son ton méprisant. [...] Il était l'ami de Paulson, qui lui avait demandé de siéger également comme conseiller à la direction de Goldman, et [...] Tim Geithner avait travaillé sous ses ordres durant les années Clinton. Summers est un véritable apôtre de la dérégulation et un défenseur des causes ultralibérales. Barack Obama hérite d'une crise si grave qu'elle exige des hommes qui en connaissent chaque rouage. Summers est un des rares à remplir ces conditions, même s'il fait penser à un pyromane brusquement reconverti en pompier. [...]
Le plan Geithner prévoyait de débloquer jusqu'à 1 000 milliards de dollars pour racheter les actifs toxiques détenus par les établissements financiers. Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, en démonta avec une précision toute chirurgicale les mécanismes et démontra qu'il s'agissait d'un marché de dupes. "[Le plan] est bien pire que la nationalisation. C'est un ersatz du capitalisme, la privatisation des bénéfices et l'étatisation des pertes. C'est un partenariat dans lequel l'une des parties vole l'autre [...]. Alors, quels sont les avantages d'un plan comme celui-ci ? Sans doute est-ce le genre de dispositif qu'adore Wall Street : astucieux, complexe, opaque, autorisant d'énormes transferts de richesses vers les marchés financiers......"

-Faut-il brûler les banquiers ? - AgoraVox
- Où sont cachés les secrets de la finance ?
-La régulation financière joue l'arlésienne - AgoraVox
-Nouvelles subprimes: on efface tout, et on recommence!
-The Money Masters
-Ecureuil: les alertes de la Commission bancaire que personne n'a voulu entendre :"... les Caisses d'épargne, comme nous l'avons vu au cours de notre épisode précédent, ont perdu 751 millions d'euros en octobre 2008 non pas du fait d'un malencontreux « incident de marché » mais du fait d'une cascade de dysfonctionnements ? Le plus étrange dans notre histoire, c'est que le gendarme a précisément fait son office. Il a sifflé les infractions à chaque fois qu'il a vu la banque en commettre. Mais cela s'est passé comme cela se passe si souvent en France – à la différence du système américain – de manière discrète, sans qu'il en soit fait la moindre publicité.Cette histoire des relations entre les Caisses d'épargne et la Commission bancaire, à la fois secrètes et tumultueuses, nous avons essayé de la reconstituer. Pour chercher à comprendre ce paradoxe : pourquoi cette perte des 751 millions d'euros est-elle survenue précisément dans l'une des banques les plus contrôlées en France, placée presque continûment sous surveillance depuis plusieurs années ? Lourde question qu'il est évidemment important de cerner pour essayer de comprendre certaines des caractéristiques françaises de la crise financière..."
-Etats-Unis : pourquoi les banquiers se font casser partout
-Comment Dexia et les autres ont intoxiqué les collectivités locales
-AIG : l’assureur qui n’assurait pas
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- Banques: hold-up sur l'Europe
- Banques choyées

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